Débrayage de l’ensemble du personnel de Schneider Electric Bourguebus.

30 septembre 2009

Schneider Electric Bourguebus - Phototèque Npa CalvadosAprès l’annonce par la direction de Schneider Electric de supprimer 40 postes de production sur le site de Bourguebus, et les postes de direction du site, les 230 salarié-e-s ont effectué deux débrayages mardi 28 septembre. Ils ont été rejoints par les personnels de Recherche et Développement qui sont menacés eux aussi par des licenciements et en lutte depuis plusieurs mois. La volonté de Schneider Electric est claire, il s’agit de fermer  l’usine de Bourguebus tout en organisant préalablement le dépeçage méthodique des savoirs faire et des compétence des salarié-e-s. L’objectif à terme est, de rendre impossible toute reprise par un concurrent d’une usine compétitive, et de réaliser d’importants bénéfices au profit des actionnaires.

Le NPA réclame :

-l’interdiction des licenciements,
-l’ouverture des livres de comptes pour que l’ensemble des travailleurs aient une vraie connaissance de la situation des entreprises,
-la mise sous contrôle public et sous contrôle des salariés des groupes qui licencieraient quand même ou baisseraient les salaires d’une manière ou d’une autre.

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La traque aux migrants

27 septembre 2009

sans papiersTandis que Sarkosy renforce le dispositif militaire en Afghanistan, ces hommes de mains,  Hortefeux et Besson, organisent la traque aux migrants.

Après avoir fermé Sangatte  et condamné les migrants à l’errance, à la « jungle »,  ils envoient des bulldozeurs détruire les campements de fortunes de ces réfugiés qui pour la plupart, ont fuit l’Afghanistan, l’Irak, l’Iran, le Kosovo ou  la Corne de l’Afrique.

A Calais, le 22 septembre 2009, 278 personnes dont 132 mineurs, ont été raflés puis placées en centre de rétention. Besson déclare qu’il « remercie les CRS d’avoir agit avec délicatesse »!

Les centres de rétention sont des prisons qui ne disent pas leurs noms.

A Caen, depuis juillet 2009, une vingtaine d’enfants ont été placés en centre de rétention administrative avec un ou deux de leur parents sans-papiers.

Le Collectif 14 pour le respects des droits des étrangers  dénonce  « cette  politique inhumaine, indifférente au respect des droits de la personne, fondée sur la méfiance voire l’hostilité vis à vis des étrangers ».

Le NPA, et l’ensemble des organisations membres du  Collectif 14, exigent, la fermeture des centres de rétention, et appellent à un rassemblement protestataire devant la préfecture de Caen, le mercredi 30 septembre, à 17h30.

contact: droitdesetrangers14@yahoo.fr


FACE A LA CRISE

25 septembre 2009

La riposte : Interdisons les licenciements

Depuis plusieurs années, la violence patronale s’abat sur les salariés: fermetures d’entreprises par centaines, licenciements, précarité et chômage partiel, non remplacement des départs en retraite. Le gouvernement cherche à intimider les salariés les plus revendicatifs: Lire la suite


Le NPA soutient les militants du GANVA

24 septembre 2009
Train déchets radioactifs - Phototèque Npa Calvados

Train déchets radioactifs à la gare de Caen - Phototèque Npa Calvados

Le 1er juillet 2008, onze militant-e-s du GANVA (Groupe d’actions non-violentes antinucléaires) ont bloqués un train transportant des déchets radioactifs italiens au Molay-Littry. Leur objectif était de dénoncer de manière non-violente ces transports dangereux et inutiles. Quatre d’entre-eux étaient jugés à Caen en janvier 2009pour « présence sur les voies, dégradation et entrave à la circulation », et condamnés à 2500 euros d’amende, dont 2000 avec sursis, ainsi qu’au paiement de 7700 euros de dommages et intérêts à la SNCF. Le Parquet a fait appel du délibéré. L’affaire est jugée de nouveau vendredi 2 octobre 2009 et les 4 militants risquent des peines plus sévères.

Après l’accident de Tchernobyl, l’Italie a décidé démocratiquement, par voie référendaire, de sortir du nucléaire. 20 ans après, l’Italie (comme aucun autre pays nucléarisé) n’a pas trouvé d’option satisfaisante concernant la gestion de ses déchets radioactifs.

Le contrat entre la France et l’Italie concernant le « retraitement » de 235 tonnes de matières radioactives n’est pas une solution. Au contraire, cet accord générera plus de déchets (dont certains seront certainement stockés en France de manière illégale), plus de transports dangereux, plus de pollution dans le Nord-Cotentin…

L’exemple italien démontre l’absurdité de l’énergie nucléaire qui génère des déchets dangereux pendant des dizaines voire des centaines de milliers d’années. Des déchets qui nécessiteront une surveillance continue alors que les générations futures ne « bénéficieront » plus de cette énergie. Aucune solution n’existe, il est urgent d’arrêter d’en produire et de sortir du nucléaire le plus rapidement possible.

Le NPA soutient les militants du GANVA et appelle au rassemblement le vendredi 2 octobre 2009 à 8h00, au nouveau Palais de Justice de Caen, (place Gambetta)




Fête de l’Huma : débats et clarifications côté gauche radicale

20 septembre 2009

 

Les débats politiques à la fête de l’Humanité entre les différentes organisations de gauche ont éclairé rapprochements et divergences sur les questions essentielles : l’unité dans la riposte à Sarkozy et la préparation des élections régionales.

Si on s’en tient aux appréciations de nos médias, le bilan de la fête de l’Humanité se résumerait à l’accueil hostile des participants aux ministre de la Culture, Frédéric Mitterrand, et du Budget, Eric Woerth. Il n’y a que nos ministres et nos médias aux ordres pour s’en étonner.

Bien sûr le bilan politique n’est pas là, mais au coeur des discussions concernant la nécessaire riposte à la politique de Sarkozy, la question d’un projet politique répondant aux besoins sociaux face à la crise ou les prochaines échéances électorales.

Ces sujets ont traversé les débats, tant celui de l’agora, samedi après-midi, que celui organisé par le Parti de gauche à son stand. Le premier, regroupait la plupart des organisations de la gauche politique, des dirigeants syndicaux et Attac. Le deuxième se déroulait entre les partis de la gauche radicale et antilibérale. Parmi les nombreux participants, l’aspiration à l’unité était réelle et bien légitime. Comment comprendre en effet que face aux mauvais coups de la droite, un front unitaire de la gauche politique et sociale ne puisse se constituer ? L’initiative sur la Poste a été mise en avant par les syndicalistes présents et par des dirigeants politiques du PS par exemple. Mais force est de constater que la proposition du NPA de se retrouver aujourd’hui au sein de cadres unitaires pour s’opposer aux mesures du pouvoir et pour soutenir efficacement les luttes n’a pas suscité un franc enthousiasme parmi les dirigeants présents. Des déclarations d’intention, mais pas de réponses concrètes.

Mais le bilan politique de cette fête de l’Huma est surtout sans surprise. Un Front de gauche lézardé avec, d’un côté, un PCF proposant des ateliers à toute la gauche incluant le PS et, de l’autre, un PG favorable à des discussions avec les partis à gauche du PS. Le PCF persiste dans son exigence de « contenu » politique pour faire oublier celle du NPA qui est d’avoir des listes indépendantes du PS aux prochaines régionales sur l’ensemble du territoire. Le PG favorable aussi à un accord national avec le même type de listes, tout comme pour les Alternatifs et la Fédération, élude pour l’instant la question de la gestion des régions.

Sur cette question du front électoral l’aspiration à l’unité est également forte. Mais il ne suffit pas de « surfer » dessus pour occulter les vrais problèmes : la stratégie électorale du PCF apparaît à l’heure actuelle à géométrie variable (Marie-George Buffet parle de fronts de gauche, au pluriel). L’accueil très chaleureux de Martine Aubry, annonçant la participation aux ateliers du PCF, est symptomatique d’un certain « penchant » pour les élections à venir.
Les Verts ont confirmé leur volonté d’y aller seuls, gonflés par les derniers résultats d’Europe écologie. Du côté de LO, rien de nouveau, on poursuit la route en solitaire.

Le NPA quant à lui a réaffirmé sa volonté politique de travailler à un front uni dans les luttes et pour les régionales, la nécessité de constituer des listes indépendantes du PS, portant un projet de rupture avec le système pour les régions, en refusant de gérer ces dernières avec les tenants du social-libéralisme. A sa proposition de se retrouver rapidement, d’ores et déjà les Alternatifs, la Fédération, le PG et le PCF ont répondu positivement.

Myriam Martin


Quand Hollande débat avec Bayrou…

20 septembre 2009

 

Instructif, le débat enter François Hollande et François Bayrou, vendredi 18 septembre à Lyon.

Invités par Laurent Joffrin, de Libération, les deux compères ont devisé sur le rapprochement de leurs deux formations politiques. Après l’offre de discussion de Bayrou, les ténors du PS prennent position.

Pour Hollande, pas de doute, avec le Modem, « il faut débattre de tout ». Si, pour Hollande, un candidat commun (avec le Modem) contre Sarkozy n’est pas possible, il appelle de ses vœux cependant « un accord minimum de l’opposition pour dire, bien avant le second tour, que nous soutiendrons celui qui arrivera en tête de l’opposition ». Un futur accord avec le Modem qui se prépare dès maintenant, dans les tractations pour les élections régionales…

François Hollande ajoute qu’il est « beaucoup moins ouvert que François Bayrou, qui est prêt à aller jusqu’à M. Mélenchon ou M. Besancenot ». Pas lui, annonce-t-il. « Peut-être parce que je les connais mieux que lui », finit-il par lâcher. Sans commentaire.


La privatisation de La Poste ne passera pas !

20 septembre 2009

L’échéance des élections européennes passées, Sarkozy a profité de la période estivale pour annoncer son projet en conseil des ministres le 27 juillet, avant de le soumettre au parlement en octobre. La privatisation est bel et bien en marche ! Mais on peut encore l’arrêter.

Une affaire juteuse pour des actionnaires privés

La transformation de la Poste en société anonyme à capitaux publics n’est que la dernière étape avant l’ouverture du capital à des actionnaires privés dans la perspective de l’ouverture totale à la concurrence en 2011.
Depuis de nombreuses années, les postiers subissent des restructurations permanentes qui n’ont qu’un but : les réductions d’effectifs. Le peu d’embauches s’effectue sous contrat privé. Résultat : La Poste fait des bénéfices depuis 1999. Elle est aujourd’hui un « groupe » largement bénéficiaire et représente une manne pour de potentiels investisseurs. D’ores et déjà, la Société Générale a apporté 400 millions d’euros au fonds de la Banque Postale. La preuve que malgré les difficultés liées à la crise, l’affaire reste très intéressante pour les groupes capitalistes.

Sur le dos des postiers et des usagers !

Depuis 2002, ce ne sont pas moins de 50 000 emplois qui ont été supprimés. Le nombre de bureaux de Poste est passé de 17 000 à 10 000, laissant pour compte la population des petites agglomérations de province ou des banlieues défavorisées. Quant à la Banque Postale, derrière les beaux discours sur le maintien d’un service public égal pour tous, elle entend bien se débarrasser des comptes des plus démunis. Décomplexée, la direction de La Poste, dont la gestion n’a rien à envier à celle d’une société privée, se vante de ne remplacer qu’un départ sur cinq. Elle fait le chantage à la concurrence et à la crise auprès de son personnel, en appelant à leur «esprit d’équipe». Le but est d’imposer des tournées harassantes aux facteurs, ou aux guichetiers la vente abusive de produits de plus en plus chers pour la population.

La privatisation : une accélération des attaques contre les usagers et les salariés

C’est contre cette dégradation inacceptable que les postiers se battent depuis des années, face à la guerre permanente que la direction de La Poste leur mène pour transformer ses services en commerce rentable quel que soit le prix à payer par les salariés. Et c’est vrai que nous avons de quoi nous inquiéter.

Aujourd’hui éclatent au grand jour les pratiques odieuses des « managers » de France Telecom qui mènent des travailleurs désespérés au suicide. Séparée de La Poste depuis 1991, puis privatisée par le gouvernement Jospin en 1997 – le même Jospin qui avait signé la pétition contre cette privatisation lors des grandes grèves des cheminots de 1995 – France Telecom a pour credo la recherche de rentabilité à tout prix. Depuis, elle a supprimé plus de 60 000 emplois, et ce sont les salariés qui trinquent et les usagers qui payent des factures salées !

Partout les services publics sont attaqués, dans l’éducation, la santé, les transports, l’énergie… Partout où la privatisation a déjà eu lieu, cela s’est traduit par une accélération des attaques, une dégradation du service rendu aux usagers et des conditions de travail des salariés.

La journée de grève du 22, une première étape pour faire reculer le gouvernement !

La lutte contre la privatisation de La Poste est une nécessité, un premier pas pour faire reculer le gouvernement et les futurs actionnaires ! Le 22 septembre, les organisations syndicales appellent les postiers à faire une journée de grève. Il faut en faire une démonstration de force massive, avec le soutien actif des usagers ! Nous pouvons encore changer le rapport de force en notre faveur. D’abord parce que les attaques contre le service public sont de moins en moins légitimes aux yeux de la population. La consultation organisée par le comité national contre la privatisation de la poste, soutenu par une soixantaine d’organisations, sera une occasion de le montrer le samedi 3 octobre et dans les jours qui précèdent.

Mais nous pouvons aussi changer le rapport de force parce que les postiers ont de nombreux alliés, à commencer par les salariés des autres services publics qui subissent les mêmes attaques.

La colère dans tout le pays est immense. Si même en rangs dispersés, les travailleurs du privé, aujourd’hui en proie à des plans de licenciement, sont capables de tenir tête aux patrons et au gouvernement et arrivent à faire parler d’eux, alors imaginons ce qu’un mouvement d’ensemble, une lutte coordonnée des travailleurs pourrait ouvrir comme perspectives !

C’est pourquoi nous n’avons aucune raison de subir la loi des capitalistes et la politique que veut nous imposer le gouvernement à leur service.

Pour des services publics de qualité, pour des embauches avec le même statut pour tout le monde, monde, pour des salaires décents, pour le droit à l’existence et une vie digne, pour nos enfants aussi, nous avons tout intérêt à nous battre dès maintenant, tous ensemble !

Ou voter dans le Calvados le 3 octobre.

Voir la video de l’Union syndicale Solidaires…