Assez de sanctions! communiqué du NPA Calvados

31 octobre 2009

Le NPA dénonce la politique revancharde de la direction d’EDF SA et de GDF-SUEZ en guise de réponse aux revendications légitimes du printemps.

greve_generale-65f02247 salariés risquent d’être sanctionnés, 11 licenciements annoncés, des mises à pied, des rétrogradations avec pertes de salaires importantes, des blâmes…

L’objectif de cette répression est d’effrayer le personnel, le contraindre à accepter les effets de la libéralisation du secteur de l’énergie sans rechigner. C’est un niveau de répression jamais atteint dans l’histoire des 2 entreprises contre le mouvement syndical combatif et de tout ceux et celles qui relèvent la tête contre la privatisation du service public de l’énergie.

Le NPA Calvados appelle à la solidarité avec tous les militants et militantes sanctionné-es et à être présents au rassemblement le mercredi 4 novembre 2009 à 9h00 promenade du Fort à Caen devant ErDF.

Grève ErDF

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Caen. Action dans le secteur des agences d’intérim

31 octobre 2009

Nouvelle action, le 29 octobre, du collectif pour l’emploi, contre le chômage, les licenciements et les précarités.

Collectif marches pour l'emploi Caen

Marches pour l'emploi Caen

Il est composé d’AC ! 14, de Solidaires précaires et chômeurs, de l’Union syndicale solidaires 14, d’Attac 14, de la Fédération pour une alternative sociale et écologique (Fase), des Verts, du Nouveau parti anticapitaliste, du Parti de gauche.

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Quelques militants se sont rassemblés rue de Vaucelles, secteur des agences d’intérim, pour distribuer quelques tracts et « dénoncer la précarité ». Prochaine action lundi 9 novembre, à 15 h, à la Caisse d’allocations familiales, avenue du 6-Juin. Cible : le RSA, revenu de solidarité active, « soit disant un complément de salaire. Une aubaine pour les patrons, qui n’ont du coup pas besoin d’augmenter les salaires ».
À terme, l’objectif est de « réunir l’ensemble des salariés chômeurs » à l’occasion d’une marche régionale, à Caen, le 25 novembre, et d’une marche nationale, à Paris, le 5 décembre.

Un article de Ouest-France


Pas question de payer pour leur charbon ! Manifestons contre le projet de terminal charbonnier à Cherbourg !

31 octobre 2009

 

Cherbourg doit-il devenir le symbole d’un désastre écologique ? Après le nucléaire, c’est un terminal charbonnier que la CCI et Louis Dreyfus armement, veulent implanter sur notre région, avec le soutien d’élus locaux de droite comme de gauche. Or ce terminal est un marché de dupe, tant au niveau de l’emploi, de la santé, que de l’écologie.

Cherb7nov2009On nous refait le coup du chantage à l’emploi, l’un des dirigeants de Louis Dreyfus armement menaçant d’aller « offrir » sa trentaine emplois ailleurs. La moitié de ces emplois sera en redéploiement, peut-on parler alors de création d’emploi pour le port de Cherbourg ?

Au nom de ces emplois, nous devrions aussi accepter le risque sanitaire pour la population. Ce fossile, symbole d’un modèle énergétique polluant, produit des poussières très volatiles qui vont se répandre partout autour du terminal. Les bassins miniers et leurs souffrances sont là pour témoigner des dégâts du charbon.

Et enfin, comment accepter l’implantation de ce terminal qui va alimenter la filière la plus émettrice de CO2, à quelques jours du sommet des Nations Unies sur le climat qui doit se tenir à Copenhague, au mois de décembre. Alors que les gouvernements internationaux devraient se fixer des objectifs drastiques afin de réduire les émissions mondiales de gaz à effet de serre, alors que notre gouvernement essaye de nous vendre son grenelle de l’environnement et sa taxe carbone injuste socialement et inefficace écologiquement, comment le ministre de l’environnement Jean-Louis Borloo, autorité de tutelle, pourrait-il valider un tel projet ?

Le NPA réaffirme que les investissements doivent aller en direction des énergies renouvelables au service de tous, et non dans une industrie dépassée qui n’a pour but que d’enrichir ses actionnaires.

Parce qu’il est inconcevable que Cherbourg deviennent un dépotoir pour toutes les énergies polluantes, mobilisons nous tous ensemble, le samedi 7 novembre à 14h30, place Napoléon à Cherbourg, pour faire retirer ce projet.


«Le NPA ne veut pas faire le grand écart», interview d’Olivier Besancenot dans Libération

28 octobre 2009

Olivier Besancenot,porte-parole du NPA, le 22 octobre à Paris.

Après avoir été dépassé par le Front de gauche (PCF et Parti de gauche de Jean-Luc Mélenchon) aux européennes, Olivier Besancenot a engagé le NPA dans une énième tentative unitaire à la gauche du PS. Il répond dans Libération à l’offre nationale arrêtée ce week-end par les communistes. Propos recueillis par Mathieu Ecoiffier.

Le PCF a choisi de partir au premier tour des régionales avec le Front de gauche, sans le PS. En êtes-vous ?

On nous parle d’une offre nationale, mais c’est une politique à géométrie variable. On sait déjà qu’il y aura entre un tiers et la moitié des régions où le PCF ira avec le PS dès le premier tour. Ailleurs, ce seront des listes Front de gauche «élargies», mais la direction du PCF pose comme préalable la constitution de majorités de gestion avec le PS. Le PCF refuse ainsi la main tendue par une partie de la gauche radicale dont le NPA, pour privilégier ses accords avec les socialistes.

Jean-Luc Mélenchon semble prêt à y aller…

On a vu que Jean-Luc Mélenchon se dit partant, on verra. Mais s’il est sorti du PS pour se fixer pour objectif de reconstituer des majorités de gestion avec le PS, ça sert à quoi ?

Que proposez-vous, alors ?

L’offre du PCF n’étant pas acceptable, nous allons proposer demain soir la constitution de listes unitaires de la gauche radicale, indépendantes du PS dans toutes les régions.

En quoi votre projet est-il incompatible avec celui du PS ?

Deux exemples : proposer que des régions portent plainte pour détournements de fonds publics contre les entreprises qui licencient, cela permettrait au moins aux salariés de s’appuyer sur une jurisprudence. Je ne me vois pas aller voir des salariés licenciés pour leur dire qu’on va essayer de récupérer les subventions publiques touchées par leur boîte, et au même moment voter ses subventions dans les exécutifs. On ne veut pas le faire, ce grand écart. On avait cru comprendre que le PCF non plus… Autre exemple : dans le cadre de la libéralisation totale du trafic des voyageurs, chaque région va devoir se prononcer sur la mise en concurrence des TER ; elles doivent poser un droit de veto.

Intégrer les exécutifs de gauche n’obligerait pas pour autant les élus du NPA à voter les décisions qui les dérangent…

Pour que nos élus aient leur liberté de parole, de proposition et de vote, nous pensons qu’il n’y a pas besoin d’être dans les exécutifs. La direction du PCF explique qu’elle a obtenu la gratuité des transports collectifs pour les chômeurs en Ile-de-France parce qu’elle était dedans. Nous leur avons rappelé qu’en Midi-Pyrénées, lors du mandat précédent, nos deux élus LCR avaient obtenu la même chose en lien avec les mouvements sociaux.

Estimez-vous avoir joué le jeu de l’unité ?

Après les européennes, on a constaté l’émergence d’un bloc de centre gauche autour du PS, Europe Ecologie et Modem. Ces trois courants jouent la concurrence au premier tour pour se disputer le leadership, mais n’insultent pas l’avenir. La discussion est de savoir si, à ce bloc de centre gauche, on oppose un bloc de la gauche radicale, fort de ses nuances et de sa diversité, mais qui assume son indépendance.

Encore une fois, on a l’impression que l’enjeu est de rejeter sur l’autre la responsabilité de la désunion…

L’unité de la gauche radicale, ce n’est pas une fois l’union avec le PS et une fois avec le NPA. J’espère que du côté du PCF ces discussions unitaires n’étaient pas des postures pour faire monter les enchères avec le PS.

N’allez-vous pas faire le jeu de la droite qui part unie ?

La droite part unie car une orientation, l’UMP, a su gagner l’hégémonie politique sur les autres courants. A gauche, certains peuvent se dire : ce qui se passe autour du Modem, d’Europe Ecologie et du PS sera le meilleur moyen de dégager Sarkozy. C’est une illusion. Nous, nous avons intérêt à créer l’événement en disant : «Pour une fois, on s’assume ensemble, on s’affranchit de la tutelle du PS, et on aura des élus pour contester son hégémonie.» Qu’on ne nous dise pas que faire ça, c’est refuser de battre la droite : il y a des possibilités de «fusions démocratiques» qui respectent la proportionnelle au second tour. On demande un accord au PS sur cette base. Ce qui manque dans les régions aujourd’hui, c’est une bonne opposition de gauche.

Le NPA ne va-t-il pas jouer à gauche le jeu que le FN à longtemps eu à droite ?

Comme allié de la droite, on fait mieux… Si une partie de la gauche institutionnelle n’est pas capable de se remettre en cause et préfère se trouver des boucs émissaires, ce n’est pas de notre faute. Sur le fond politique, on nous traite de diviseurs. Les socialistes savent très bien se tirer dans les pieds tout seuls. Electoralement, quand le PS et la gauche se portent bien comme aux dernières municipales, nous aussi. Et quand le PS descend, comme aux européennes, nous ne faisons pas une percée fracassante : 5% ! Ceux qui leur grappillent des voix sont du côté du Modem et d’Europe Ecologie. On ne peut pas nous dire : «Vous êtes les diviseurs qui piquez des voix à la gauche, et vous vous êtes cassé la gueule aux européennes !» Qui a fait la démonstration à gauche qu’il était efficace pour battre Sarkozy ? Un peu d’humilité ! Le problème n’est pas de faire un coup électoral, mais de consolider un bloc anticapitaliste dans les années qui viennent.

Olivier Besancenot, ministre dans un gouvernement de gauche ?

J’entends 10 000 fois dire : «Olivier, avec ta grande gueule tu vas y aller et imposer tes idées.» Il faut expliquer que des accords de gestion, c’est tout sauf un mec qui met un coup de pression à un autre. Dans un exécutif régional ou national, il y a une orientation. Pas deux. On vote quotidiennement pour ou contre telle privatisation, telle subvention à la formation, à l’école privée…

Vous êtes anticapitaliste et n’engrangez pas sur la crise. Vos appels à la grève générale ont tourné court au printemps…

Certains nous avaient annoncé un grand boulevard pour les anticapitalistes au moment du congrès de formation du NPA, en pleine crise et après la première journée de grève générale. Les mêmes nous expliquent aujourd’hui qu’on est morts et enterrés et que nos militants se sont barrés. La réalité est entre les deux : le NPA est une organisation qui compte 10 000 militants et s’est stabilisée dans une situation de reflux social et politique. Si on veut éviter un second quinquennat de Sarkozy, il faut fragiliser sa politique maintenant. Je pense qu’on peut remporter une victoire contre la privatisation de la Poste. Résistons ensemble face à la droite. Pendant dix ans, le PS a estimé que, pour être fréquentables dans les mobilisations sociales, il nous faudrait accepter d’aller dans un gouvernement avec Aubry, Bayrou et Cohn-Bendit. Ça n’a pas marché, tout le monde s’en mord les doigts. Résultat, à mi-mandat, Sarkozy n’a pas enregistré de défaite sociale majeure.


Contre la mesure annoncée qui vise à taxer les indemnités des accidentés du travail

27 octobre 2009

 

Un front uni très large se constitue pour mettre en échec le gouvernement qui veut taxer les accidentés du travail. Le NPA en est partie prenante.

L’appel à se mobiliser pour faire reculer le gouvernement :  

« Il y a quelque chose d’obscène dans la mesure annoncée qui vise à taxer les indemnités des accidentés du travail. C’est s’en prendre aux salariés dans leur chair. Alors que, subordonnés à l’employeur, ils viennent d’être brutalement vulnérabilisés par un accident survenu au travail.

Alors qu’ils ne touchent déjà que 80 % puis 60 % du salaire journalier de base.

Alors qu’ils sont frappés par les franchises médicales et les déremboursements.

Alors que, très souvent, leur avenir est devenu incertain du fait du handicap qu’ils subissent.

La justice serait, au contraire, que les accidentés touchent davantage que la totalité de leur salaire, à titre de réparation.

Ne pas imposer jusque-là les indemnités journalières des accidentés du travail n’était qu’une frêle compensation.

La supprimer serait scandaleux. D’autant que le total des accidents du travail vient d’augmenter de 0,4 % depuis 2 ans. Et que les suicides à cause du travail, et pas seulement à France Télécom, ne sont pas reconnus légalement comme des accidents.

Il faudrait aller exactement dans la voie inverse et mieux prévenir, protéger, réparer les accidents et les victimes. Car il y a 2 morts par jour au travail dans le seul secteur privé, 16 % de plus entre 2006 et 2008. On dénombre 720 150 accidents du travail avec arrêt par an, 46 436 accidents avec incapacité permanente, 37 millions de journées d’indemnisation AT. Les rapports officiels reconnaissent, d’autre part, que le chiffre de 43 832 maladies professionnelles, avec 8, 7 millions de journées d’IT, est largement sous-déclaré.

Ce sont des chiffres? Non, ce sont des vies. Des dizaines de milliers de vie que l’organisation du travail brise.

Nous appelons à la mobilisation pour réagir, alerter, rassembler  tous celles et ceux qui sont scandalisé-e-s, de façon à faire reculer, catégoriquement, cette mesure inique, intolérable, inhumaine. »

Premiers signataires :

Pouria Amirshahi (Secr Nat du PS), Nathalie Arthaud (Lutte Ouvrière), Clémentine Autain (Fédération Alt soc et ecol), Olivier Besancenot (NPA), Gérard Berthiot (1er VP Région Champagne-Ardenne PS), Eric Beynel (porte-parole solidaire), Michel Bianco (Collectif le travail tue…), Martine Billard (députée écologiste), Jean-Jacques Boislaroussie (Alt), Luc Boltanski (sociologue EHESS), Gilles Caron (F.O. Banques), Leila Chaibi (exécutif NPA), Jean-Christophe Cambadélis (Secr. Nat du PS), Annick Coupé (Solidaires), Claude Debons (secr nat PG), Sandra Demarcq (executif NPA), Gérard Filoche (CN PS, inspecteur du travail), Jacqueline Fraysse (députée PCF 92), Laurent Garrouste (juriste du travail), Razzy Hamadi (Secr Nat du PS), Benoit Hamon (Porte-parole du PS), Charles Hoareau (CGT Marseille), Michel Husson (économiste), Régis Juanico (député PS, Loire, Trésorier national du PS), Bernard Lacroix (professeur de science politique, membre de l’Institut Universitaire de France), Arlette Laguiller (Lutte Ouvrière), Pierre Laurent (coordinateur national du PCF), Frédéric Lebaron (professeur de sociologie, membre de l’Institut Universitaire de France), Hervé Le Fiblec (BN Snes-Fsu), Marie-Noelle Lienemann (ancien ministre du logement, députée européen), Noël Mamère (Député Les Verts), Philippe Marliére (Universitaire), Caroline Mécary (Fondation Copernic), Jean-Luc Mélenchon (Parti de Gauche), Catherine Mills (économiste spécialiste de la protection sociale), Roland Muzeau (député PCF), Willy Pelletier (Fondation Copernic), Christian Picquet (Gauche unitaire), Jean-Baptiste Prévost (président de l’Unef), Violaine Roussel (professeur de sociologie, université Paris VIII), Jean-Claude Sandrier (député PCF), Bob Siné (Siné Hebdo), Annie Thébaud-Mony (sociologue Inserm), Alain Vidalies (député PS).

Une meeting unitaire aura lieu le 3 novembre à la Bourse du Travail à Paris.


Une campagne du NPA : « nos emplois, pas leurs profits »

26 octobre 2009

 

Le chômage de masse, la précarité dans le public comme dans le privé, les licenciements, les fermetures d’entreprises et les suppressions de poste de fonctionnaires, l’aggravation des conditions d’existence des chômeurs détruisent nos vies depuis des dizaines d’années. Mais avec la crise un cran supplémentaire est franchi.

Une affiche du NPA

Une affiche du NPA

Les patrons restaurent les profits en dégradant l’emploi par tous les moyens et dans tous les secteurs. La crise est l’occasion de toutes les réorganisations capitalistes. Aujourd’hui, même si les profits redémarrent, les emplois continuent de disparaître ou de se dégrader. Nous n’en avons pas fini avec les plans massifs de licenciements. Dans la filière automobile, par exemple, après avoir jeté les précaires à la rue, ravagé les équipementiers, les licenciements vont rapidement toucher les constructeurs eux mêmes.

Les attaques contre le droit à l’emploi et, au delà, contre le salaire et l’ensemble des conditions de vie et de travail sont multiformes. Ces attaques utilisent et renforcent toutes les divisions, toutes les oppressions, toutes les discriminations – entre les différents statuts, entre hommes et femmes, entre précaires et plus précaires encore, entre chômeurs et salariés, entre jeunes et moins jeunes, entre actifs et retraités, entre français et étrangers… Elles dégradent le rapport de force et nous affaiblissent tous. La réponse ne peut pas être trouvée entreprise par entreprise, secteur par secteur, catégorie par catégorie…

Avec cette campagne « nos emplois, pas leurs profits », le NPA veut faire du droit de chacune et chacun à vivre correctement de son travail une question politique, une question de choix de société. Nous voulons apporter des réponses précises, pour interdire les licenciements en prenant sur les profits, en impliquant les donneurs d’ordre, en récupérant l’argent public, pour lutter contre la précarité sous ses différentes formes, pour garantir à chacune et chacun 1500 € net  mini afin de vivre dignement, pour abolir chômage …

Nous défendons une cohérence globale : le droit absolu à un emploi et à un revenu pour toutes et tous. Cette perspective suppose une tout autre organisation de la société afin de produire ce qui est utile socialement et pour la sauvegarde de l’environnement en travaillant toutes et tous moins et mieux. Elle impose de contester le pouvoir patronal sur les salariés et le pouvoir des actionnaires sur toute la société.

Contrer les campagnes idéologiques de la bourgeoisie présentées comme des évidences représente un énorme chantier. Mais nous sommes plusieurs milliers de militant-es, convaincus et convaincants, nous ne parlons pas de l’extérieur comme leurs publicitaires,  leurs journalistes, leurs politiciens… nous vivons cette réalité que nous combattons.

Ce changement radical  ne peut être imposer que par le rapport de force. Notre campagne politique est donc totalement indissociable de la construction des mobilisations, de la coordination des luttes vers un mouvement d’ensemble, de la construction des outils d’organisation, d’auto-organisation.

De nombreux travailleurs confrontés à des licenciements contactent le NPA pour obtenir un soutien à leur lutte. Pour ces salarié-es, le NPA est le parti qui « ne les laisse pas tomber ». Nous devons faire plus et mieux ! Chaque comité, chaque coordination locale ou régionale peut contacter les boîtes, faire des propositions utiles pour la lutte, pour la coordination, la mise en contact de différentes équipes,  la solidarité de la population.

Dans le même sens, en construisant de manière unitaire, les marches régionales contre le chômage, les précarités et les licenciements nous voulons contribuer à construire la résistance aussi bien dans les quartiers que dans les entreprises, parmi celles et ceux qui ont un emploi ou qui en sont privés. Avec cette campagne, nous voulons que le NPA soit utile à la fois pour défendre des idées et pour construire le rapport de force.


Communiqué Fonction publique FSU, CGT, Solidaires

26 octobre 2009

Le Gouvernement continue à s’attaquer frontalement à la Fonction publique et aux services publics.

Le Président de la République revendique clairement cette politique qui a amené à supprimer plus de 100 000 emplois dans la fonction publique d’Etat depuis 2007.

Cette politique est aggravée par les attaques contre le statut, l’individualisation des rémunérations et la mise en concurrence des agents, les effets de la Révision générale des politiques publiques (RGPP) et de la Réorganisation administrative territoriale de l’Etat (RéATE) qui ont des conséquences néfastes sur les conditions de travail des personnels et sur la qualité du service public rendu à la population.

L’Education nationale, déjà mise à mal par une saignée sans précédent de ses effectifs, l’Enseignement Supérieur et la Recherche, sont frappés de plein fouet par des réformes plus régressives les unes que les autres.

L’hôpital public, asphyxié par une pénurie gravissime d’emplois et une recherche de rentabilité à tous crins, est en danger.

Le Gouvernement fait pression sur les collectivités territoriales pour qu’elles appliquent scrupuleusement le même dynamitage de la fonction publique. De plus, le projet de loi sur les collectivités territoriales constitue un recul démocratique important.

Face à la politique destructrice du Gouvernement, les personnels organisent la résistance. Depuis des mois, les mobilisations se succèdent (agents territoriaux, hôpitaux publics, la Poste 18 mois de lutte, l’éducation, la culture, l’ONF, la DGCCRF, les finances publiques, l’équipement…) que nous soutenons totalement.

Alors que, pour répondre aux exigences de la situation sociale, le rôle de la fonction publique et des services publics n’a jamais été aussi important, il est urgent notamment :

– de créer les emplois nécessaires et de donner les moyens aux services publics de répondre aux besoins croissants de la population partout sur le territoire ;

– de revenir sur les suppressions au budget 2010 et pourvoir aux remplacements des départs en retraite ;

– d’assurer le maintien et la progression du pouvoir d’achat de tous les personnels par l’augmentation du point d’indice et une reconstruction de la grille ;

– de revenir sur toutes les réformes régressives ;

– d’abroger la loi dite de « mobilité » ;

– de prendre des mesures pour combattre la précarité.

Sur ces revendications, nous appelons à débattre et à agir dès la semaine du 11 janvier pour permettre de faire converger les mobilisations et de construire un temps fort, de grèves et de manifestations, le 21 janvier 2010.

Nos organisations conçoivent cette période d’action comme s’inscrivant dans le processus nécessaire et inscrit dans la durée permettant la convergence des luttes les plus larges et les plus unitaires, avec l’ensemble de la population et des acteurs attachés aux services publics et à la Fonction publique, et l’aboutissement de nos revendications.

Paris, le 23 décembre 2009