Tchernobyl Day à Flamanville et déboulonnage de pylones à St Sébastien de Raids

27 avril 2011

A l’appel de la nouvelle coordination antinucléaire régionale, 800 personnes se sont retrouvées le samedi 23 avril pour commémorer le triste 25 ème anniversaire de la catastrophe nucléaire de Tchernobyl devant le chantier de l’EPR à Flamanville. Cette année, après la catastrophe du Japon et Fukushima, ce rassemblement est l’occasion de demander l’arrêt la production nucléaire en France, et notamment en commençant par l’arrêt du chantier EPR.

Resistances Caen

Le NPA qui soutient la coordination régionale était présent et a fait la déclaration suivante :

Après avoir inscrit le nom de Tchernobyl dans notre mémoire collective, c’est au tour de celui de Fukushima… Il s’agit pourtant d’un tournant, car il y aura un avant et un après Fukushima.

Une fois de plus cet accident fait la preuve que le nucléaire est trop dangereux pour qu’on puisse continuer sans rien changer.

Il n’est plus question de mettre l’accident sur le dos de la gestion incompétente et inefficace des travailleurs de l’Union Soviétiques tel qu’on a essayé d’expliquer l’accident de Tchernobyl. Cette fois c’est le fleuron de l’industrie privée japonaise qui est concerné. Dans une industrie capitaliste mondialisée, l’énergie électrique est un marché comme un autre où seul compte la possibilité d’accroitre les profits, au risque de mettre en danger  toute l’humanité. TEPCO s’est montré irresponsable et  a menti avec la complicité des autorités locales et nationales. Ce sont les travailleuses et les travailleurs, et en particulier les sous traitants qui se retrouvent en première ligne et qui vont payer de leur santé et pour beaucoup de leur vie, ce choix de société. La population va subir pour longtemps les conséquences de cet accident.

// On ne peut pas accepter d’attendre qu’un autre accident se produise. Nous devons donc exiger la sortie du nucléaire, et ne pas nous contenter d’une promesse, je cite, « de sérieuse révision de la sécurité de nos centrales »

En France ce combat est d’autant plus important qu’on a en face un gouvernement qui est champion de l’aveuglement nucléaire. Et çà, çà permet à Henri Guaino de dire que  « l’accident nucléaire au japon pourrait favoriser l’industrie française dont la sécurité est une marque de fabrique ».

Alors oui nous devons sortir du nucléaire, mais aussi refuser la fuite en avant dans les énergies fossiles les plus sales, comme le charbon, le pétrole off shore, les sables bitumeux, le gaz de schiste. Et çà c’est ce que nous proposera le capitalisme qui lui ne peut limiter sa croissance et la consommation d’énergie. Nous devons refuser ce choix impossible entre une belle mort radioactive ou une lente asphyxie par le réchauffement climatique. Il est donc indispensable et urgent de planifier la sortie du nucléaire et une politique énergétique soutenable, et ce sous le contrôle des citoyens et des travailleur.

Nous avons besoin d’une révolution énergétique :  :

  • qui puisse garantir  une sortie du nucléaire en moins de dix ans
  • qui puisse garantir la réduction drastique des émissions de gaz à effets de serre,
  • qui puisse garantir l’accès de toutes et tous à l’énergie,
  • Et enfin qui puisse garantir les emplois et les conditions de travail des salariés du secteur de l’énergie.


Pour cela des solutions existent. Elles passent par :

La création d’un grand service public de l’énergie sous le contrôle des salariés et de la population, et pour cela on doit exiger l’expropriation des grandes entreprises du secteur tel que EDF, GDF-SUEZ, Total, AREVA… Ce service public permettrea de décider démocratiquement de ce qu’on produit et comment on le produit. Ce ne sont pas une poignée d’actionnaires et de dirigeants qui ont le droit de décider pour tous.

De la même façon un service public du logement permettra la mise en œuvre d’un grand plan d’isolation thermique des logements anciens et de produire des nouveaux logements à faibles consommation énergétique.

Le développement des transports en commun de proximité et la gratuité permettront aux gens de se déplacer sans consommer trop d’énergie et sans grever le budget des ménages. Une telle politique parce qu’elle est aux antipodes des logiques capitalistes ne peut être prise que dans le cadre d’un service public des transports.

Et parce que les défis qui nous attendent impliquent une mise en œuvre rapide des chantiers de grande ampleur, il faut exproprier les grandes banques pour constituer un service bancaire unique sous contrôle des salariés et de la population.


Il y a donc urgence à sortir du nucléaire, et urgence de demander l’arrêt des nouveaux projets tel que celui qui est derrière nous, celui de l’EPR.

Et pour finir une pensée pour tous les travailleurs de ce chantier qui aujourd’hui subissent des conditions de travail douteuses et où 25% des accidents du travail ne seraient pas déclarés.

Resistances Caen

A Raids près de Périers dans la Manche, environ 80 personnes se sont réunies autour d’un pique-nique et ont déboulonné quelques boulons sur un pylône. A cet endroit, est construit un poste électrique, déjà bien avancé, qui servira de départ à la nouvelle ligne Très-Haute-Tension (THT) lié à la construction du réacteur nucléaire EPR de Flamanville. Le poste électrique est situé quasiment sous les 2 lignes existantes qui viennent de Flamanville et qui vont vers Rennes et vers Caen.

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Communiqué du NPA. Pour le NPA, c’est 300 euros net pour toutes et tous !

22 avril 2011

Ce n’est pas d’une prime au montant aléatoire, et qui ressemble à un gadget pré-électoral, dont les salarié-e-s ont besoin mais d’augmentation du salaire de base, celui qui est pris en compte pour le calcul des pensions de retraite.

Aléatoire car distribuée là où des dividendes en hausse seront versés aux actionnaires.

Les conditions énoncées font déjà que des millions de travailleurs en seront exclu-e-s.

Les 1000 euros, annoncés précédemment, se sont tout simplement évaporés. A ranger au rayon des annonces publicitaires destinées à faire un coup auprès de la population. Sauf que le voyage de Sarkozy dans les Ardennes n’a pas soulevé l’enthousiasme des foules !

Les revendications salariales se multiplient dans les entreprises, sur les lieux de travail, à juste titre.

Les coups de clairons sur la fin de la crise, la remontée en flèche des profits patronaux, mis en évidence par les profits des entreprises du CAC40, contrastent avec la politique de rigueur et d’austérité imposé aux salarié-e-s. On l’ a bien vu avec la reconduction du gel des salaires dans les fonctions publiques, décrétée par le gouvernement.

Seul, un autre partage des richesses qui implique que les 10% du PIB, soit aux environs de 180 milliards d’euros, qui passe, tous les ans, de la poche des travailleurs à celle des actionnaires, peut permettre des augmentations pour toutes et tous.

Ca n’a rien à voir avec la petite démagogie d’un Sarkozy qui fait de l’affichage médiatique pour remonter dans les sondages.

Pour le NPA, c’est 300 euros net avec un salaire minimum à 1500 euros net qu’il faut exiger.

Le 21 avril 2011


Refusons le G8 des Universités !

20 avril 2011

Les G8 et G20 (Deauville en mai, Cannes en novembre) ont leur volet éducation et recherche. Comme ses versions purement économiques, ce G8, hypocritement rebaptisé pour sa 4ème édition « Sommet mondial des Universités », sera l’occasion pour les puissants de décider à huis clos de l’avenir de l’Université.

 La première partie à Besançon, du 28 au 30 avril, verra se réunir les « délégués » étudiants, choisis par les président-e-s et recteurs d’universités présents à Dijon la semaine suivante. « Nos » représentants auront pour tâche de rédiger une déclaration au nom de la « communauté universitaire ». A Dijon ensuite, du 5 au 7 mai, les président-e-s d’universités planifieront dans la plus grande illégitimité l’ouverture aux marchés de l’éducation et de la recherche.

Vers « l’économie de la connaissance »

L’objectif affiché de ce sommet est donc de poursuivre la marchandisation des services de l’éducation et de la recherche initiée en 1995 par l’OMC et inscrit dans la constitution européenne par le « processus de Bologne », ce que résume très bien un des lobbies patronaux à Bruxelles: « La responsabilité de la formation doit, en définitive, être assumée par l’industrie. […] L’éducation doit être considérée comme un service rendu au monde économique ».

 Au niveau de l’éducation, cela s’est traduit par la loi LRU marquant le désinvestissement financier de l’État et l’entrée de fonds privés à l’Université. Les Universités rentrent donc peu à peu en concurrence, leur financement étant conditionné par les exigences de rentabilité des formations proposées. Le rôle des études n’est donc plus de développer des savoirs et des savoirs-faire (permettant de comprendre et donc d’agir de manière autonome) mais d’acquérir des compétences (permettant d’exécuter mécaniquement les taches demandées) à finalité purement économique. Ces réformes visent en fait à offrir aux patrons des travailleurs plus dociles. En effet, le système de compétences forme à un travail précis, dans une entreprise précise, ce qui limitera la possibilité de trouver un emploi et donc augmentera le pouvoir de l’employeur dans la « négociation » du contrat de travail. A cela s’ajoutera l’individualisation des diplômes qui laissera les travailleurs à la merci de l’employeur en matière de rémunération ou de type de contrat, sans la protection des conventions collectives.

 Du côté de la production de la connaissance, c’est le même refrain. Les labos ne se voient plus attribuer de financement récurrent permettant des recherches libres et sur le long terme. A la place, il sont désormais soumis à un financement par projet, c’est-à-dire cloisonné, à durée limitée et avec obligation de résultat. Ce système est d’autant plus absurde qu’il est inefficace, la plupart des découvertes, et surtout les plus grandes, étant le fruit du hasard, de la curiosité et de l’expérimentation. En fait, il rentre dans une logique capitaliste : il permet à l’État et aux financiers de contrôler la recherche, de l’orienter vers ce qui est rentable à court terme, comme le nucléaire et les nanotechnologies.

 Pour une université émancipatrice

 Le but de l’éducation devrait être de permettre à chacun de se saisir des connaissances afin de comprendre le monde dans lequel nous vivons et de participer à la production matérielle, de connaissances et de service, et à la vie publique, aux décisions politiques. Cette université que nous voulons serait donc réellement accessible et de même qualité pour tous, sans distinction de classe, de sexe ou d’origine géographique. Elle serait l’objet d’un financement à la hauteur de ses enjeux qui serait contrôlé par l’ensemble des acteurs mais aussi par toute la société. Ainsi, la priorité serait donnée aux formations et aux recherches répondant à des besoins sociaux définis démocratiquement. C’est à la société toute entière d’évaluer ses besoins en médecins, en enseignants, en techniciens, en musiciens, en sociologues.

Réunion d’organisation de la résistance au G8 des universités organisée par les syndicats FSE et SUD-Université  : mardi 26 Avril, à 18h, Amphi Tocqueville

Manifestation contre le G8 des universités à Dijon. Covoiturage au départ de Caen.

Pour y participer, contacter le NPA – npacaenjeunes@gmail.com


Nucléaire. La santé des populations ? Ils s’en foutent !

20 avril 2011

Malgré le désastre total qui se déroule sous leurs yeux, le souci de nos dirigeants, c’est de minimiser le plus possible la catastrophe pour éviter que le peuple ne réclame la sortie du nucléaire Pour eux, seuls comptent les profits que peuvent en tirer les capitalistes de l’atome. Nous exprimons notre profonde solidarité avec les victimes de l’horreur qui se déroule au Japon et qui comme à Tchernobyl, dépassera les frontières. Notre solidarité, c’est de nous battre encore plus fort pour une décision nationale immédiate de sortie du nucléaire.

 Sortie du nucléaire, çà veut dire aussi sortir du capitalisme

 Il faut reconvertir totalement notre industrie vers les énergies renouvelables et non polluantes. Contrairement aux mensonges de nos dirigeants, on peut sortir du nucléaire. C’est nécessaire et c’est possible ! La preuve est faite aujourd’hui, qu’à investissement égal, on peut produire 2 fois plus d’électricité avec l’énergie renouvelable qu’avec le nucléaire. tout en créant 15 fois plus d’emplois ! Pour y arriver, il faut virer les industriels privés et mettre la production d’énergies nouvelles sous le seul contrôle de la population : combien de centaines de milliers de morts faudra-t-il pour arrêter cette folie ? Hier Tchernobyl, Aujourd’hui le Japon Et demain ?….

C’est pour cela que nous vous invitons a nous rassembler dans un collectif « Agir contre le nucléaire » le mardi 26 avril à 18h00 à l’Espace Victor Hugo de Lisieux, salle la Rotonde.

Le comité NPA de Lisieux Pays d’Auge


Lundi 18 avril : contre les suppressions de postes dans les écoles, « à 16h, posons nos cartables »

15 avril 2011

Les actions de parents d’élèves contre les fermetures de classes se multiplient dans le département. Le SNUipp et la FCPE appellent les parents et les enseignants à se rassembler lundi contre les suppressions de postes : « A 16h, posons nos cartables » et à 17h rendez-vous devant la préfecture à Caen et devant la sous-préfecture à Vire.

Le SNUipp fait la liste des conséquences des mesures gouvernementales : « suppression de 75 classes, de postes RASED et de postes de remplaçants, suppression de 9 postes d’enseignants supplémentaires en Education prioritaire, suppression de postes d’assistants spécialisés langues, de postes de conseillers pédagogiques, suppression des postes détachés aux services éducatifs des musées et dans les CRDP ». Le nombre d’élèves par classe va augmenter, et les élèves en difficulté souffriront le plus. Dans un communiqué, la FCPE ajoute que « l’accueil en maternelle des élèves de moins de trois ans [va être] rendu impossible un peu partout… Dans les zones rurales on prépare un resserrement du réseau des écoles qui devrait, avec l’augmentation des temps de transport, alourdir la journée d’école pour de nombreux élèves ».

L’action de lundi, à l’occasion du Comité technique départemental de l’éducation nationale, sera, pour les parents comme pour les enseignants, l’occasion d’exprimer leur colère.

Refusons toute suppression de poste, exigeons le rétablissement des postes supprimés ces dernières années.

Préparons un mouvement « tous ensemble » dans l’Education pour faire annuler les politiques restrictives qui attaquent le droit à l’éducation pour toutes et pour tous et dégradent les conditions de travail des personnels.


Troupes françaises, hors de Côte d’Ivoire !

13 avril 2011

Depuis plusieurs jours, les combats ont repris en Côte d’Ivoire. Les « Forces Républicaines de Côte d’Ivoire » (FRCI) de Ouattara, étroitement contrôlées et armées par Paris, ont elles mêmes arrêté Gbagbo et l’ont remis au camp Ouattara.

L’intervention impérialiste se fait sous couvert de l’ONU, au nom du « respect du suffrage universel ». Ce que valent ces « arguments », on peut le mesurer en rappelant le soutien sans faille accordé par Sarkozy à des dictateurs aussi sinistres et corrompus que Bongo (Gabon), Eyadema (Togo), ou encore Kadhafi reçu en grande pompe à l’Elysée !
La « démocratie » est évidemment à géométrie variable et sert d’alibi à Sarkozy et à l’impérialisme.
Après l’Afghanistan, après la Libye, la Côte d’Ivoire est le troisième pays où l’armée française est engagée directement dans une guerre dont le résultat, loin d’être la protection des populations, va être encore une fois l’accroissement du chaos.

Le principal responsable : l’impérialisme français…

En Côte d’Ivoire, cela fait déjà près de 10 ans que l’impérialisme français s’active pour se débarrasser de Gbagbo. Ainsi, la tentative de coup d’État de 2002 (dans lequel trempait déjà Ouattara) n’aurait jamais pu être envisagée sans l’implication active de Paris, le feu vert de Chirac.
En réponse, Gbagbo a – comme son concurrent – instrumentalisé des rivalités dans la population ivoirienne en utilisant la question de « l’ivoirité »… Tout ceci a abouti à ce qui devait arriver : des morts par milliers.
Ni Gbagbo, ni Ouattara ne se soucie de leur peuple. Et les deux ont servi et serviront les intérêts de leur camp respectif tout comme celui des entreprises françaises. Il faut rappeler que ces entreprises (Bolloré, Bouygues, Total, Orange, Sagem, BNP-Paribas…) pillent les ressources naturelles et humaines du pays, en se garantissant le monopole du marché ivoirien, ce pré-carré français, grâce à tous les dictateurs « élus » successifs.

La principale victime : la population Ivoirienne…

Le peuple ivoirien victime de part et d’autre des violences et des massacres des deux camps, n’a pas fini de payer : Gbagbo ou Ouattara, la vie au quotidien est la même, chômage, précarité, misère. L’aide promise par l’Europe à Alassane Ouattara n’a pas pour vocation de voler au secours des Ivoiriens, c’est un outil de plus aux mains de l’impérialisme, en particulier l’impérialisme français qui veut maintenir ses intérêts économiques.

Plus que jamais nous devons dénoncer cette opération néo-colonialiste de la France et exprimer notre pleine et entière solidarité à toute la population ivoirienne.

Pour que ce dernier sorte de la crise politique, sociale et économique, il faudra qu’il puisse prendre en main son destin.


Rassembler les anticapitalistes

7 avril 2011

Les élections de 2012 dominent la vie politique nationale. Pourtant le débat actuel est bien loin des grands événements qui bouleversent le monde.

En Tunisie, en Egypte, la révolution qui a fait tomber les dictateurs, remet tout en cause, la misère et le chômage, l’appareil de répression, le pillage impérialiste… Cette onde de choc ébranle les pays voisins et au-delà. En Libye les bombardements de la coalition occidentale visent à confisquer et canaliser la révolution libyenne pendant que courageusement le peuple libyen continue son combat contre la dictature ignoble de Kadhafi.

Au Japon la catastrophe devient de jour en jour plus grave et plus incontrôlable et illustre la menace que fait peser le choix nucléaire.

Dans le monde entier, la crise financière et économique rebondit. La dette sert de prétexte pour étrangler les peuples. En Europe les couches populaires sont soumises à des plans d’austérité, à des remises en cause des conquêtes sociales sans précédent.

Ces grands bouleversements posent trois questions décisives : le refus de payer la facture des crises et des dettes du capitalisme, le combat contre la guerre et l’OTAN et pour la solidarité avec les révolutions du monde arabe, l’impérieuse nécessité d’une sortie rapide du nucléaire.
Il n’y a pas d’issue à ces crises sociale, écologique, politique dans une alternance respectant les institutions et le système.

Il n’y a pas d’issue sans une rupture radicale avec le système capitaliste

Cette rupture ne pourra être imposée que par un mouvement d’ensemble de la population et un gouvernement aussi fidèle aux intérêts des salarié.es que la droite l’est à ceux du patronat.

En France, le système Sarkozy est à bout de souffle. Mais pour empêcher que le désespoir et la peur ne l’emportent et conduisent des travailleurs, des chômeurs à se croire représentés par leur pire ennemi, le FN, il faut bien autre chose qu’une alliance gouvernementale avec un Parti Socialiste juste bon à cogérer la crise du système comme en Espagne ou en Grèce, à défendre une société productiviste et nucléarisée, à soutenir les guerres impérialistes…

Il faut rassembler les forces anticapitalistes

Militants et militantes du mouvement social, syndical, membres de partis de la gauche radicale et surtout hommes et femmes qui ne sont aujourd’hui membre d’aucun parti, nous sommes nombreux à ne pas nous résigner à une telle situation.

Sur la base d’un programme de rupture pour aujourd’hui et d’un projet de société pour demain, d’une stratégie de mobilisation du monde du travail et de la population, les forces existent pour un rassemblement anticapitaliste indépendant du PS.

Un rassemblement qui ne participera ni ne soutiendra un gouvernement du PS et des ses alliés mais une force qui sera indispensable pour, face à un tel gouvernement, représenter une opposition de gauche et construire la mobilisation populaire.

Le NPA s’adresse à toutes et tous, organisations et individus, pour débattre et faire avancer ce rassemblement anticapitaliste utile pour les mobilisations actuelles et les échéances électorales de 2012, avec l’objectif d’une candidature de rassemblement qui porte un tel projet.


Lire aussi l’article Première réunion du CPN du NPA après le congrès national