Actionnaires choyés, salariés en colère

28 février 2010

 

Les grandes entreprises cotées en Bourse publient en ce moment leurs résultats annuels. La vingtaine qui l’ont déjà fait ont engrangé en 2009 plus de 40 milliards d’euros de bénéfices ! En pleine crise, la plus grave depuis celle de 1929.

Photothèque Rouge/DR

En tête du palmarès, le groupe pharmaceutique Sanofi, qui annonce, en même temps que ses 8,4 milliards d’euros de bénéfices, un programme d’économies de 2 milliards qui pourrait se traduire par 3000 licenciements. Même chose pour Total qui voulait fermer sa raffinerie de Dunkerque.

C’était sans compter sur la révolte des travailleurs qui ont appelé à l’extension de la grève sur toutes les raffineries du groupe mais aussi sur celles des autres compagnies pétrolières. BNP-Paribas annonce 5,8 milliards de profits, l’assureur Axa 3,6 milliards, Danone 2 milliards, EDF 3,9 milliards.

C’est parce que les dirigeants patronaux ont fait porter tout le poids de leur propre crise sur les travailleurs qu’ils peuvent annoncer aujourd’hui de tels bénéfices. Bien souvent, le chiffre d’affaires et l’activité ont diminué, mais la rentabilité a augmenté. Les salariés qui sont restés en poste après les licenciements ont été soumis à une exploitation accrue, des rythmes de travail encore plus durs. Les actionnaires, eux, seront servis royalement. «Un tiers du CAC40 élève son dividende», titre le Figaro.

Et cela alors que près de la moitié de ces sociétés n’ont pas encore fait connaître leurs résultats. Les groupes industriels et financiers appauvrissent les couches populaires et aggravent la misère pendant qu’ils rémunèrent le capital.

En restreignant les capacités de consommation et en augmentant les moyens de spéculation, ils alimentent la crise. Alors, avec les salariés de Total, de Philips, et tous ceux qui luttent contre les licenciements, avec ceux des magasins Ikéa ou d’Arcelor-Mittal à Gandrange en grève pour leurs salaires, avec les enseignants et les aiguilleurs du ciel qui s’opposent aux suppressions de postes et à la privatisation, disons qu’il y en a assez de payer pour l’enrichissement d’une poignée d’actionnaires.

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« Toujours plus loin vers la droite », déclaration de Pierre-François Grond, porte-parole du NPA

24 février 2010

 

Dans une tribune publiée mardi 23 février, dans Libération, des responsables socialistes dont quatre présidents de régions, veulent faire converger « toute la gauche, les démocrates du centre et jusqu’à ceux pour qui le gaullisme signifie le refus de la soumission de l’Etat aux intérêts particuliers ».

En clair, c’est la confirmation d’une alliance assumée avec le MODEM de François Bayrou et un nouveau pas vers la droite en direction de Dominique de Villepin et ses amis chiraquiens.

Quel programme social et démocratique pourrait être mené par une telle alliance ? Ce nouveau glissement vers la droite illustre une nouvelle fois l’orientation d’adaptation au capitalisme et au « réalisme gestionnaire » de présidents de régions qui, dans leurs territoires, mettent en oeuvre, et continueront à le faire, des politiques en conformité avec cette orientation.

C’est l’occasion pour le NPA de réaffirmer avec force, à travers les listes qu’il présente et qu’il soutient à ces élections régionales, la nécessité d’une gauche anticapitaliste indépendante. C’est également la confirmation de l’impossibilité de tisser des accords de gestion avec des élus socialistes qui préparent une nouvelle ouverture à droite.

Le 24 février 2010


Debat France 3

24 février 2010

Première partie: le bilan de la mandature

Deuxième partie: la formation

Troisième partie: l’emploi

Quatrième partie: la pêche (1)

Dernière partie: la pêche (2)


1er Mai unitaire. Appel des organisations syndicales CFDT, CGT, FSU, Solidaires, UNSA

21 février 2010

Pour un grand 1er mai unitaire, tous mobilisés

Emploi, conditions de travail, pouvoir d’achat, avenir des retraites sont au cœur des préoccupations des salariés du public et du privé. Ce sont aussi les axes revendicatifs portés en commun par l’intersyndicale depuis 16 mois. Ce sont sur ces priorités qu’elle interpelle :

• les pouvoirs publics,

• le patronat,

• les chefs d’entreprise.

La situation économique et sociale est d’ores et déjà à l’origine de nombreuses luttes, souvent unitaires, des salariés du public comme du privé. Ces mobilisations doivent s’inscrire dans la durée.

C’est pourquoi nous décidons de faire connaître nos exigences auprès des salariés toute la journée du 20 avril. C’est pour ces raisons que les organisations syndicales CFDT, CGT, FSU, Solidaires, UNSA appellent les salariés à manifester très nombreux le 1er mai pour affirmer leurs attentes d’un monde plus juste où, partout, chacun a droit à un travail décent.

Interpellation commune en vue du Sommet social

Dans les semaines à venir, le Président de la République va réunir un « sommet social ». Dans le même temps, les concertations sur la réforme des retraites ont commencé. Les salariés sont en droit d’en attendre des mesures efficaces et de progrès social améliorant leur situation et donnant espoir en l’avenir.

En 2010, le chômage continue d’augmenter. Dans le secteur privé comme dans le secteur public, beaucoup de salariés connaissent des situations difficiles. Pour une partie d’entre eux, les effets de la crise continuent à se faire sentir durement. Suppressions d’emploi, difficultés à trouver un travail, accroissement de la précarité, conditions de travail dégradées, difficultés salariales, avenir des retraites, sont les préoccupations des salariés.

L’action reste une priorité pour le monde du travail.

Les organisations syndicales CFDT, CGT, FSU, Solidaires, UNSA réaffirment, comme elles l’ont déjà fait en 2009, que la sortie de crise passe par des mesures en faveur de l’emploi, des salaires et pensions, une fiscalité plus juste, des politiques publiques en faveur d’une relance économique tournée vers la satisfaction des besoins sociaux.

Cela nécessite :

• une plus juste répartition des richesses, la réduction des inégalités ;

• des investissements publics et privés prenant en compte les impératifs écologiques. Une politique économique et industrielle s’inscrivant dans une perspective européenne et allant de pair avec un renforcement des régulations de la finance et de l’économie.

Donner la priorité au maintien des emplois

• Les employeurs doivent privilégier l’emploi stable, investir dans les emplois futurs. Quelle que soit la situation dans l’entreprise, c’est en investissant dans la formation et le travail qualifiant et en réduisant la précarité que la performance sera assurée. Les mesures, comme le chômage partiel, les jours de RTT ou de congés, en cas de baisse d’activité doivent être négociées dans l’objectif de préserver l’emploi et les salaires. Toute mesure à prendre dans l’entreprise en termes d’emploi et d’organisation du travail doit être discutée avec les représentants des salariés ;

• les suppressions d’emplois publics ainsi que les réorganisations forcées décidées dans le cadre de la Révision générale des politiques publiques (RGPP) provoquent une dégradation des conditions de travail et des difficultés grandissantes pour assurer les missions de service public. Il faut stopper cette politique aveugle de suppressions d’emploi et de recours aux emplois précaires. Les personnels doivent être partie prenante des évolutions à apporter en termes de missions et d’organisation des services publics ;

• des mesures doivent favoriser l’accès à l’emploi, en particulier pour les jeunes ;

• les demandeurs d’emploi en fin de droits d’indemnisation doivent bénéficier d’un accompagnement renforcé pour leur permettre de retrouver un emploi avec un revenu garanti. Les conditions d’accès à l’Allocation spécifique de solidarité et au RSA doivent être élargies.

Améliorer les salaires et le pouvoir d’achat, réduire les inégalités

• Dans les branches, les entreprises, la fonction publique, les négociations salariales doivent assurer le maintien du pouvoir d’achat et la réduction des inégalités ;

• les allègements de cotisations sociales doivent être ciblés et conditionnés aux politiques d’emplois et de salaires ;

• le soutien du pouvoir d’achat doit être assuré notamment par le maintien et l’amélioration des dispositions prises en 2009, en particulier :

– la suppression des deux derniers tiers provisionnels pour les contribuables payant la première tranche d’impôt sur le revenu,

– l’amélioration des minima sociaux.

Les mesures sociales pour faire face à la crise doivent être financées par la suppression du bouclier fiscal, la suppression de la défiscalisation des heures supplémentaires et la création d’une tranche d’impôt supplémentaire pour les hauts revenus.

L’avenir des retraites : un choix de société

Emploi, conditions de travail, niveau de salaire, ont des conséquences directes sur les équilibres des régimes de retraite et sur le niveau des pensions.

La concertation qui s’engage sur une « réforme des retraites » suscite une légitime inquiétude chez les salariés. Elle doit garantir la pérennité du système par répartition en assurant son financement et en corrigeant les inégalités. Ni l’agenda, ni les bases de départ de discussion proposées aujourd’hui ne sont susceptibles de répondre aux besoins de consolider les droits et le système de retraites par répartition.

Les seuls éléments de la réforme proposée restent le recul de l’âge légal de départ à la retraite et l’allongement de la durée de cotisation dans un cadre budgétaire constant : ceci n’est pas acceptable.

Les organisations syndicales CFDT, CGT, FSU, Solidaires, UNSA, n’accepteront pas un passage en force.

16 avril 2010


Grève pour l’emploi : vers l’arrêt des raffineries de pétrole

19 février 2010

 

Total veut fermer la raffinerie de Dunkerque. Les travailleurs ont répondu en lançant la grève illimitée dans les six raffineries du groupe, ainsi que dans des dépôts de carburants. Patrons et gouvernement se sont précipités sur les ondes pour affirmer qu’il n’y a pas de risque de pénurie d’essence. Le ministre de l’industrie a demandé à la direction du gropupe de « rassurer » les salariés. Mais ce que réclament les salariés, c’est l’abandon du projet de fermetures des raffineries.

L’inquiétude perce sous les déclarations rassurantes des ministres et des patrons de l’Union française des industries pétrolières. Car, au-delà de Total (7,8 milliards de profits en 2009), c’est l’ensemble des raffineries installées sur le territoire qui pourraient arrêter de fonctionner, devant la détermination des salariés. Et cet exemple de lutte sera médité par tous les travailleurs. Faire grève ensemble et partout en même temps pour empêcher une fermeture de site et sauvegarder l’emploi : voilà ce qu’il faudrait faire partout, dans l’automobile, dans l’électronique, dans les services publics…

Au moment où parents, lycéens, personnels de l’Education se mobilisent contre la casse de l’Education nationale, au moment où les luttes pour les salaires prennent de l’ampleur (Ikea…), la lutte des Total, comme celle, courageuse, des salariés de Philips Dreux, doit être soutenue… et copiée !

Au moment où se prépare la grève du 23 mars, le mouvement de Total est un encouragement.

C’est seulement tous ensemble que nous pouvons faire plier le patronat et le gouvernement !


Lire l’article « Total, le bras de fer » sur le site du npa.

Lire le « communiqué de soutien du npa aux travailleurs de Total »

Lire l’article « Ikea : faire payer un patron milliardaire » sur le site du npa.



Grève générale en Grèce le 24 février, grève en France le 23 mars

18 février 2010

 

Contre le plan d’austérité que cherche à imposer le gouvernement grec aux travailleurs, une grève générale aura lieu de 24 février. En France, plusieurs organisations syndicales se sont accordées sur la date du 23 mars pour organiser grèves et manifestations. En France comme en Grèce, refusons de payer leur crise ! Organisons la mobilisation pour mettre en échec les gouvernements au service des capitalistes.

La Grèce inquiète les bourgeoisies européennes. A la limite de l’effondrement financier, ce pays est sommé de mettre en œuvre un plan d’austérité pour faire payer les travailleurs grecs. Baisse des salaires et des effectifs dans le secteur public, laminage du code du travail jugé trop protecteur pour les salariés : les recettes de l’Union européenne sont toujours les mêmes. Mais la résistance des travailleurs grecs est là. L’indignation est forte dans la Fonction publique, et les syndicats du privé ont décidé de s’y mettre aussi. Résultat : la journée de mobilisation du 24 février se prépare comme une grève générale en opposition au plan d’austérité que les socialistes grecs se proposent de mettre en œuvre sous la dictée de l’Union européenne.

En France, Sarkozy veut envoyer un message de « responsabilité » aux marchés financiers. La grande réforme des retraites, celle qui cassera pour de bon le système par répartition, c’est lui qui la fera. Les assureurs se pourlèchent les babines. Les milliards d’euros de la protection sociale et des retraites qui leurs échappent sont à portée de main ! Mais là encore, c’est compter sans la résistance des travailleurs. Qui envisage sérieusement de reporter son départ à la retraite à 62 ans, 65 ans, ou, pourquoi pas 67 ans ? Qui ne voit qu’une autre répartition des richesses assurerait le financement des régimes de retraite, le départ à 60 ans et le retour aux 37,5 années de cotisation ? 300 euros net d’augmentation des salaires, c’est 50 milliards d’euros de cotisations supplémentaires dans les caisses sociales. Voilà ce qu’il nous faut obtenir !

L’atout le plus fort de Sarkozy, c’est la pusillanimité des réactions à gauche. Celle du Parti socialiste n’étonnera pas, lui qui avait laissé entendre qu’il ne s’opposerait pas au passage à 62 ans.

Le NPA propose à toutes les forces de gauche de parler d’une même voix et de refuser la contre-réforme de Sarkozy.

Les principales organisations syndicales appellent, de leur côté, à des grèves et des manifestations le 23 mars. Cette journée de mobilisation doit être réussie et servir de tremplin pour un mouvement d’ensemble, durable, capable de faire reculer Sarkozy avant l’été. L’unité est cruciale pour faire front contre Sarkozy. Préparons dès maintenant la mobilisation, tous ensemble.

Dans la région parisienne, parents, enseignants et lycéens entrent en lutte et montrent la voie.  Contre le saccage de l’Education nationale, qui engendre échec scolaire et violences en tous genres, la seule solution, c’est la lutte. La mobilisation va s’étendre, avec une perspective de généralisation le 12 mars prochain à l’appel des organsiations syndicales.

Sarkozy n’en a pas fini avec nous ! On ne lâche rien !

 


Un sommet sans social

15 février 2010

 
Lundi 15 février, une réunion sur l’agenda social 2010 s’est tenue à l’Elysée avec les « partenaires sociaux ». Outre l’emploi, les chômeurs en fin de droits et la dépendance, les retraites sont au cœur de l’actualité sociale. Rien de spectaculaire n’est ressorti de la réunion, Sarkozy préférant attendre l’après-élections pour porter un nouveau coup contre les retraites.

Photothèque Rouge/JMB

Tout n’est pas encore tranché sur cette question mais Sarkozy et son gouvernement veulent aller vite. Dès les élections passées, les « discussions » seront ouvertes, et closes pendant l’été. Un projet de loi sera préparé pour « début septembre ». Pour Sarkozy, cette contre-réforme est cruciale car c’est sur cette question qu’il sera jugé par ses pairs.

L’enjeu est donc énorme pour eux comme pour le rapport de forces. Aussi, si nous ne connaissons pas précisément le contenu de cette nouvelle contre-réforme, le gouvernement envisage d’ores et déjà deux hypothèses. La première consiste à repousser l’âge du départ à la retraite à 65 ou 67 ans, prenant ainsi appui sur ce qui se passe dans d’autres pays européens (Allemagne, Espagne, Royaume-Uni…). La seconde possibilité est de transformer totalement le système de répartition à travers une réforme systémique qui passerait par un régime par points ou par comptes notionnels, instaurant ainsi une individualisation des retraites.

Aujourd’hui, toutes les raisons sont bonnes pour que les patrons ne paient plus pour des salariés qui sont devenus inutiles à leurs profits. La question des retraites n’est pas une question démographique mais une question décisive de la répartition des richesses, du partage du travail. Il n’y a pas trop de retraités, mais trop de chômeurs !

L’urgence est de mobiliser le plus largement possible contre cette nouvelle contre-réforme, briser le tabou du consensus national et du diagnostic partagé et non de se situer d’emblée sur le terrain de la droite, comme les récentes déclarations de Martine Aubry ou des responsables de confédérations syndicales acceptant un possible recul de l’âge de la retraite et, au nom de l’égalité public/privé, un alignement pas le bas.

Parmi les réactions aux annonces gouvernementales de ce lundi, on regrettera, sans s’étonner, les propos du porte parole du Parti socialiste rejettant l’offre de réunion de toute la gauche politique et syndicale faire par Olivier Besancenot pour sauver la retraite à 60 ans et revenir aux 37,5 années de cotisations. Si, à la veille des élections, Sarkozy ne souhaite pas paraître précipiter les choses, le PS, quant à lui, refuse de se placer dans une opposition franche à Sarkozy et d’appeler à la mobilisation. La raison en est tout simplement que le PS ne rejette pas l’idée de repousser l’âge du départ à la retraite, comme Martine Aubry l’a d’ailleurs reconnu explicitement il y a quelques semaines. Le NPA maintient cependant sa proposition de réunion unitaire jeudi prochain adressée à tous les partis de gauche (voir communiqué du NPA de lundi 15 février, ci-dessous).

Les élections sont l’occasion de voter pour la retraite à 60 ans et contre l’allongement de la durée du travail (pour celles et ceux qui en ont un !), en votant pour les listes soutenues par le NPA.

Mais ce vote, pour important qu’il soit, ne suffira pas. C’est une véritable épreuve de force qu’il faut préparer, un mouvement d’ensemble et une mobilisation générale.

Les chômeurs en fin de droits sacrifiés

Sur l’emploi et les chômeurs en fin de droits, aucune annonce non plus. La situation se dégrade mais Sarkozy estime que « la situation de l’emploi commence à s’éclaircir ». La vérité est que le chômage et la précarité croissent, et que la misère s’étend. Les organismes publics annoncent l’arrivée en fin de droits de centaines de milliers de chômeurs, 400 000 d’entre eux pouvant se retrouver sans aucun revenu, selon Pôle emploi. Le MEDEF y voit une aubaine pour faire pression sur les salaires, faire accepter n’importe quel boulot mal payé aux jeunes sortant du système scolaire. Comble du cynisme, il réclame de nouvelles exonérations de cotisations sociales pour l’embauche de chômeurs en fin de droits.

Seule la mobilisation de tous – retraités, travailleurs ayant un emploi, travailleurs privés d’emploi – permettra d’en finir avec ce cynisme patronal.


Communiqué du NPA. La mascarade du sommet social.

Le sommet social convoqué par N. Sarkozy s’est terminé par la confirmation que de nouvelles attaques seraient portées contre le système des retraites.

Venant après les déclarations de Madame Parisot, présidente du MEDEF, au JDD et d’autres déclarations antérieures, venant de ministres en exercice ou de dirigeants politiques, l’allongement supplémentaire de la durée de cotisation et le recul de l’âge légal de départ à la retraite au-delà de 60 ans se confirment.

Sans attendre, la mobilisation unitaire réunissant syndicats et partis de gauche doit se construire pour défendre la retraite à 60 ans pour 37,5 ans de cotisations.

C’est pourquoi, après la proposition formulée par Olivier Besancenot dimanche lors du « Grand rendez-vous » sur Europe 1, le Nouveau Parti Anticapitaliste a envoyé, ce jour, une lettre à l’ensemble des partis de gauche les invitant à une réunion unitaire jeudi 18 février, à 18 heures, à son local 27 rue Taine, Paris 12.

Le NPA, par ailleurs, participe aux réunions unitaires à l’initiative de la fondation Copernic et Attac, pour la défense des retraites.

Le 15 février 2010