Soutenons le peuple grec !

18 juin 2012

Les élections en Grèce ont placé en tête le parti de droite la Nouvelle Démocratie, avec 29,7 % des voix. Mais la gauche radicale (représentée surtout par SYRIZA) n’est pas loin derrière (26,9 %). SYRIZA creuse encore l’écart avec le PASOK, tombé à 12,3 %. Union européenne, BCE et FMI ont pousé un ouf de soulagement, mais rien n’est réglé. Une période d’incertitude s’ouvre, et elle concerne aussi d’autres Etats, comme l’Espagne.

En menant une rude campagne contre SYRIZA, les gouvernements de l’Union européenne, au premier rang desquels celui d’Allemagne, ne se sont pas trompés d’adversaire. Sans vouloir donner de consigne de vote, comme l’a dit hypocritement la chancelière Angela Merkel, ils ont fait planer les pires menaces sur la population dans le cas où SYRIZA arriverait en tête, comme l’expulsion de la zone euro, le non versement des aides prévues et la paupérisation accélérée du pays. Car SYRIZA, malgré les déclarations de ses dirigeants pouvant varier d’un jour à l’autre, s’est affirmé comme le parti refusant l’austérité, partisan de l’annulation du mémorandum qui l’impose, partisan aussi de l’annulation de la majeure partie de la dette de l’Etat et de la nationalisation des banques. Inconcevable pour les gouvernements de l’Union qui exigent tous (y compris le gouvernement français) que la Grèce satisfasse aux exigences de la troïka, Union européenne, BCE et FMI !

Le 6 mai, lors des dernières élections, le système politique grec avait volé en éclat, les partis pro-austérité étant nettement sanctionnés, au premier rang desquels le PASOK. Impossible de former un gouvernement ! Six semaines plus tard, si la droite l’emporte devant SYRIZA, c’est de justesse seulement. En six semaines, la gauche radicale a progressé de 10 points, malgré les violentes attaques contre elle. Le PASOK recule encore et les néo-nazis de l’Aube Dorée restent en embuscade. Une majorité pour former un gouvernement peut sans doute être trouvée réunissant la droite, le PASOK et de petites formations politiques. Cela suffit au bonheur des responsables politiques européens, les allemands exprimant sans aucune retenue leur satisfaction. Le ministre allemand des Affaires étrangères, Guido Westerwelle, par exemple : « Je suis très soulagé par le résultat des élections grecques. C’est un vote pour l’Europe (…). Le résultat des élections grecques est qu’il n’y aura pas de concessions puisque ce qui a donné lieu à un accord va maintenant être mis en oeuvre« . Ou encore le porte-parole d’Angela Merkel : « Que les Grecs aient choisi les conservateurs de Nouvelle démocratie montre qu’ils ont voulu continuer à s’engager sur le chemin des réformes profondes« .

Mais, même après la formation d’un nouveau gouvernement en Grèce, rien ne sera réglé pour autant. Si la spirale austérité-récession se poursuit, c’est vers l’aggration de la situation que l’on va – alors que le taux de chômage est déjà de 22 %, que le recul du PIB est de 7 %… – et le renforcement de la résistance sociale, confortée par la forte progression de la gauche radicale.

Aux côtés de la Grèce, l’Espagne dans la tourmente

Après les déclarations de satisfactions du personnel politique et le ouf de soulagement de la finance, manifeste à l’ouverture des bourses lundi matin, la prudence s’est de nouveau installée de ce côté, tant il est clair que les résultats électoraux n’offrent qu’un répit aux saigneurs de la Grèce.

Sur le marché obligataire, les taux espagnols sont même repartis à la hausse. Comme si les répits, après ceux enregistrés après les annonces des pseudo « plans de sauvetage », étaient de durée de plus en plus courte… Selon les observateurs les plus lucides, les taux espagnols atteignent des niveaux « insoutenables ». Le taux espagnol à 10 % a dépassé les 7 % et battu un nouveau record. L’incertitude est loin de concerner la seule Grèce !

Soutien à la résistance sociale et à la gauche radicale en Grèce

La Grèce est une épine dans le pied du capitalisme européen qui veut faire payer sa crise aux peuples. Après trois ans de résistance acharnée, l’alternative aux gouvernements austéritaires y apparaît de plus en plus : un gouvernement des travailleurs qui refuse l’austérité et s’affirme prêt à affronter la finance, en s’appuyant sur les mobilisations et le contrôle des banques et des principaux secteurs de l’économie par la population, comme cela a d’auilleurs commencé en Grèce, même si c’est encore très modestement. Nous faisons confiance au peuple grec pour trouver la voie qui mènera à ce gouvernement. Pour ce qui nous concerne, nôtre tâche est celle de la solidarité, sachant que le soutien le plus efficace que nous pouvons apporter au peuple grec, c’est le développement des mobilisations sociale en France, en Espagne…, partout où sévissent les gouvernements pro-austérité, qu’ils soient de droite ou de gauche.

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Communiqué. Soutien du NPA aux opposants à la ligne THT

14 juin 2012

Le NPA Basse Normandie salue et soutient la démission collective de la majorité du conseil municipal du Chefresne s’opposant à la construction de la ligne THT Cotentin-Maine.

Refusant d’organiser les élections législatives du 10 juin (décision prise lors du conseil municipal extraordinaire vendredi 8 juin suite à la mise en garde à vue de cinq militant-e-s, dont Jean-Claude Bossard maire du Chefresne), après réquisition par le préfet, cette majorité du conseil municipal a présenté sa démission.

Le changement, c’est maintenant!

De nombreux blocages de chantiers de constructions de pylônes THT ont eu lieu pendant la gouvernance Sarkozy. AucunE militantE anti-THT n’avait été jusqu’alors poursuiviE pour ces actions légitimes de désobéissance civile. Pour la première fois, ce mercredi 30 juin, cinq militantEs – dont le maire du Chefresne – ont été misEs en garde à vue pendant plus de onze heures. Aucune charge crédible n’a pu être reconnue à leur encontre, leur garde à vue se solde donc par une simple « poursuite d’enquête » qui a de très minimes chances d’aboutir. Ces gardes à vue étaient donc totalement illégitimes et avaient uniquement pour but de criminaliser et d’intimider les opposantEs au chantier de ligne THT.

Le NPA apporte son soutien inconditionnel à touTEs les opposantEs à la ligne THT et réaffirme son opposition à la construction du réacteur EPR à Flamanville.

Nous appelons à la mobilisation la plus massive possible lors des journées de résistance à la ligne THT du 22 au 24 juin.

Le NPA revendique la nationalisation des entreprises de l’énergie – Areva, Edf, Gdf-Suez, Total…- afin de créer un service public de l’énergie ayant pour vocation première de sortir du nucléaire en moins de dix ans, puis de sortir des énergies fossiles, en favorisant la sobriété, les économies d’énergie et la production d’électricité d’origine renouvelable.


Contre l’austérité en Grèce et en Europe, solidarité avec le peuple grec !

14 juin 2012

Les travailleurs, les chômeurs, la jeunesse grecs ont envoyé un message fort lors des élections législatives le 6 mai dernier en se positionnant contre l’austérité, contre le memorandum. Devant l’impossibilité de former un gouvernement, de nouvelles élections vont avoir lieu le 17 juin.

La troïka (FMI, BCE, UE), les dirigeants européens notamment français, et la classe dirigeante grecque exercent une pression et un chantage maximal sur le peuple grec pour le faire voter en faveur de toujours plus d’austérité et pour valider les politiques qui font plonger dans la misère des pans entiers de la population depuis le début de la crise.

Du dénouement de la situation en Grèce va dépendre l’avenir de tous les peuples d’Europe.

Nous appelons à un rassemblement pour dire avec force que :
– Nous sommes solidaires du peuple grec qui refuse l’austérité et dénonçons les tentatives d’imposer un autre choix que celui de la population grecque
– Nous refusons aux côtés de la population grecque l’austérité en Grèce et partout en Europe

Premiers signataires : Initiative des étudiants et travailleurs grecs de Paris, ATTAC, Comité local de la voie démocratique Paris, Compagnie Erinna, Fondation Copernic, Alternative Libertaire, Nouveau Parti Anticapitaliste, Parti Communiste Français, Parti de Gauche


Législatives 2012. Défaite attendue de la droite

11 juin 2012

A l’issue du premier tour, le PS et ses alliés – Europe Ecologie Les Verts, le PRG, le MRC – sont en passe d’obtenir la majorité à l’Assemblée nationale. Après avoir tourné la page de la droite, il restera à réunir les forces hostiles à la poursuite de l’austérité, pour imposer un véritable changement.

Peu de débats ont enflammé la campagne. Le couple Hollande-PS a fait juste ce qu’il fallait pour assurer la mobilisation de l’électorat socialiste : mettre en oeuvre quelques timides promesses de campagne, adopter une posture en rupture avec l’arrogance de l’ex-président des riches, faire miroiter la « relance » censée régler les problèmes. De son côté, le discours catastrophiste de la droite contre le nouveau pouvoir « dépensier » a permis la seule mobilisation de l’électorat UMP, très minoritaire dans le pays. L’extrême droite aussi a peiné à rassembler ses électeurs. C’est l’abstention (42,8 %) qui a pris le pas dans une partie importante de l’électorat. En particulier, l’électorat populaire et les jeunes se sont peu mobilisés. Un ouvrier ou un employé sur deux s’est abstenu (selon IPSOS). L’abstention frôle les 60 % chez les 25-34 ans et atteint les deux tiers des 18-24 ans. Seuls les 60 ans et plus ont beaucoup voté : le taux d’abstention dans cette tranche d’âge n’est que de 25 %. La droite est en passe d’être battue, l’extrême droite est contenue, mais c’est l’absence d’enthousiasme populaire qui marque cette élection.

Abstention et faiblesse de la gauche radicale

Le NPA a pâti de cette abstention massive. Seule une partie des électeurs de Philippe Poutou à l’élection présidentielle s’est déplacée à nouveau pour la législative, ce qui a conduit à des scores très faibles (dans le calvados : 0,4 % dans les circonscriptions n°2, 4 et 5 et 0,6 % dans les circonscriptions 1, 3 et 6). Dans le département, les candidatEs du NPA ont rassemblé 1 490 suffrages, alors que Philippe Poutou avait obtenu 5 910 voix.

Avec 6,9 % au niveau national (5,9 % dans le Calvados), le Front de gauche ne fait pas non plus le score qu’espéraient ses militants. Non seulement Jean-Luc Mélenchon est sévèvement battu à Hénin-Beaumont, mais, en plus, le PCF redoute ne pas atteindre la barre des quinze députés nécessaires pour constituer un groupe parlementaire. Les candidatEs du PG sont distancés par le PS, sauf Marc Dolez dans le Pas-de-Calais. Le PCF devrait plusieurs députés dans ses bastions de la région parisienne, le Val-de-Marne et la Seine-Saint-Denis, le PS le devançant au premier tour. Du coup, les discours triomphalistes sont remisés. Lundi matin, Pierre Laurent envisageait déjà… une modification du règlement de l’Assemblée nationale pour constituer quand même un groupe ! C’est dire qu’il compte plus sur la bienveillance du PS que sur les électeurs pour sauver le groupe. Quant à la participation au gouvernement, l’exigence de « prendre en compte » le Front de gauche est réaffirmée par la direction du PCF. Les militants trancheront après le deuxième tour. Mais qui croit encore en la capacité du Front de gauche à « peser » sur le PS, qu’une de ses composantes aille au gouvernement ou pas ?

 A en croire l’institut IPSOS, l’électorat de Jean-Luc Mélenchon, moins abstentionniste qu’en moyenne (38 % contre 42,8 % en moyenne), se serait partagé presque à égalité entre le vote pour un candidat du Front de gauche et le vote pour un candidat du PS ou de ses alliés : 44 % auraient choisi le Front de gauche et 48 % le PS, EE-LV ou un petit parti de gauche dans l’orbite du PS. Peut-être un retour au bercail, après la déception du score de la présidentielle ?

Regrouper les forces pour les combats à venir

La séquence électorale se termine avec de nombreux points d’interrogation pour la gauche radicale. Si le NPA n’a pas su convaincre dans les urnes, sa campagne a correspondu aux besoins sociaux de la grande majorité de la population. Mettre en place un bouclier social contre la crise, en stoppant les licenciements et en partageant les richesses sont des urgences absolues, faute de quoi nous risquons la récupération de la désespérance sociale par la démagogie d’extrême droite. De même, la prise de contrôle des banques et l’arrêt du remboursement de la dette. Après la Grèce, la dégradation de la situation en Espagne montre qu’il n’y a pas d’alternative autre que celle-ci : c’est soit l’austérité et la régression sociale, soit une politique permettant à un véritable gouvernement des travailleurs de contrôler les leviers de commande laissés aujourd’hui entre les mains de la finance. Mais ce gouvernement des travailleurs ne pourra voir le jour que sur la base de mobilisations, il ne naîtra pas de l’accumulation de bulletins de vote.

Le gouvernement Hollande a choisi la cohabitation avec la finance. Il entend tenir les « engagements » du remboursement de la dette et ramener les déficits aux niveaux imposés dans l’Union européenne. Or, seule une politique d’austérité baissant les dépenses publiques et rognant sur la protection sociale permettrait d’atteindre ces objectifs. La confrontation est donc inévitable.

La réunion des opposants à l’austérité est nécessaire. C’est cela que le NPA propose à toutes les forces politiques et sociales qui veulent se battre pour que les travailleurs ne paient pas la crise du système. Il n’y a pas d’autre voie pour lutter contre cette crise.


Premier tour de l’élection législative. Communiqué du NPA.

10 juin 2012

Le premier constat est celui d’une abstention plus forte qu’en 2007, elle approche 43%. Elle est bien plus forte dans les quartiers populaires. La gauche obtient un net avantage et tout semble annoncer la défaite de l’UMP. Les premiers résultats du Front National sont inquiétants. Ils sont le fruit de 30 ans de politiques anti-sociales de droite comme de gauche et de la démagogie xénophobe et raciste développée par Sarkozy durant la présidentielle.

Les conditions sont donc réunies pour que, dimanche prochain, nous tournions la page de la droite sans oublier de battre l’extrême droite à plate couture. Mais, après le 17 juin, rien ne sera pour autant réglé. Car, si François Hollande ne veut pas de cohabitation avec la droite au parlement, il ne craint pas celle qu’il nous annonce avec les marchés financiers et avec l’austérité.

Nous tenons à remercier toutes celles et tous ceux qui ont voté pour les candidats du NPA. C’est un geste qui va compter dans la périodeà venir. Car il ne suffira pas de battre la droite électoralement. Sous Hollande, rien ne nous sera donné, et tout ce que nous aurons, c’est ce que nous saurons lui arracher.

C’est donc maintenant qu’il faut préparer les indispensables mobilisations pour imposer des mesures d’urgence. C’est en construisant ces mobilisations, en coordonnant tous ceux qui défendent cette perspective qu’une opposition de gauche au gouvernement verra le jour. Nous proposons cette démarche à tous les partis et organisations du mouvement social qui partagent cet objectif : refusons de payer la crise des capitalistes !

Montreuil, le 10 juin 2012


L’Espagne dans le sillage de la Grèce

8 juin 2012

La crise du secteur bancaire en Espagne rebondit. Selon les dernières estimations, le sauvetage des banques espagnoles minées par des créances douteuses coûterait près d’une centaine de milliards d’euros. La troisième banque du pays, Bankia, a lancé un appel au secours et demandé 23 milliards d’euros d’aides publiques. Au moment où l’économie est en récession, le chômage atteignant 24 %, au moment où l’Etat espagnol s’endette toujours plus pour faire face… au remboursement de sa dette !

L’Etat espagnol doit en effet refinancer 82 milliards d’euros de dettes en 2012, et aider les régions autonomes à payer 16 milliards d’euros d’intérêts de la dette au second semestre. Pour cela, l’Etat emprunte. Jeudi 6 juin, il a levé 2 milliards d’euros sur les marchés, à un taux en forte hausse (6,044 % contre 5,743 % lors de la précédente émission, le 19 avril). Les « investisseurs » ont été nombreux à souscrire à ce nouvel emprunt qui promet des intérêts juteux.

Les populations font les frais de cette crise qui s’aggrave chaque jour et il n’est pas sûr qu’une nouvelle recapitalisation des banques sur fonds publics passe comme une lettre à la poste. D’ailleurs, le parquet anticorruption a annoncé l’ouverture d’une enquêtes sur de possibles détlits de fraude et délits comptables au moment de la fusion entre les sept caisses d’épargne qui a donné naissance à Bankia, le procureur estimant que cette ouverture d’enquête correspondait à une « demande sociale ».

Se faisant le porte parole du gouvernement, le roi Juan Carlos a appelé à « l’austérité et à la discipline », promet des coupes budgétaires « sans précédent » pour récupérer la « compétitivité perdue ». Austérité, endettement, récession, recul social… : l’Espagne est dans le sillage dans le Grèce.

Lire l’article de Charles-André Udry sur le site de la gauche radicale suisse A L’Encontre.

Lire l’article d’Andreu Coll, de l’organisation amie Izquierda Anticapitalista.


La réforme des retraites de Sarkozy doit être abrogée en totalité

6 juin 2012

Le gouvernement Ayrault met en oeuvre une promesse du candidat Hollande : la possibilité de partir à 60 ans pour les salariéEs ayant atteint à cet âge le nombre de trimestres cotisés exigé.

Pas de surprise pour celles et ceux qui ont lu les 60 propositions du candidat Hollande. La possibilité de partir en retraite dès 60 ans sera rétablie, mais pour les seulEs salariéEs ayant commencé à travaillé à 18 et 19 ans et ayant cotisé le nombre de trimestres requis. Le gouvernement étend en fait à ces deux tranches d’âge le dispositif « longues carrières », dont bénéficient déjà les personnes ayant commencé à travailler à 17 ans ou avant. Seul « coup de pouce » : la possibilité d’inclure dans les trimestres cotisés deux trimestres correspondant à des périodes de chômage, et deux trimestres correspondant à des congés de maternité. Selon le gouvernement, 110 000 personnes seraient concernées, soit 20 % des départs en retraite. Pour les 80% autres, rien de changé : la réforme de Sarkozy continue de s’appliquer. Michel Sapin, le ministre du travail, avait été clair dimanche dernier sur RMC et BFM-TV en rejetant le retour à la retraite à 60 ans pour tous « car chacun sait très bien qu’aujourd’hui ce n’est pas possible ».

Pour notre part, nous continuons à réclamer la retraite à 60 ans à taux plein, ce qui est tout à fait possible à financer, comme les collectifs contre la retraite de Sarkozy l’ont démontré en 2010.

Pour abroger la réforme de Sarkozy, il est clair qu’il faut compter sur nos luttes, pas sur le PS.


Retraites. Déclaration des candidatEs NPA à l’élection législative

Le gouvernement Ayrault rétablit la retraite à 60 ans pour une partie seulement des salariéEs. C’est une façon de confirmer la réforme des retraite de Sarkozy pour touTEs les autres, avec le recul de l’âge du départ à 62 ans et l’augmentation du nombre de trimestres de cotisations.

Le gouvernement ne remet pas en cause non plus le système de décote qui oblige de nombreux travailleurs, surtout des femmes, à travailler au-delà de 62 ans et parfois jusqu’à 67 ans, l’âge légal auquel est fixée la suppression de la décote, pour valider le nombre de trimestres requis.

Le NPA dénonce les mensonges et l’hypocrisie de la droite et du MEDEF qui s’opposent au retour à la retraite à 60 ans.

Le NPA demande le retour à la retraite à 60 ans maximum pour tous et pour toutes, avec 37,5 annuités et une retraite égale à 75% du meilleur salaire et jamais inférieure à 1700 euros net par mois. C’est possible à condition de prendre sur les profits et sur les revenus financiers.

Les candidatEs du NPA à l’élection législative dans le Calvados : Marie-Pierre HULBERT (1ère circonscription), Florine LE BRIS (2ème circonscription), Christophe MUSSLE (3ème circonscription),Sophie LIARD (4ème circonscription), Michel MOISAN (5ème circonscription), Gérard LEROY (6ème circonscription).