Grève à l’hôpital de Vire. le NPA apporte son soutien

26 janvier 2011

Communiqué de presse du NPA de Vire

Le 20 janvier 20011, N.Sarkozy a confirmé aux voeux des professionnels de santé : l’année 2011 sera une année décisive pour l’avenir de l’hôpital et de la Sécurité sociale.
Au moment où le scandale du Médiator montre les conséquences de la domination des intérêts privés et du profit sur les politiques de santé, l’objectif tracé par le Président est d’aller vers une privatisation générale de la santé, en ouvrant largement le marché aux compagnies d’assurances, aux hôpitaux privés et aux groupes pharmaceutiques.
La conséquence inévitable de ces politiques, c’est l’accroissement des inégalités entre les malades mais aussi la suppression de milliers d’emploi dans les hôpitaux.
Le NPA soutient l’appel à la grève et à manifester des organisations syndicales de l’hôpital de Vire contre les restructurations en cours et la suppression d’emploi le vendredi 28 janvier 14h00
Le comité NPA du Bocage virois appelle la population à apporter son soutien pour le maintien d’un service public de la santé en écrivant à la direction de l’hôpital.

Les candidats du NPA aux cantonales : Claudie Caspar, Gérard Leroy

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Ils veulent casser l’école, résistance !

23 janvier 2011

Un millier de personnes se sont retrouvées à Caen pour la manifestation contre la casse de l’Education nationale. Des profs, des parents, et des élèves venant notamment du Collège-lycée expérimental d’Hérouville. Le gouvernement s’acharne contre l’Education nationale, mais la résistance est bien là. La contestation de la politique scolaire du gouvernement et le rejet de ce gouvernement et du système qu’il représente sont liés. Le NPA était présent dans la manifestation pour apporter son soutien.

Le gouvernement maintient le cap de la casse de l’Education nationale. Aux dizaines de milliers de postes déjà supprimés, s’ajouteraient 16 000 suppressions à la rentrée prochaine. Alors même que les effectifs scolarisés sont en croissance tant dans le premier degré que dans le second degré.

Dans le même temps, la réforme de la formation des enseignants s’applique et fait la démonstration chaque jour de sa nocivité. Les stagiaires sont mis dans des situations très difficiles, alors que leur formation professionnelle devrait les préparer à un métier particulièrement exigeant.

Comme dans le reste de la Fonction publique, la précarité s’étend et risque même d’être institutionnalisée avec le projet de loi du gouvernement concernant les non-titulaires. Ce projet de loi exclut toute titularisation massive, mais généralise le CDI contre le statut et prévoit l’élargissement du CDD de trois ans à toutes les catégories. Un nouveau type de contrat, dit « contrat de projet », à l’image des contrats de mission dans le privé, verrait même le jour et serait « articulé autour d’un objet déterminé et non d’une durée », selon le journal bien informé Les Echos !

Leur projet pour l’école…

Moins de moyens pour l’éducation, moins de postes, ce sont des conditions de travail dégradées pour les personnels, et des difficultés supplémentaires pour les élèves. C’est laisser jouer à plein les inégalités sociales, alors que l’école devrait être émancipatrice et les combattre. Les enfants des classes populaires sont les premiers à faire les frais de la politique gouvernementale.

La casse de l’Education nationale s’inscrit bien dans le projet de société du patronat et des libéraux : toujours moins de dépenses publiques, toujours moins de prise en charge par la collectivité des dépenses nécessaires pour satisfaire des besoins sociaux comme la santé, l’éducation, la culture. Hier, c’était la réforme des retraites, et l’acharnement du gouvernement à ouvrir la porte aux assurances privées contre les retraites solidaires par répartition. Ces assureurs privés attendent avec impatience de pouvoir placer leurs contrats « dépendance », l’Etat se refusant à instaurer un régime solidaire pour couvrir le risque de dépendance, financé par des cotisations patronales. Le capitalisme nous entraîne inexorablement dans cette société du chacun pour soi où les inégalités explosent.

… et le nôtre

Accroître la part de la richesse pour l’éducation, la santé ou la culture est nécessaire et tout à fait possible. Mais il faudra en finir avec le capitalisme car c’est ce système qui concentre la richesse sociale entre les mains de quelques privilégiés, au détriment des salaires et des budgets sociaux.

Récupérer ce qu’accaparent ces privilégiés sous forme de dividendes ou d’intérêts de la dette publique, imposer une nouvelle répartition des richesses, ne se fera pas sans les affronter, eux, leur système, leur gouvernement, nous l’avons encore vérifié en septembre et octobre dernier.
Cette nouvelle répartition des richesses permettrait d’augmenter les moyens pour l’éducation alors que la part des dépenses pour elle ne cesse de diminuer. Cela permettrait d’annuler les suppressions de postes et d’augmenter les emplois de personnels enseignants et non enseignants pour garantir la scolarisation dès deux ans et la rendre obligatoire jusqu’à 18 ans, tout en diminuant massivement le nombre d’élèves par classe.

Il est nécessaire aussi de consacrer les moyens publics exclusivement à l’école publique en cessant de financer l’enseignement privé, confessionnel ou sous contrôle patronal, tant au niveau de l’Etat que des collectivités territoriales. Enfin, il faut intégrer dans le service public d’éducation les entreprises privées (soutien scolaire…) qui se développent sur tout le territoire et prospèrent grâce à la pénurie de moyens de l’Education nationale.

Résistance

Nous n’aurons pas de répit tant que les logiques capitalistes gouverneront le monde. Pour en sortir, la résistance pied à pied est nécessaire pour construire des mobilisations capables de mettre en échec ce gouvernement, faisant converger tous les salariés de la Fonction publique et tous les travailleurs, qui sont aussi des usagers des services publics. Tous ensemble :

– Non aux suppressions de postes ;
– Oui à une véritable formation professionnelle ;
– Oui à la titularisation de tous les non-titulaires.


Les PANAVI-Mondeville ne renoncent pas

23 janvier 2011

La direction a annoncé aux salariés la fermeture de l’entreprise en mars 2010. Mais la résistance s’est organisée. Le comité d’entreprise vient d’attaquer la direction devant le tribunal de grande instance de Caen. Des débrayages sont organisés dans l’entreprise et les salariés s’adressent à la population. Un seul mot d’ordre : non à la fermeture, maintien de tous les emplois !

Vendredi, les salariés ont distribué des tracts sur le périphérique. La lutte n’a pas fléchi depuis l’annonce de la soi-disant « inévitable » fermeture par la direction il y a presque un an. En fait, le groupe Vandemoortele, qui a acquis Panavi, opère une restructuration industrielle classique pour augmenter ses bénéfices, en concentrant la production sur les établissements censés être les plus modernes et les plus rentables. Et c’est Mondeville et les 80 salariés du site qui morflent…

Non à la fermeture

C’est la logique infernale du capitalisme qui broie les salariés après avoir bien pressé le citron. C’est inacceptable !

Le NPA soutient totalement la lutte des PANAVI-Mondeville, exige le maintien du site et des emplois. Le groupe Vandemoortele doit payer la mise aux normes des équipements. S’il refuse de faire face à ses responsabilités, les pouvoirs publics doivent réquisitionner l’entreprise et ses avoirs partout en France pour assurer la poursuite de l’activité.

Soyons aux côtés des PANAVI jusqu’au bout pour la sauvegarde des emplois.


Défendons l’hôpital public

18 janvier 2011

Rien ne va plus à l’hôpital public ! la pénurie de personnels et les suppressions de lits entraînent la dégradation des conditions de travail des personnels et mettent en cause l’accès aux soins de qualité pour tous. Une campagne unitaire pour la défense de l’hôpital public est lancée.

Plusieurs organisations syndicales de salariés et de médecins, des collectifs locaux pour le droit à la santé et le mouvement de défense de l’hôpital public (MDHP) ont lancé une campagne de pétition auprès de la population.

Une pétition

La pétition reprend les principales exigences des organ isations impliquées dans la campagne :
« Je défends l’hôpital public, lieu de formation des professions médicales et paramédicales, de l’innovation et des progrès thérapeutiques, qui offre à tous, sans discrimination, des soins de qualité.
Je m’oppose à son démantèlement qu’annoncent, d’une part un nouveau mode de direction qui aura pour souci principal la rentabilité, et d’autre part des suppressions d’emplois non justifiées qui altèreront la qualité des soins.
L’hôpital public doit avoir un financement lui permettant de remplir ses missions ».

Dans le Calvados, des tracts aux usagers sont distribués.
Voici par exemple celui de l’Union des syndicats CGT de la santé et de l’action sociale du Calvados, qui alerte les usagers et les appelle à signer la pétition et à se mobiliser pour stopper ce gouvernement qui casse notre droit à la santé :

« Une situation catastrophique
La situation des hôpitaux dans notre région est à ce point catastrophique que les Préfets du Calvados et de la Manche ont dû déclencher le « Plan blanc » pour rappeler les personnels en repos ou en congé et prolonger le temps de travail des infirmières, assignées sur place. Cela s’est passé récemment aux urgences du CHU de Caen et au Centre Hospitalier de Cherbourg – Valognes.
Sous l’effet conjugué de la « Révision Générale des Politiques Publiques » et de la Loi « Hôpital, Patients, Santé et Territoire » décidées par le gouvernement, la « saignée » dans les budgets des hôpitaux s’intensifie et conduit les Directions à réduire de plus en plus les effectifs. C’est ainsi que 300 postes ont été supprimés, en 2010, au CHU, et que son Directeur annonce la poursuite de l’hémorragie avec 400 autres postes éliminés dans les trois ans à venir.

Une dégradation accélérée des soins
Ces suppressions de postes concernent tous les secteurs des établissements hospitaliers et entraînent des conséquences qui mettent en jeu la santé de la population. Un exemple parmi des dizaines d’autres : la disparition des postes de techniciens chargés d’assurer la maintenance correcte des équipements médicaux. Résultat : faute d’entretien, il n’y a plus suffisamment de « monitoring » en état de marche pour surveiller tous les malades. Il devient ainsi fréquent que l’on arrête la surveillance monitoring sur un patient pour aller la faire sur un autre patient !

Des personnels à bout
Au service des urgences, par manque de médecins, ce sont de plus en plus souvent les personnels infirmiers qui doivent évaluer la situation du patient avant de décider les suites à donner. Avec tous les risques que cela comporte pour ces professionnels si une erreur de jugement survenait. Les conséquences qui découlent de cette baisse drastique des effectifs font donc peser une pression psychologique permanente sur les épaules des personnels. Face à cette dégradation accélérée de leurs conditions de travail, leur engagement quotidien au service de la population s’effrite sous le poids de l’épuisement et du découragement.

Les personnels hospitaliers n’en peuvent plus de ne pas pouvoir exercer leur métier correctement. Ils veulent vous avertir car la situation est grave. Aujourd’hui, c’est aussi la santé de vos proches qui se retrouve potentiellement en jeu.

Il faut en finir avec une telle politique ! »


Le gouvernement veut tuer l’Education nationale

18 janvier 2011

Les suppressions de postes continuent dans l’Education nationale. Aux 80 000 subies depuis 2002, s’ajouteraient 16 000 nouvelles suppressions dès la rentrée prochaine. Il faut stopper cette politique de destruction méthodique du droit à l’Education. Des manifestations auront lieu partout en France samedi 22 janvier. Descendons dans la rue !

Toute la Fonction publique est frappée par la baisse des effectifs, avec la règle du non remplacement d’un départ en retraite sur deux. Dans l’Education nationale, la suppression de postes se traduit inéluctablement par la dégradation des conditions de travail des personnels et par des conditions d’étude de plus en plus difficiles pour les jeunes. Aux suppressions de postes, il faut d’ailleurs ajouter la baisse des moyens de fonctionnement, budget de l’Etat de l’enseignement scolaire comme dotations aux collectivités locales. En dix ans, la part de la dépense intérieure d’éducation dans le PIB a baissé d’un point, passant de 7,6% en 1997 à 6,6% en 2008.

Si le nombre de postes baisse, les effectifs scolarisés augmentent. Dans le premier degré, le ministère estime l’augmentation des effectifs scolarisés à 8 300. Mais il y aurait presque 9 000 enseignants en moins à la prochaine rentrée ! La scolarisation des moins de trois continuera à reculer, et les effectifs dans les autres classes vont augmenter. Dans le second degré, l’augmentation des effectifs scolarisés devrait être encore plus forte : + 48 500 élèves dans le public (+ 62 000 en comptant le privé). La suppression de 4 800 postes est une véritable provocation.

Mobilisation

Partout en Europe les gouvernements organisent la casse de l’Education. Mais partout ils se heurtent à de fortes mobilisations. Les dernières, en Grande-Bretagne, ont montré que l’unité des personnels et de la jeunesse est nécessaire et, au-delà, l’implication de tous les travailleurs. En Grande-Bretagne, les syndicats préparent ainsi une grande journée de grève nationale pour la défense des services publics, en mars. C’est bien cette voie qu’il faut suivre : l’unité des travailleurs et de la jeunesse pour mettre en échec les plans de casse de l’Education et des services publics.

En France, des manifestations auront lieu samedi 22 janvier, appelées par la plupart des organisations syndicales (FSU, SUD Education, UNSA, SGEN-CFDT…) et souvent par la FCPE. Ces manifestations doivent être une première étape pour la construction d’un mouvement durable pouvant aller jusqu’au blocage total des établissements scolaires, en lien aussi avec les luttes qui se déroulent dans les autres pays, seul moyen pour faire céder le gouvernement et d’obtenir l’annulation des suppressions de postes et des baisses de budget.

A Caen, le rendez-vous est fixé à 14h30, place du Théâtre.

Soyons nombreux et nombreuses !


2011, aucun répit pour le capitalisme !

15 janvier 2011

Fidèle à son rôle de président des riches, Sarkozy a présenté ses vœux pour 2011. Des vœux annonçant au nom de la gestion de la crise de nouvelles attaques contre la sécurité sociale (la question de la dépendance) et les libertés publiques tout en continuant à chasser sur les terres du Front national.

Le PS, par la voix de Moscovici, s’est contenté de critiquer la forme sans dénoncer le contenu. Pire, il n’a vu que préparation de 2012 dans l’intervention de Sarkozy, comme si le programme de destruction sociale annoncé pour 2011 ne valait pas la peine qu’on s’y arrête. Le PS se montre décidément incapable d’apparaître comme une alternative politique, et pendant ce temps, la précarité et la misère se développent. Le nombre de bénéficiaires du RSA (revenu de solidarité active) a augmenté de 9%, touchant 3,75 millions de personnes qui survivent avec 460 euros par mois. Face à toutes les augmentations prévues assurances, forfait hospitalier, forfait internet, gaz, électricité etc. le gouvernement ose n’augmenter le SMIC que de 17 euros, somme dérisoire et mépris affiché pour la population.

Des résistances toujours d’actualité

En France, les mobilisations sociales de 2010 contre la réforme des retraites mais aussi dans d’autres pays d’Europe ont montré que les révoltes contre les politiques libérales peuvent rassembler des dizaines de millions de salariés et de jeunes.
L’injuste loi Woerth-Sarkozy sur les retraites est passée grâce au coup de force d’un gouvernement totalement illégitime.
La défense de nos droits sociaux et de nos libertés publiques passera toujours par des luttes générales, coordonnées et reconductibles.
C’est sur ce terrain que les travailleurs pourront faire échec ces prochains mois aux politiques destructrices de la droite au pouvoir et du Medef.

Un plan d’action anticapitaliste

Refusons d’attendre 2012 comme beaucoup à gauche nous le proposent. En 2011, il faut et il faudra continuer ensemble à se mobiliser pour l’emploi et les salaires, le refus de la précarité et du chômage, pour la santé et l’éducation.

Face à la crise et aux politiques d’austérité soutenues par le FMI de Strauss-Kahn, un plan d’action anticapitaliste doit être au cœur des débats, pour faire payer la crise à ceux qui en sont responsables et proposer une modification radicale pour une répartition équitable des richesses.

Exigeons des augmentations de salaire de 300 € net, pas de salaires ou minima sociaux en dessous de 1 500 € net et un partage du travail permettant à tous et toutes de travailler. Il faut exiger l’expropriation des banques et la mise en place d’un service public bancaire qui permettrait de financer un plan de transition économique et écologique basé sur la satisfaction des besoins socialement utiles.

Pour l’année 2011, ensemble, on continue, on ne lâche rien pour pouvoir tout changer !


Nos mamies et nos papys valent mieux que leurs profits

Les conseils généraux, via l’Allocation Personnalisée d’Autonomie (APA), assurent la prise en charge des personnes âgées dépendantes financée par les impôts locaux. Celle-ci peut se faire soit à domicile avec des prestations (toilette, lever, cuisine…), soit en institution, les EHPAD (Etablissement d’Hébergement Personnes Agées Dépendantes). Le montant de l’APA dépend du degré de dépendance, du mode de prise en charge (domicile ou établissement) et des revenus des personnes concernées.
Pour le gouvernement, il faut en finir avec ce système de droit universel, pris en charge collectivement. Chacun ou sa famille devra payer de sa poche les prestations, comme il paie, fort cher, le prix de l’hébergement. Sauf pour les plus pauvres et ceux dont les familles sont non solvables qui seront secourus par l’aide sociale départementale. Par contre, les marchands de personnes âgées et les assurances peuvent s’en mettre plein les poches. Quand Sarkozy prétend ouvrir une cinquième branche de la Sécu, c’est un mensonge éhonté.
C’est au contraire une machine de guerre contre la Sécurité sociale.
Pour un service public de la dépendance, il faut :
– En finir avec les établissements et les services privés dont le seul objectif est d’engraisser leurs actionnaires et construire de nouveaux EHPAD publics.
– Des établissements et services publics de proximité, avec du personnel statutaire de la fonction publique suffisant (et non des professionnels libéraux), médical, para médical, d’animation, d’aide à la vie sociale, ce qui est loin d’être le cas actuellement.
– Du personnel formé aux problématiques des personnes dépendantes, avec des conditions de travail décentes et titulaires.
– Assurer l’égalité de traitement des personnes dépendantes sur tout le territoire.
– Relancer des services de soins de longs séjours de qualité pour les personnes ayant de graves problèmes de santé,
– Pour financer ce service public, là aussi, il faut redéployer les richesses.


Elections cantonales : mars 2011

Les élections se tiendront le 20 et 27 mars et le comité du Bocage Virois a décidé d’être présent à ces élections dans le canton du Bény-Bocage et défendra un programme politique résolument à gauche. Une gauche qui ne renonce pas, une gauche qui défend les intérêts des salariés-es, des précaires, des chômeurs et des retraités. Une gauche qui défend une autre politique agricole, des consommateurs au plus près des producteurs. Une gauche qui respecte l’environnement contre toutes les pollutions. Une gauche qui défend et développe les services publics de proximité.


Devinette

Qui a dit ?
Si nous revenons au pouvoir, il faudra déverrouiller les 35 heures
Travailler plus, pour gagner plus
Sarkozy : NON, Fillon : NON, Copé : NON
Manuel Valls, dirigeant national du PS, candidat aux primaires du Parti socialiste.

 



Bonne année de lutte, pour ne plus être celles et ceux qui paient leur crise

2 janvier 2011

L’année 2011 commence avec une avalanche de hausse de prix : électricité, consultations médicales, assurances… La revalorisation du SMIC, du RSA et des allocations familiales sera inférieure. Pour la majorité de la population, l’avenir que promet le capitalisme, c’est se serrer la ceinture d’un cran de plus.

Ce sont les tarifs des assurances qui augmentent le plus : entre + 2,5 % et + 4,5 % pour les assurances auto et, et entre + 3 % et + 8 % pour les habitations. Autre dépense obligatoire, l’électricité verra aussi son coût augmenter de 3 %. Les tarifs « sociaux » dont bénéficient les ménages les plus modestes vont aussi augmenter, passant de 30 ou 50% du tarif normal, à 40 ou 60% de ce tarif.

Enfin, les consultations médicales passent à 23 euros, et les taux de remboursement diminuent, passant de 35% à 30% pour les médicaments les moins bien remboursés.

Les budgets des familles modestes seront d’autant plus amputés que le SMIC et les aides sociales augmentent très faiblement : le SMIC passe de 8,86 à 9 euros brut de l’heure pour atteindre 1 365 euros brut pour 35 heures hebdomadaires, soit environ 1 073 euros net par mois. Le RSA est augmenté de 1,5 % pour atteindre 466,99 euros par mois pour une personne seule sans enfant et 700,49 euros pour un couple sans enfant ou une personne seule avec un enfant. Les allocations familiales sont revalorisées selon le même taux : elles seront désormais de 126,38 euros pour deux enfants, 288,38 euros pour trois enfants, et 430,55 euros pour quatre enfants, avec des majorations selon les âges.

Heureusement, la mobilisation sociale de 2010 contre la réforme des retraites a montré que le potentiel de révolte contre la politique libérale de cadeaux aux patrons peut rassembler des millions de salariés. La défense de nos droits sociaux et de nos libertés publiques passe par des luttes générales, plus coordonnées encore et surtout reconductibles à une échelle de masse.

Il n’y a pas d’autre voie que la lutte pour imposer un autre partage des richesses, à commencer par l’augmentation de tous les revenus de 300 euros et la fixation du minimum à 1500 euros net.