Touche pas à ma santé, ni à mon hosto

30 novembre 2009

Réunion publique à l’initiative de plusieurs organisations au sein du collectif « Touche pas à ma santé, ni à mon hosto » dont le NPA du Bocage Virois est partie prenante. Une trentaine de personnes étaient présentes et ont pu écouter un camarade de la Sécurité Sociale sur l’histoire et l’avenir de la SS. Le deuxième intervenant a décortiqué la loi de Mme BACHELOT sur la future gouvernance des hôpitaux publics et la T2A. Puis un médecin généraliste a donné des indications sur les liens entre la santé et les patients et non des clients comme le voudraient les libéraux et ceux qui veulent détruire le service public de la santé. Les personnes présentes veulent rester mobiliser puisque des craintes sont toujours possibles sur la disparition de la maternité de Vire vers Flers. Dans cette ville moyenne, a été mis en service, un pôle « mères-enfants » qui dépassent les possibilités du bassin de Flers avec l’aval du maire de Flers, membre du Parti socialiste. De plus 182 blocs opératoires devront être supprimés par décision de Mme BACHELOT. Le NPA reste vigilant et demande le retrait de la loi BACHELOT.
Lire le tract

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Communiqué du NPA. Tous ensemble, barrer la route au chômage

28 novembre 2009

La publication des chiffres du chômage d’octobre avec 56 000 de chômeurs supplémentaires, et plus de 4 millions de demandeurs d’emploi, montre s’il en était besoin que la crise du système capitaliste continue à faire des ravages parmi les travailleurs.

Avec près de 2000 chômeurs en plus chaque jour, toutes les tranches d’âges sont frappées, aussi bien les jeunes que les seniors. 900 000 chômeurs se retrouvent en fin de droits. C’est autant de drames humains, de vies brisées, d’avenir bouché.

Cette situation est insupportable et le NPA est sensible à la désespérance qui s’empare de nombre de salariés qui ont perdu leur emploi, avec des conséquences en cascade en terme du logement, endettement, dépenses de santé revues à la baisse.

Banques et patronat ont profité des milliards d’euros distribués par le tandem Sarkozy-Fillon pour se refaire une santé c’est-à-dire faire du profit et distribuer toujours plus de dividendes aux actionnaires. Mais, ils l’ont fait sur le dos des salariés qu’ils ont continué à licencier, à précariser.

Ces chiffres du chômage réduisent à néant le pitoyable rideau de fumée sur une soi-disant reprise économique et les discours lénifiants du secrétaire d’état à l’emploi L. Wauquiez.

Ils ne rendent que plus indispensables la mobilisation sans plus tarder de tous les salariés et chômeurs, en CDI, CDD ou précaires pour mettre la pression sur ce gouvernement qui n’est que le fondé de pouvoir du patronat.

La défense de l’emploi, l’’interdiction des licenciements sont plus que jamais d’actualité. Il est urgent de développer une campagne unitaire pour porter massivement cette exigence.

C’est pourquoi, le NPA s’investira à plein dans les marches du 5 décembre contre la précarité, le chômage, pour le droit à l’emploi et l’interdiction des licenciements.

Le 27 novembre 2009


Copenhague : tant pis pour les pauvres, tant pis pour la planète

28 novembre 2009

 

Alors que l’urgence est maximale, le sommet des Nations Unies sur le climat, à Copenhague en décembre prochain, ne débouchera pas sur un traité international contraignant. Au mieux, les gouvernements s’accorderont sur une déclaration politique. Une de plus… Les négociations pourraient se conclure à Mexico, fin 2010. Sur base des positions en présence, elles ne peuvent qu’accoucher d’un texte écologiquement insuffisant, socialement inacceptable et technologiquement dangereux. Il convient donc de sonner le tocsin.

La logique productiviste du capitalisme, sa course au profit planétaire et sa guerre de concurrence sont en train de nous précipiter droit dans le mur. Des centaines de millions de pauvres risquent d’en faire les frais, des richesses naturelles irremplaçables d’être détruites. Une mobilisation sans frontières, massive et unitaire, est absolument nécessaire pour imposer, dans la justice sociale, des objectifs et des mesures à la hauteur du danger. Au sein de cette mobilisation, une aile gauche, anticapitaliste, doit faire entendre sa voix.

Plus un seul responsable politique important ne doute que le réchauffement est dû principalement à la combustion de charbon, de pétrole et de gaz naturel. Tous connaissent les dangers de la situation. Le résumé à l’intention des décideurs du quatrième rapport du GIEC– un document qui engage les Etats – propose un tableau des impacts sur les ressources en eau douce, les écosystèmes, la production agricole, les zones côtières et la santé humaine. Il en ressort que le seuil de dangerosité est bien inférieur au chiffre de +2°C par rapport à l’ère pré-industrielle. En réalité, dans les îles du Pacifique, les régions arctiques, les vallées andines, les zones côtières du Bangladesh, le seuil est déjà dépassé. Les représentants des petits Etats insulaires exigent de tout mettre en œuvre pour ne pas excéder 1,5°C de hausse. Comme le mercure a déjà gagné 0,7°C depuis 1780 et qu’une augmentation de 0,6°C est inévitable (vu la quantité de gaz à effet de serre accumulée dans l’atmosphère), la conclusion coule de source : il n’y a plus une minute à perdre ! Les conditions d’existence de centaines de millions de gens dépendent d’une action rapide, coordonnée, mondiale, pour réduire radicalement et rapidement les émissions, principalement les émissions de CO2. Mais cette action ne vient pas !

Fumisterie

Médias et responsables politiques continuent de dire que les négociations ont pour but de rester au-dessous des 2°C. C’est de la fumisterie. En réalité, les rapports du GIEC ne prévoient déjà plus cette possibilité. Dans le meilleur des cas, la température ne monterait « que » de 2 à 2,4°C et le niveau des mers de 40cm à 1,4m. Nous sommes donc déjà dans la zone dangereuse. Pour ne pas s’y enfoncer davantage, que faudrait-il faire ? 1°) Les pays développés devraient réduire leurs émissions de 80 à 95% d’ici 2050 (par rapport à 1990) en passant par une étape de 25 à 40% d’ici 2020 ; 2°) les pays en développement devraient prendre des mesures pour que leurs émissions, dès 2020 (2050 pour l’Afrique), soient inférieures de 15 à 30% aux projections ; 3°) les émissions mondiales devraient baisser de 50 à 85% d’ici 2050 (par rapport à 2000) et devenir nulles, voire négatives, avant la fin du siècle ; 4°) cette diminution au niveau mondial devrait débuter au plus tard en 2015. Ces chiffres sont à considérer comme des minima, car ils sont établis à partir de modèles qui tiennent insuffisamment compte de l’inquiétante désintégration des calottes glaciaires, entre autres. Selon le climatologue en chef de la NASA, James Hansen, en tenant compte de cette désintégration, la hausse des océans correspondant à la concentration actuelle en gaz à effet de serre pourrait être de « plusieurs mètres » en quelques décennies. Conclusion : au nom du principe de précaution, les objectifs de stabilisation du climat devraient être les suivants : au moins 95% de réduction des émissions des pays développés d’ici 2050 (par rapport à 1990), au moins 40% d’ici 2020, au moins 85% de réduction au niveau mondial d’ici 2050 (par rapport à 2000).

Ils s’en fichent

Réunis à Barcelone le 6 novembre, les gouvernements ont conclu à l’impossibilité de signer à Copenhague, en décembre, un traité international prenant le relais du Protocole de Kyoto. Ces messieurs-dames ont d’autres chats à fouetter : sauver les profits des banques et des trusts de l’automobile, réduire les déficits en attaquant la sécurité sociale et en démantelant les services publics, traquer les chômeurs et précariser l’emploi. La mobilisation en faveur du climat, ils la voient surtout comme un prétexte pour imposer plus de sacrifices au monde du travail et donner plus de cadeaux aux capitalistes. Serrer la ceinture aux travailleurs et créer de nouveaux marchés pour que le capital fasse encore plus de profits, voilà les seuls biais par lesquels le défi climatique pénètre les neurones des « décideurs ». En cette matière, leur imagination est aussi illimitée que la soif de plus-value de leurs maîtres : taxe carbone, marché des droits d’émission, marché des crédits de carbone, marché des fraudes au marché de ces crédits, marché des produits dérivés des assurances contre les accidents climatiques, etc…

A défaut de faire baisser les quantités de gaz à effet de serre dans l’air, cette politique néolibérale fait maigrir les revenus des travailleurs et grossir ceux des agioteurs. Sur le marché climatique, chaque chef d’Etat se transforme en représentant de commerce pour faire la promotion de ses capitalistes « propres » : Obama ne jure que par le « charbon propre », qu’il veut vendre aux Chinois et aux Indiens ; Merkel se démène pour l’industrie allemande du photovoltaïque, qui dispute aux Japonais le leadership mondial ; Sarkozy tente de fourguer partout les centrales nucléaires d’Areva ; et les Danois voient dans la réunion de Copenhague une vitrine pour Vestas, le N°1 mondial de l’éolien. La décision de ne pas conclure de traité montre clairement les vraies priorités de ces gens. Mais le plus important est de prendre conscience du fait que, s’ils concluaient un accord, celui-ci serait écologiquement insuffisant, socialement criminel et technologiquement dangereux.

Ecologiquement insuffisant

Le « paquet énergie-climat » de l’Union Européenne prévoit d’ici 2020 de réduire les émissions de 20%, soit moins que le chiffre le plus bas du GIEC. En outre, plus de la moitié de l’objectif pourra être réalisé en recourant à l’achat de crédits de carbone, ces « droits de polluer » générés par des investissements « propres » dans les pays en développement. Le principe : quand un investissement au Sud permet de diminuer les émissions par rapport aux projections (hypothétiques), des droits de polluer peuvent être mis sur le marché au prorata de la quantité de gaz non émis (un droit = une tonne). Ces « crédits de carbone » peuvent remplacer les réductions d’émission dans les pays développés. Les multinationales sont très friandes de ce système qui leur permet de maquiller leurs investissements au Sud en contributions à la protection du climat, de faire des profits en vendant des crédits et d’éviter les investissements technologiques plus coûteux qui seraient nécessaires pour réduire leurs émissions au Nord.

Au plus les gouvernements se rendent compte du fait que le réchauffement est une affaire sérieuse, au plus ils cherchent des astuces pour produire des crédits moins chers. C’est ainsi que le sommet de Bali a décidé que non seulement les plantation d’arbres mais aussi la protection des forêts existantes serait génératrice de crédits (les arbres en croissance absorbent le CO2 de l’air). Cela permet de mettre sur le marché des crédits dont le prix de revient tourne autour de 2-3 Euros/tonne, revendus sur le marché mondial au-dessus de 10 Euros/tonne. En fait, plus de 50% des crédits ne correspondent à aucune diminution réelle et structurelle des émissions. Soit parce qu’ils proviennent d’investissements qui auraient été réalisés de toute façon, soit parce qu’ils proviennent d’investissements forestiers, soit parce que la certification est entachée de fraude (les organismes qui certifient la réduction sont choisis et payés par les investisseurs). Selon des chercheurs de l’université de Stanford, jusqu’à 60% des crédits sont bidon. Si les entreprises et les gouvernements de l’UE utilisent à fond la possibilité qui leur est offerte de remplacer les réductions d’émission par ces achats de crédits, un simple calcul indique que la réduction effective d’émission sera de 15% à peine en huit ans (de 2012 à 2020). En base annuelle, c’est moins que ce qui était prévu par Kyoto (8% entre 20O8 et 2012).

Le topo est identique aux Etats-Unis. Le projet de loi sur le climat adopté par la Chambre en juin prévoit une réduction de 80% d’ici 2050 (les USA, vu leurs responsabilités, devraient faire au moins 95%). L’année de référence est 2005, tandis que les 80 à 95% du GIEC sont calculés par rapport à 1990. Or, les rejets de CO2 des USA sont passées de 5,8 à 7 milliards de tonnes entre ces deux dates. D’ici 2020, le projet de loi prévoit 17% de réduction par rapport au présent. Cet objectif n’est pas seulement au-dessous des 25 à 40% par rapport à 1990 avancés par le GIEC, mais aussi inférieur à ce que les USA auraient dû réaliser avant 2012, s’ils avaient ratifié Kyoto. Quant aux crédits d’émission, Washington fait encore plus fort que Bruxelles : ils pourront provenir non seulement d’investissements propres au Sud mais aussi de la création de « puits de carbone » aux USA mêmes (par la plantation d’arbres, l’enterrement de charbon de bois et diverses pratiques agricoles censées accroître le stockage du carbone dans les sols). Si l’industrie utilisait intégralement la manne des crédits, elle pourrait se dispenser de réduire ses propres émissions jusqu’en 2026…

Si ces projets européens et étasuniens servaient de base à un traité, la hausse de température oscillerait entre 3,2 et 4,9°C, et le niveau des océans monterait de 60cm à 2,9 mètres… sans compter la hausse due à la désintégration des calottes glaciaires. Selon le tableau des impacts (cf. plus haut), il en découlerait de « lourdes conséquences pour les services sanitaires », la « perte d’environ 30% des zones humides de la planète », « des millions de personnes supplémentaires exposées à des inondations côtières chaque année », une « baisse du rendement de toutes les cultures céréalières aux basses latitudes », une « tendance de la biosphère à devenir une source nette de carbone » (effet boule de neige du changement climatique), « jusqu’à 30% des espèces exposées à un risque d’extinction accru » et « l’exposition de centaines de millions de personnes à une stress hydrique accru ». Voilà, en termes très généraux, les catastrophes qui se profilent et dont les pauvres de la Terre sont déjà les victimes. Les dirigeants le savent, mais, comme on l’a dit, ils ont d’autres chats à fouetter. De toute manière, leur réélection ne dépend pas des damnés de la terre du Tuvalu, du Bangladesh, du Pérou ou du Mali.

Socialement criminel

Pas besoin de longs développements pour caractériser socialement cette politique climatique capitaliste : des centaines de millions de pauvres sont victimes des changements climatiques alors que leur responsabilité est proche de zéro. Peut-on imaginer plus grande injustice ? Une adaptation à un certain réchauffement est possible, mais elle requiert des moyens dont les pays les moins avancés ne disposent pas. Au nom du principe (libéral) pollueur-payeur, les pays développés devraient payer mais s’y refusent, tout simplement. Selon le PNUE, l’adaptation nécessiterait le transfert annuel de 86 milliards de dollars du Nord vers le Sud. Les différents fonds disponibles en contiennent à peine 26 millions. La dernière réunion du G20 n’a pas dégagé d’accord pour accroître ces montants. Cette avarice criminelle risque de coûter la vie à de très nombreuses personnes, principalement des femmes, des enfants et des personnes âgées sans ressources. Certains parleront de « catastrophes naturelles » mais c’est de refus d’assistance à personnes en danger qu’il s’agit. Ce n’est pas que les dirigeants capitalistes soient inconscients, non. Simplement, pour eux, adaptation bien ordonnée commence par soi-même : les fonds que le land du Bade Wurtemberg investit dans les infrastructures contre les inondations, par exemple, sont supérieurs à l’ensemble des budgets disponibles pour l’adaptation dans les pays en développement. Il faut protéger les usines, le capital fixe, les infrastructures par où circulent les marchandises !

Le passage du cyclone Katrina à la Nouvelle Orléans montre que les pauvres du Nord sont menacés également. Les canicules, inondations et autres accidents climatiques font toujours plus de victimes dans les groupes sociaux à bas revenus : travailleurs, précaires, chômeurs, spécialement les femmes. Plus largement, le but des classes dominantes est de faire payer leur politique climatique – mérite-t-elle ce nom ?- à la classe ouvrière, par le biais du prix du carbone. Pour les libéraux, en effet, tout problème peut se résoudre par des mécanismes de marché, en jouant sur les prix. Il y a du chômage parce que le prix du travail est trop élevé, tout le monde sait cela, et trop de carbone dans l’air parce que celui du CO2 est trop bas. On sait ce qu’il en est de l’efficacité de ce paradigme dans le domaine social : la crise sociale s’approfondit sans cesse. Eh bien, il en ira de même en matière climatique : la crise s’approfondira. Plaçons-nous un instant dans la logique de la régulation par les prix, et posons-nous la question : quel devrait être le prix d’une tonne de CO2 pour réduire les émissions de 50% ? Réponse de l’Agence Internationale de l’Energie : de 500 à 700 dollars. A la limite, les patrons peuvent s’accommoder d’une taxe carbone modérée s’ils ont la double garantie que tous les concurrents la paient et qu’elle sera répercutée intégralement sur les consommateurs finaux, c’est-à-dire essentiellement les travailleurs. Ils voient d’un bon œil les propositions visant à utiliser le produit de la taxe pour diminuer leurs cotisations à la sécurité sociale. Mais, à 500-700 dollars/tonne, tous ces scénarios deviennent absurdes car des montants de cet ordre signifieraient une récession sociale si brutale que plus personne ne pourrait acheter la camelote capitaliste.

Technologiquement dangereux

Dans le délai imparti, les réductions d’émissions à réaliser ne peuvent être atteintes sans diminuer sérieusement la consommation d’énergie, donc aussi, dans une certaine mesure, la production matérielle. Vu les conditions techniques, cette réduction est la condition nécessaire pour que les renouvelables puissent se substituer aux fossiles. Or, cette condition, le capitalisme est incapable de remplir. Chaque propriétaire de capitaux cherche en effet à remplacer des travailleurs par des machines afin d’augmenter la productivité du travail et de toucher un surprofit par rapport à ses concurrents. Tous font de même, de sorte que le système est agité en permanence d’une véritable danse de saint-gui productiviste qui met en circulation toujours plus de marchandises et crée artificiellement des besoins. Réchauffement ou pas, le capital a donc besoin de plus d’énergie, toujours plus d’énergie. Pour tenter de concilier tant soit peu cette exigence avec les contraintes physiques du climat, les trois solutions technologiques qui ont les faveurs des capitalistes sont les agrocarburants, le nucléaire et le « charbon propre ».

La folie des agrocarburants a déjà été dénoncée si abondamment qu’on peut se permettre de ne pas y insister. On se contentera de souligner qu’un péril majeur vient des recherches sur la production d’agrocarburants par des organismes génétiquement modifiés. Le nucléaire fait un come-back remarqué en se présentant – à tort – comme une filière énergétique sans carbone. Outre les arguments bien connus – les déchets, la prolifération militaire, l’état policier, etc – il faut préciser que les projets qui circulent sont totalement irréalistes. Pour réduire les émissions de 50%, l’AIE mise sur un triplement du parc, soit la construction de 32 centrales par an, pendant 40 ans. C’est du délire : la construction d’une centrale prend 10 ans, et les réserves connues d’uranium permettent à peine de faire fonctionner le parc actuel pendant une cinquantaine d’années. Le dernier né des Frankenstein productivistes est le « charbon propre » – autrement dit l’exploitation massive des énormes réserves de charbon (300 ans au rythme de consommation actuel) avec stockage du CO2 dans les couches géologiques profondes. Il risque de réserver quelques surprises désagréables, car personne ne peut garantir l’étanchéité à long terme des réservoirs, en cas d’accident sismique notamment…

Choix de civilisation

Produire moins ? Le capitalisme n’en est capable que temporairement , par la crise qui sème le chômage et la misère. Dans ces conjonctures-là, oui, les émissions de gaz à effet de serre diminuent. Elles baisseront de 3% cette année. Mais, outre les dégâts sociaux qu’elle occasionne, la suppression d’activités opère à l’aveuglette, sur la seule base de la rentabilité, sans égard pour l’utilité sociale de la production. Il va de soi que seul des fous pourraient souhaiter plus de crises dans l’espoir qu’il y ait moins de production, donc moins d’émissions ! D’autant plus que trois milliards d’êtres humains manquent de tout, notamment de l’essentiel. Pour satisfaire leurs besoins fondamentaux – des maisons, des écoles, des soins de santé, des aliments, des transports en commun, un eau potable de qualité – il faut produire davantage. Mais cette production-là n’intéresse pas le capitalisme, car la demande est non solvable. Or, le capitalisme ne produit pas des valeurs d’usage pour les besoins mais des marchandises pour le profit. Il y a donc deux défis contradictoires : d’une part, pour stabiliser le climat au niveau le moins dangereux possible, il faut produire moins. D’autre part, pour satisfaire les besoins sociaux fondamentaux, il faut produire plus. L’économie de marché est incapable de relever chacun de ces défis séparément, les relever ensemble relèverait pour elle de la quadrature du cercle.

Comment en sortir ? A moins d’accepter les technologies des apprentis sorciers (et encore), il n’y a pas d’issue possible sans incursions dans la propriété privée capitaliste. Pour stabiliser le climat tout en satisfaisant les besoins fondamentaux, il faut supprimer les productions inutiles ou nuisibles (armes, publicité, etc), reconvertir les travailleurs, réduire le temps de travail sans perte de salaire (avec baisse des cadences et embauche compensatoire), étendre radicalement le secteur public dans les secteurs du logement et des transports. La hausse de l’efficience énergétique et le passage aux renouvelables doivent être planifiés et réalisés indépendamment des coûts, et la plus grande partie de la production agricole doit être relocalisée via un soutien à l’agriculture paysanne. L’énergie et le crédit doivent être placés sous statut public, et un fonds mondial d’adaptation doit être créé à partir de ponctions sur les bénéfices de monopoles. Quant à la recherche, elle doit être refinancée et libérée de la tutelle de l’industrie. Toutes ces mesures devraient être prises sous le contrôle du monde du travail, dont la participation active est une condition de succès.

C’est plus facile à dire qu’à faire, diront certains. Certes, cela implique une lutte à contre-courant contre un ennemi très puissant. Mais il n’y a pas d’autre issue possible. La première chose à faire, c’est de le dire. Il faut que les cadres des mouvements sociaux, notamment syndicaux, comprennent que la lutte pour le climat est beaucoup plus qu’une lubie environnementale : un choix de civilisation qui passe par une lutte à la fois écologique et sociale –une lutte écosocialiste- contre le capitalisme. Ce système, comme disait Marx, épuise à la fois les deux seules sources de toute richesse : la Terre et le travailleur – Il faut le liquider, sans quoi l’histoire risque vraiment de mal tourner.


Urgence climatique, justice sociale !

28 novembre 2009

Plus que quelques jours avant Copenhague. Les données du problème sont bien connues : Le réchauffement climatique risque de provoquer des bouleversements dont il est difficile d’imaginer l’ampleur. Ce n’est pas l’activité humaine qui en est responsable, mais la course effrénée au profit.

Lors du sommet économique Asie-Pacifique, les représentants de l’administration Obama ont déclaré qu’il était « irréaliste de croire qu’un accord international et légalement contraignant puisse être négocié entre aujourd’hui et le sommet de Copenhague ». Par ailleurs, ce sommet n’a finalement pris aucun engagement précis en matière de réduction d’émissions de gaz à effet de serre. Les États-Unis comme de nombreux autres États refusent toute contrainte, tout objectif chiffré, et préfèrent reculer au plus tard les échéances, afin de laisser plus de marges de manœuvre à leurs entreprises. Ce ronron des négociations doit être bousculé par les mobilisations populaires. Les vrais responsables doivent être désignés : les capitalistes, les firmes multinationales et les Etats qui les protègent.

À Copenhague se tiendra pendant plusieurs jours un sommet alternatif et une manifestation internationale, autour notamment de la défense de la justice climatique face à la crise dans laquelle nous précipite le productivisme capitaliste. Des actions sont d’ores et déjà prévues sur l’ensemble de la planète durant le mois de décembre.

Dans le Calvados, un collectif unitaire « Urgence climatique, justice sociale » s’est créé en octobre.

Il organise une soirée débat mercredi 2 décembre, avec le soutien de nombreuses forces politiques, syndicales et associatives : le réseau Sortir du Nucléaire, l’Association Régionale de Promotion de l’Eco-construction (ARPE), ATTAC, la Ligue des droits de l’Homme, Séboïs, le Comité Amérique Latine, la Coordination Information Tiers-Monde (CITIM), la FASE, le Parti de Gauche, Les Verts, le NPA, le PCF, le PS, l’Union syndicale Solidaires, la FSU.

Toutes et tous au meeting amphi Tocqueville, campus 1, université de Caen (20h15), avec notamment Christine Poupin, travailleuse dans l’industrie pétrochimique, membre du Comité exécutif du NPA.


Télécharger le tract unitaire d’appel au meeting Ici



Une journée de marche pour l’emploi, contre le chômage, les licenciements et la précarité

27 novembre 2009

 

Quarante marcheurs se sont données rendez-vous à la Grâce de Dieu mercredi matin, au cœur d’un quartier populaire de Caen frappé par le chômage et la précarité. Les marcheurs ont rallié une agence de Pôle emploi, puis la Direction départementale du travail et de l’emploi puis la CAF, en passant par Twisto, l’exploitant du réseau de transport en commun de l’agglomération caennaise. Ils se sont retrouvés en fin de journée devant la Préfecture.

Ils ont multiplié les témoignages pour dénoncer le chômage, les licenciements et la précarité (on lira ci-dessous quelques interventions), avant de manifester dans les rues de Caen. Un cortège très dynamique qui a rasemblé 300 manifestants. A noter la présence de manifestants venus de Saint-Lô, en car, de Vire et de Lisieux.

Les chômeurs et les précaires ne se laissent pas faire. Voilà le premier message des marcheurs de ce mercredi 25 novembre à Caen. Si le chômage explose, c’est parce que les possédants veulent faire payer leur crise aux classes populaires. Les chiffres d’octobre confirment la tendance catastrophique : encore 56 000 chômeurs de plus ! Toutes et tous se donnent rendez-vous à Paris samedi 5 décembre pour une nouvelle marche pour l’emploi, contre le chômage, les licenciements et la précarité. Un départ en car est organisé à Caen : rendez-vous à 9h30 samedi matin, parking du stade nautique.


L’intervention à l’agence Pôle emploi de Falaise

A tous les Résistants ici présent !

C’est une véritable explosion du chômage que provoque la crise du capitalisme !

Le gouvernement se moque de nous lorsqu’il annonce la « sortie du tunnel » et la reprise économique. Pôle emploi se moque de nous en faisant croire qu’il y a des offres d’emplois, en multipliant les pressions et les radiations.

La réalité, c’est que, entre fin août 2008 et fin juin 2009, le nombre d’inscrits à Pôle emploi dans toute la France a crû de 560 000 chômeurs. Les offres d’emploi sont toujours plus rares, la plupart sont des petits boulots sous-payés, des offres d’emplois « bidons» !

Les grandes entreprises continuent de se restructurer, avec l’aide des pouvoirs publics qui leur distribuent des milliards et donnent le feu vert aux licenciements. L’emploi diminue pour accroître la rentabilité, maintenir les profits qu’amasse une minorité d’actionnaires. Les charrettes de licenciements aggravent chaque jour la situation, et dans les agences de Pôle emploi, l’accueil des chômeurs ne suit pas, faute de moyens, faute de personnel formé, faute de véritables offres d’emplois !

Nous, chômeurs, exigeons :

-Que Pôle emploi supprime le 39-49 et rétablisse l’accueil, cesse les radiations et le suivi mensuel imposé, informe les chômeurs de leurs droits.

-L’arrêt des licenciements et une législation sociale qui garantisse des emplois convenables et soit  fondée sur la continuité des droits, financée par un fonds patronal mutualisé.

-Un revenu décent avec ou sans emploi pour toutes et tous, par une indemnisation de toutes les formes de chômage et de précarité et pour commencer que les minima sociaux, les allocations et le smic soient augmentés de 200, 300, 400 euros et plus !

-Un plan de création d’emplois socialement et écologiquement utiles ; L’arrêt des suppressions d’emploi et la résorption de la précarité dans les services publics ; une véritable réduction du temps de travail permettant à chacune et à chacun de travailler moins et de vivre mieux, afin d’aspirer à l’épanouissement et au bonheur personnel pour que soit un Monde fait de paix , de dignité, de respect et d’amour !

Nous ne sommes pas seuls ! Nous sommes nombreux !

Pour s’en sortir, il n’y a pas d’autres solutions que de lutter TOUS ENSEMBLE !


L’intervention à la CAF du Calvados

Le RSA :pour des miettes d’emploi et des miettes d’allocs…la précarité pour longtemps et la violation de la vie privée.

Avec le RSA ce gouvernement prétend faire du social et s’intéresser aux travailleurs pauvres.

On nous dit que désormais celles et ceux qui reprennent un petit boulot vont se voir aidés.

C’est en partie vrai : le RMI prévoyait un dispositif dit d(intéressement qui permettait de cumuler allocation et travail…mais sur une courte durée. Après les personnes devaient demander une augmentation à leur patron.

Aujourd’hui grâce au RSA, on peu rester travailleur pauvre toute sa vie et le patron peut garder ses salariés sous payés et sous-employés.

On voit bien pour qui le RSA est un progrès : pour ceux, y compris l’Etat-employeur, qui développe précarité et bas salaires. Le RSA est de fait un encouragement, une subvention déguisée …aux patrons les plus mauvais payeurs..

Mais ce système qui prétend améliorer la condition des précaires, se double d’un contrôle accru des salariés pauvres.

Si tu veux le RSA il faut que tu répondes à un questionnaire sur ta vie privée « as-tu des dettes, payes tu ton loyer régulièrement, quelqu’un s’occupe t’il de toi, as tu des problèmes de santé ? » Toutes choses qui ne sont pas nécessaires au calcul du droit, mais qui contribue à un flicage des pauvres, jugés dangereux par Sarko et sa bande.

Toutes les réponses sont stockées dans un fichier élaboré par la CAF sur les instructions de Hirsh : ces informations sont gardées pendant 3 ans par la CAF et plus par le conseil général.

C’est une violation du droit élémentaire au respect de la vie privée  dont sont victimes les demandeurs du RSA!

Nous dénonçons ce fichage des personnes enfermées dans les difficultés financières par des salaires et des emplois de misère !

Nous demandons la fin de cette instruction rebutante et humiliante pour des personnes dont le seul crime est d’être mal payées !

Nous exigeons qu’elles cessent d’être traitées comme des coupables!

Mais ces miettes d’allocation , ce gouvernement ne veut même pas les payer lui qui multiplie les cadeaux d’un tout autre montant aux riches et aux banques !

D’abord les jeunes sont exclus du RSA (sauf s’ils ont travaillé ou ont des enfants ) de manière totalement discriminatoire.

A part la pub à la télé et quelques opérations du même type qui font la fortune des marchands ceux qui ont le droit sont bien mal informés.

Ni l’Etat, ni le Conseil Général, ni Pole Emploi, et trop peu la CAF ne se donnent les moyens d’informer sur leurs droits les chômeurs et les salariés pauvres !

Le résultat c’est que des dizaines de milliers de personnes sont exclues du droit à ce revenu pourtant bien minime!

Sur le département où l’on connait pourtant des emplois précaires et mal payés, il devrait y avoir, si l’on suit les promesses de Martin Hirsh entre 30 et 40 000 bénéficiaires il n’y en a qu’à peine la moitié soit 14000 !

C’est vrai que le social coute trop cher pour nos politiques !

Des revenus, des salaires décents et pas des primes pour les patrons négriers !

Non aux fichages des victimes de la pauvreté!

Informer sur les droits pour ne pas exclure !

Voilà ce que nous exigeons !


L’intervention à la Préfecture

Nous, chômeurs, précaires, intermittents, sans papiers, sans logement, travailleurs, ouvriers, employés, fonctionnaires subissons la crise du système capitaliste.

Depuis un an, cette crise nous frappe de plus en plus . Nombre d’entreprises en prennent prétexte pour restructurer et supprimer des emplois. Chaque jour, un millier d’emplois en moyenne disparaissent. Depuis un an, le chômage a augmenté de 25 % et les licenciements économiques de 88 %. Cette offensive patronale, après avoir visé les intérimaires, frappé les sous-traitants, touche désormais les salariés en CDI.

Pour masquer sa responsabilité,le gouvernement rend la vie des chômeurs impossible. Il renforce les contrôles et les radiations des listes du chômage. Il coupe de plus en plus les allocations et impose des stages bidons. C’est la multiplication des offres d’emploi sous-payées, à temps partiel. C’est ce type de sous-emploi et de contrats précaires que le gouvernement veut promouvoir, dans le public comme dans le privé.. Et avec le RSA, il n’ajoute que des miettes d’allocations à des miettes d’emploi.

En Basse Normandie il y a 2372 offres d’emploi de plus de 6 mois pour 82 724 demandeurs d’emploi. A défaut de créer de l’emploi, le Medef et le gouvernement renforcent le controle social sur les chômeurs et les travailleurs pauvres.

Partout les entreprises licencient.

Renault Trucks, Blainville : 850 intérimaires virés, chômage technique pour les 2 600 salariés   et plan de départ anticipé à la retraite.

Peugeot-Citroën : départ des intérimaires et de 173 CDI soit-disant « volontaires ».

Suppressions d’emplois : 116 à Valéo Mondeville, 80 à Schneider Electric Bourguébus, 30 au chantier naval ACM de Colombelles, plus de 20 à Coyote logistics Hérouville.

Fermeture d’Imtec (40 salariés), ST Ericsson Colombelles (115 salariés), Seb (59 salariés), Seaquist Mondeville (43 salariés).

Quant aux services publics, l’Etat supprime 34 000 postes de fonctionnaires et compte pousuivre cette politique désastreuse.Par cette destruction des services publics il veut instaurer une société où l’accès aux droits fondamentaux ne sera plus garanti à tous – une société qui pénalise en premier lieu les plus précaires et les plus pauvres d’entre nous.

Cette situation n’a que trop duré !

Oui le chômage, voulu par le patronat, concerne l’ensemble de la population !

Oui nous rassemblerons toutes nos forces pour combattre cette politique cynique !

Oui nous exigeons l’arrêt des licenciements. Nous exigeons une législation sociale qui garantisse des emplois convenables, une législation sociale qui  soit fondée sur la continuité des droits, financée par un fonds patronal mutualisé

Oui nous exigeons un revenu décent avec ou sans emploi pour tous et toutes, par une indemnisation de toutes les formes de chômage et de précarité, et pour commencer nous exigeons que les minima sociaux, les allocations et le Smic soient augmentés de 200, 300, 400 euros… enfin ce dont nous avons besoin pour vivre

Oui nous exigeons un plan de création d’emplois socialement et écologiquement utiles ; l’arrêt des suppressions d’emploi et la résorption de la précarité dans les services publics ; une véritable réduction du temps de travail permettant à chacun et chacune de travailler moins et de vivre mieux.

Oui nous exigeons que Pôle Emploi supprime le 39-49 et rétablisse l’accueil, cesse les radiations et le suivi mensuel imposé, informe les chômeurs de leurs droits,

Oui nous exigeons l’abrogation du PPAE (Projet Personalisé d’Accès à l’Emploi) qui soit disant définit des mesures d’accompagnement personnalisé pour permettre d’accélérer un retour à l’emploi mais ne fait qu’augmenter les contraintes des chômeurs et leur flicage.

Oui nous exigeons l’abrogation de l’ORE (Offre raisonnable d’Emploi) qui oblige, le chômeur, sous peine de radiation après deux refus,  à accepter n’importe quel petit boulot.

Oui nous exigeons une refonte des accords Unedic avec le prolongement dans le temps du droit à l’allocation chômage.

Aujourd’hui  notre présence montre que tous ensemble nous devons et pouvons lutter contre la casse sociale. Il nous faut élargir ce combat, que toutes les forces sociales qui luttent dans les entreprises, dans les quartiers s’unissent pour dire haut et fort que nous ne voulons pas  cette société de précarisation de tous les salariés et d’exclusion des chômeurs et des pauvres.

 

 


Forte mobilisation des postiers à Lisieux

25 novembre 2009


Dans la continuité du 3 octobre (la votation citoyenne) où plus de 2,3 millions de personnes ont demandé le retrait pur et simple du changement de statut de la Poste, tous les syndicats de la Poste (SUD, CGT, FO…) ont appelé à une grève massive le 24 novembre.

La mobilisation dans le Pays d’Auge a été très importante. Une cinquantaine de facteurs se sont rassemblés devant le bureau de la Poste de Lisieux. Les facteurs ont reçu le soutient du NPA (Nouveau Parti Anticapitaliste), du PG (Parti de Gauche) et de plusieurs citoyens.

Voici les chiffres des grévistes dans le Pays d’Auge (chiffre du courrier, nous n’avons pas les chiffres de l’enseigne c’est à dire la banque postale) : 40% de grévistes à Lisieux, 80% à Orbec, 80% à Livarot et 50% à Cambremer

La cinquantaine de facteurs  présents ont occupé de manière symbolique la Poste principale de Lisieux, puis ils se sont rendus à la mairie où ils ont rencontré le maire Bernard Aubril.

Le NPA comité Lisieux Pays d’Auge était bien sûr présent en nombre ce matin aux côtés des postiers de Lisieux. Le NPA et  SUD PTT ont appelé à poursuivre le mouvement.

 


Vidéo conférence de presse régionale NPA du 18/11/09

24 novembre 2009

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