Un an après Fukushima

Après Tchernobyl, le lobby nucléaire nous a expliqué que c’était le résultat de la gestion soviétique incompétente. Mais avec Fukushima c’est le fl euron de l’industrie privée japonaise, dont la fiabilité était tant vantée, qui est concerné.

L’insécurité est inhérente à l’énergie nucléaire

Tôt ou tard, d’autres Tchernobyl et d’autres Fukushima auront lieu, provoqués par des erreurs humaines, des dysfonctionnements internes, des tremblements de terre ou d’autres évènements imprévisibles.

Les dangers du nucléaires sont multiples : dangers mortels de la radioactivité sur la santé des salariés  et des populations, déchets hautement nocifs et ingérables, difficultés insurmontables pour le démantèlement des centrales, pollution des rivières, production d’armes nucléaires… et, en cas d’accident, destruction de territoires, ce sont autant de raisons pour en sortir.

La fuite en avant ou la sortie du nucléaire : un choix de société

Il devrait être au coeur du débat pour l’élection présidentielle afin d’éviter une fuite en avant avec l’allongement du fonctionnement des réacteurs – initialement prévus pour durer 30 ans – à 40 ans et la construction de nouveaux réacteurs. Mais la façon dont les principaux candidats à la présidentielle traitent cette question est révoltante.

L’accord calamiteux entre Europe Ecologie Les Verts et le Parti Socialiste renonce à tout objectif, même vague, de sortie du nucléaire, et n’arrache qu’une diminution de la part du nucléaire de 75 à 50% en 2025. Statu quo également du côté du PCF dont les positions pro-nucléaires paralysent l’expression du Front de Gauche. Quant à l’UMP, Sarkozy, Besson et consorts, fidèles serviteurs du lobby nucléaire, ils s’amusent à croire que le PS veut fermer de nombreuses centrales pour faire peur aux salariés de la filière, alors qu’aussi bien le démantèlement des centrales que le développement des énergies renouvelables créeraient des centaines de milliers d’emplois.

Un plan de sortie du nucléaire en dix ans

C’est ce que défendent le NPA et son candidat Philippe Poutou.

Le recours massif aux énergies fossiles les plus «sales» – charbon, huiles ou gaz de schiste… – n’est pas la solution. La sortie du nucléaire ne peut résulter que d’une révolution énergétique et écologique conjuguant d’un coté la baisse de la demande en électricité par une politique d’économies et de sobriété :
– rénovation de l’habitat, refus du gaspillage…
– et de l’autre coté un développement massif des énergies renouvelables, assurant le maintien et la  création d’emplois.

Les obstacles ne sont plus techniques, mais politiques et financiers. C’est la logique productiviste du capitalisme qui met en danger nos vies et notre environnement. Il n’y a donc pas d’autre solution que l’expropriation des groupes privés capitalistes qui font la loi aujourd’hui pour constituer un vrai service public de l’électricité, débarrassé de l’énergie nucléaire, décentralisé et cogéré par les salariés et les usagers.

Tous et toutes ensemble, bloquons le nucléaire pour en sortir

La chaine humaine organisée entre Lyon et Avignon le 11 mars, ainsi que toutes les initiatives prises en France ce même jour, doivent rassembler des dizaines de milliers de personnes dans la région la plus nucléarisée de France. Pour faire plier le lobby nucléaire, il nous faut déjà préparer la suite !

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