Régionales 2010. Réunion des comités de soutien à la liste NPA-PG mardi à Lisieux et mercredi à Caen

29 janvier 2010

 

La campagne de la liste unitaire, anticapitaliste, antilibérale et écologiste soutenue par le NPA et le PG est bien partie. Cette semaine est celle des réunions de lancement des comités de soutien à la liste.

A Lisieux, rendez-vous mardi à 20h Espace Victor-Hugo. A Caen, rendez-vous mercredi, à 20h30, salle du Calvaire Saint-Pierre. Nous appelons les militants syndicalistes et associatifs qui ont conscience de la nécessité d’une alternative politique à gauche à rejoindre les comités de soutien et à s’engager dans la bataille des régionales.

Sarkozy voudrait bien remettre la main sur les régions, pour en faire une arme de plus contre les travailleurs. Notre campagne veut faire des régions l’inverse : un point d’appui pour les luttes.

Pas d‘illusion : investir les conseils régionaux ne permettra pas de changer le monde ! Seules des mobilisations importantes, comme celles d’il y a un an, mais des mobilisations culminant dans un « tous ensemble », une grève générale, pourront stopper l’offensive patronale pour faire payer la crise aux travailleurs, et permettre à ceux-ci d’allant à nouveau de l’avant.

Pour autant, l’élection de conseiller régionaux anticapitalistes et écologistes représenterait une aide précieuse pour les combats d’après l’élections. Des conseillers régionaux anticapitalistes et écologistes dénonceraient les subventions versées au patronat, soutiendraient les luttes contre les licenciements, qui s’en trouveraient ainsi renforcées. Ils interviendraient pour que les pouvoirs publics – dont la Région – se portent candidats pour soutenir le maintien de l’activité – sous leur contrôle et sous le contrôle des travailleurs – là où des actionnaires défaillants préféreraient la fermeture pure et simple.

Enfin, les conseillers régionaux anticapitalistes et écologistes seraient aux avant-postes pour faire aboutir la gratuité dans les transports collectifs, dans la lutte pour arrêter le chantier de l’EPR ou pour empêcher la construction d’un terminal charbonnier à Cherbourg.

L’élection de conseillers régionaux anticapitalistes et écologistes renforcerait la crédibilité des partis luttant pour le renversement du capitalisme, seul remède à la crise sociale et à la crise climatique.

Le NPA se réjouit qu’un accord ait été trouvé avec le Parti de gauche. Le PCF se complaisant dans son alliance avec le PS, il restait à celles et à ceux qui luttent vraiment contre le capitalisme à se réunir. NPA et PG l’ont fait, malgré leurs différences, des différences que l’accord électoral entre eux ne prétend pas gommer.

Le NPA et le PG ont fait le premier pas. Aux militants syndicalistes et associatifs, qui résistent sur le terrain et qui espèrent une alternative à gauche, de s’engager. Ensemble, nous pouvons mener une campagne dynamique qui montrera qu’on peut s’opposer à la droite sans se mettre à la remorque du PS. Les comités de soutien accueilleront toutes celles et tous ceux qui voudront apporter leur pierre à l’édifice : une alternative anticapitaliste pour en finir avec les fauteurs de crise.


Consulter le blog de campagne du NPA et du PG


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Régionales 2010. le NPA et le PG en campagne

25 janvier 2010

 

Ces derniers jours, les deux partis sont intervenus à plusieurs reprises dans le débat public, tant sur des sujets nationaux que dans le débat local.

Ainsi, NPA et PG ont dit ensemble leur refus de voir l’âge de la retraite repoussé au-delà de 60 ans. Les prises de position de responsables du PS et des Verts ont créé désarroi voire indignation dans les franges militantes qui restent liées à ces partis et le retropédalage de Martine Aubry n’y change rien. La gauche libérale annonce dès aujourd’hui ses futures capitulations devant la droite. NPA et PG ont affirmé pour leur part que le vote contre la retraite à 62 ans, en mars 2010, sera le vote pour la liste qu’ils soutiennent ensemble. Il faut en effet rassembler autour de la liste unitaire, anticapitaliste, antilibérale et écologiste le vote de résistance face à la droite.

Réagissant à la campagne de la droite en faveur de l’apprentissage, NPA et PG ont réaffirmé leur attachement au service public d’Education. Les deux partis mettent au centre de leur programme régional la création d’un service public de la formation professionnel, non soumis au contrôle patronal, accessible à tous et à toutes, prenant en compte d’abord les besoins de formation des personnes, avant les besoins de main d’œuvre à court terme des employeurs. Ils ont réaffirmé leur volonté de réserver les fonds publics aux seuls établissements publics.

Le NPA et le PG se sont aussi prononcés contre le terminal charbonnier à Cherbourg. C’est un enjeu important de la campagne électorale. En 2004, les Verts s’étaient couchés devant le PS, chaud partisan (avec le PCF et la droite) de la construction d’un réacteur nucléaire EPR à Flamanville. Il est vrai que, dans ce parti, les principes importent parfois moins que les postes. Comme preuve, les récentes déclarations d’un Cohn Bendit prêt à l’effacement de son parti aux présidentielles de 2010 en échange de quelques dizaines de postes de députés. A la veille du vote de mars 2010, la question reste posée : peut-on être écologiste et gouverner avec les partisan du nucléaire et de la Ligne à grande vitesse Paris-Normandie ? Pour nous, c’est non. Il faut dans la prochaine assemblée régionale des écologistes qui tiennent le même discours dans les luttes, avant les élections et dans une assemblée élue. Pour cela, il faut voter pour la liste du NPA et du PG.

Enfin, NPA et PG ont apporté leur soutien à l’action contre les transports de matières radioactives.

Voici le récit de cette action, lu sur le blog de la liste unitaire :


Consulter le blog de campagne du NPA et du PG


Dimanche 24 Novembre au soir, une cinquantaine de personnes se sont retrouvées sur les rails de Cherbourg pour apporter leur soutient aux militants de Greenpeace enchaînés au rail et dénoncer l’arrivée d’un train convoyant de l’uranium à destination de la Russie.

Des militants de Greenpeace, du CRILAN, du NPA (dont Nathalie MENARD tête de liste de la Manche pour « la liste unitaire, anticapitaliste, antilibérale et écologiste » de Basse Normandie), d’Europe Ecologie, et des Robin des bois se sont regroupés autour de quatre militants de Greenpeace enchaînés sur les rails dimanche soir. Cette action avait pour but de dénoncer le premier convoi pour l’année 2010, de 480 tonnes d’uranium appauvri et 170 tonnes d’uranium naturel, destinés à être acheminés vers la Russie.

Areva continue dans ses mensonges en affirmant que les matières convoyées ne relèvent pas de la catégorie des « déchets nucléaires » et en faisant croire que « l’uranium est envoyé dans des centres spécialisés de retraitement en Russie pour être enrichi par centrifugation avant réexpédition en France ». Les fûts exportés sont loin d’être tous recyclés, et la plupart sont abandonnés en Russie.

Mission réussie pour les militants de Greenpeace : par 3 fois ils ont bloqué le train. En effet, si les quatre militants de dimanche soir ont été délogés dans la nuit, deux autres se sont de nouveau enchaînés dès lundi à l’aube. Ils sont parvenus à stopper le convoi du coté de Valognes.

Trois heures plus tard, c’est au tour d’un camion de prendre place en travers des rails à Cherbourg : deuxième arrêt du train.

Et enfin troisième halte pour que les gendarmes délogent une militante qui avait grimpé à bord du train et s’était enchaînée entre deux conteneurs.

Les candidats de la liste « unitaire, anticapitaliste, antilibérale et écologiste » soutenue par le NPA et le Parti de Gauche, dénoncent ces convois d’uranium vers la Russie. Ils se prononcent pour l’arrêt de l’EPR et de sa ligne THT, et pour la sortie du nucléaire avec reclassement des emplois.


Taxe carbone, tome 2. Le retour de l’injustice climatique

25 janvier 2010

 

La nouvelle mouture de la taxe carbone, préparée par le gouvernement après la censure du Conseil constitutionnel, conserve tous les défauts de la première.

Après le camouflet infligé par le Conseil constitutionnel au gouvernement, celui-ci prépare un nouveau texte législatif sur la contribution climat énergie, ou taxe carbone.

La principale objection du Conseil concernait l’exonération dont bénéficient des entreprises qui participent au marché des droits à polluer et qui, au moins jusqu’à 2013, recevront gratuitement des quotas d’émission de gaz à effet de serre (GES). Les diverses exonérations du premier texte concernent 93 % des émissions de GES, ce qui montre bien la complicité du gouvernement avec les lobbies industriels les plus pollueurs.

Mais d’autres points posent également problème et n’ont pas été signalés par le Conseil constitutionnel, comme l’exonération pour le secteur électrique, ouvrant les portes à l’industrie nucléaire. Par ailleurs, il se déclare prêt à minorer fortement la taxe pour préserver la compétitivité économique de certains secteurs industriels.

Le problème de fond d’une telle taxe demeure, surtout pour les particuliers, qu’on veut obliger à modifier leurs comportements, sans leur offrir les infrastructures publiques nécessaires, que ce soit dans les transports, l’habitat et le chauffage, la nourriture et l’agriculture.

Le Medef profite de l’occasion pour repartir à la charge pour n’être soumis à aucune contrainte, malgré la crise climatique. Le casse-tête du gouvernement se situe bien là.

Pour être en conformité avec l’avis du Conseil constitutionnel, il doit taxer des entreprises «soumises» aux quotas européens d’émissions de GES. Celles-ci ne veulent pas avoir l’impression de devoir payer deux fois (en réalité une seule fois jusqu’en 2013, et même au-delà pour certaines d’entre elles). Il faut donc trouver un nouveau moyen de diminuer leurs impôts, puisque désormais, la suppression de la taxe professionnelle ne suffit plus aux chefs d’entreprise.

D’où l’idée de Jean-Louis Borloo d’instaurer un système de bonus-malus pour les entreprises: après avoir fixé un taux d’émission moyen, celles-ci seront taxées si elles le dépassent ou, dans le cas contraire, récompensées par une aide à l’investissement.

Le gouvernement parvient à satisfaire encore plus les intérêts des patrons que dans le projet précédent, dans la mesure où une partie des entreprises non seulement ne seront pas taxées, mais en plus recevront de l’argent public pour les remercier de s’être converties au capitalisme vert.

Rien n’est encore fixé, mais c’est dans cette direction que semble aller le gouvernement qui pourrait cette fois recevoir l’aval du Conseil constitutionnel. Une concertation entre le gouvernement, les représentants de l’industrie, les partenaires sociaux et les ONG environnementales devrait avoir lieu début février, pour la présentation d’un nouveau projet au printemps. Il n’est donc pas trop tard pour qu’une mobilisation sociale ait lieu contre la taxe carbone, et plus globalement contre la politique fiscale de Sarkozy.

Elle doit être l’occasion d’expliquer à quelles conditions des écotaxes sont possibles : seulement si elles sont intégrées dans une refonte globale de la fiscalité assurant l’égalité sociale et s’en prenant aux profits des gros pollueurs ; seulement s’il est d’abord assuré l’accès gratuit aux besoins premiers que sont les transports en commun, le chauffage, l’énergie et l’eau. Alors, on pourra envisager une fiscalité visant à encourager les changements de comportement des individus.


Retraites : en mars 2010, le vote contre la retraite à 62 ans, c’est le vote pour la liste unitaire du NPA et du PG

23 janvier 2010

 

Communiqué de presse de la liste unitaire, anticapitaliste, antilibérale et écologiste

Le débat sur la poursuite de la « réforme » des retraites s’invite à quelques semaines des élections régionales. Côté gouvernement, point de mystère : après l’allongement de la durée de cotisation, c’est le verrou de la retraite à soixante ans que la droite et Sarkozy veulent faire sauter. A gauche, des dirigeants du Parti socialiste et des Verts annoncent qu’ils sont favorables au passage de 60 à 62 ans.

Le report de l’âge du départ en retraite ou l’allongement de la durée de cotisations seraient pourtant une catastrophe supplémentaire pour des centaines de milliers de travailleurs jetés hors des entreprises et sans grand espoir, très souvent, de retrouver un emploi ; pour des centaines de milliers de femmes ayant des carrières incomplètes ; pour des centaines de milliers de salariés âgés mais ayant commencé tôt leur carrière professionnelle et occupant souvent les emplois les plus pénibles.

En mars 2010, le vote contre la retraite à 62 ans, c’est le vote pour la liste unitaire soutenue par le PG et le NPA.

Les candidats : Christine COULON, tête de liste régionale, Nathalie Ménard, tête de liste pour la Manche, Jean-Claude Marie, tête de liste pour l’Orne et Fabrice Fourré, tête de liste pour le Calvados.


Solidarité avec le peuple haïtien. Les pays du Nord doivent annuler la dette d’Haïti.

20 janvier 2010

 

Le conseil municipal d’Hérouville Saint-Clair a débattu de la situation tragique à Haïti. Il a pris une mesure immédiate de solidarité en débloquant 4 000 euros d’aide. Il s’est aussi prononcé, sur proposition de Patrick Arz, conseiller municipal du NPA, pour l’annulation de la dette de ce pays. La solidarité doit se développer ces prochaines semaines, avec une soirée dîner-débat-information fin février.

Voici l’intervention de Patrick Arz lors du conseil municipal de lundi 18 janvier 2010.

Monsieur le Maire, Mesdames et Messieurs les Conseillers Municipaux,

La terrible tragédie qui frappe une fois de plus l’île d’Haïti depuis mardi peut probablement être comparée au Tsunami par son ampleur. En effet, des informations que nous avons, on sait déjà que la capitale Port aux Princes, où vit 20% de la population haïtienne, est très endommagée, sans compter les autres villes comme Jacmel, Pétionville et bien d’autres dont on n’a encore aucune nouvelles. On parle déjà d’au moins 100 000 morts.

Au-delà des secours d’urgence qui se mettent en route envers une population démunie de nourriture d’eau et d’abri, il faudra une action à plus long terme pour reconstruire tout ce qui a été détruit. Mais aujourd’hui, ce qui compte c’est l’urgence et les moyens nécessaires sont démesurés. Déjà l’aide internationale envoie sur place des secouristes et des professionnels qui ont malheureusement l’expérience de ce genre de catastrophe.

Avec Rose Kamtchouing, de la « Voix des femmes » et Joane Langlais, habitante d’Hérouville d’origine haïtienne, nous avons lancé un appel à une réunion, qui s’est tenue vendredi à la Haute Folie, pour essayer de fédérer toutes les bonnes volontés qui sont prêtes à s’investir pour organiser des actions concrètes pour cette cause.

En premier lieu, les haïtiennes et haïtiens présents à cette réunion ont fait part de leur indignation par rapport à la présentation des faits par certains médias. En effet, d’abord on ne parle pratiquement que de la capitale alors que d’autres villes sont aussi sévèrement touchées. De plus certains journalistes insistent lourdement sur la violence et les pillages qui auraient lieu. Mais que reste-t-il à des gens qui n’ont rien pour subsister et qui ne voient pas arriver des secours ? Imaginons un instant qu’il n’y ait en France ni Restaus du Cœur, ni Croix Rouge, ni Secours Populaire, ni Secours Catholique, ne croyez-vous pas qu’il y aurait déjà eu des émeutes et des pillages dans les grandes surfaces, pour que toute cette population qui vit en dessous du seuil de pauvreté puisse survivre ?

Alors que déjà des personnes s’étaient manifestées pour envoyer des dons en nature, tels que vêtements, couvertures, etc…, nous avons du renoncer à cette éventualité. En effet, du fait des problèmes d’acheminement et de logistiques, les organisations humanitaires refusent ce genre de dons et demandent d’envoyer de l’argent. Cela leur permet d’acheter au plus près ce qui est nécessaire et de pouvoir s’organiser au mieux pour la distribution.

Nous avions l’intention de vous demander de voter un don à une organisation humanitaire. J’ai été prévenu par votre chef de cabinet, M. le Maire que vous alliez faire cette proposition ce soir et nous venons donc de voter un don de 4 000 euros à la Croix Rouge, nous vous en remercions.

Nous avons donc décidé d’appeler aux dons et de voir avec les services de la mairie la possibilité de mettre des urnes en place puisque cela était aussi dans vos intentions. Nous avons le projet d’organiser une soirée dîner-débat-information le samedi 27 février à la salle de la Fonderie et nous sollicitons la mise à disposition gratuite de cette salle pour ce faire.

Nous voulons présenter la réalité de l’île d’Haïti et de ses habitants telle qu’elle est. Il ne faut pas oublier que si Haïti est si pauvre aujourd’hui c’est parce qu’on lui a fait payer très chère son indépendance. Il est indispensable de revenir sur l’émancipation du peuple haïtien parce qu’en échange de cette double révolution, à la fois anti-esclavagiste et anti-coloniale, le pays a hérité de « la dette française de l’Indépendance » correspondant à 150 millions de francs or (soit le budget annuel de la France de l’époque). En 1825, la France décide que « Les habitants actuels de la partie française de Saint-Domingue verseront à la caisse fédérale des dépôts et consignations de France, en cinq termes égaux, d’année en année, le premier échéant au 31 décembre 1825, la somme de cent cinquante millions de francs, destinée à dédommager les anciens colons qui réclameront une indemnité. Nous concédons, à ces conditions, par la présente ordonnance, aux habitants actuels de la partie française de Saint-Domingue, l’indépendance pleine et entière de leur gouvernement. » Cela équivaut à environ 21 milliards de dollars d’aujourd’hui. Dès le départ, Haïti doit payer le prix fort, la dette sera l’instrument néo-colonial pour entretenir l’accès aux multiples ressources naturelles de ce pays (comme le café).

Les annonces actuelles du gouvernement français d’œuvrer pour l’annulation totale de la dette d’Haïti envers les créanciers du Club de Paris sont les bienvenues et le Comité pour l’Annulation de la Dette du Tiers Monde (CADTM) le demande depuis sa création en 1990.

Cela reste insuffisant. La totalité de la dette publique extérieure d’Haïti est un cas typique de dette odieuse et doit être annulée de suite sans conditions.

Entre 1957 et 1986, la dette extérieure a été multipliée par 17,5. Au moment de la fuite de Duvalier, cela représentait 750 millions de dollars et en 2008, elle monte, avec le jeu des intérêts et des pénalités, à plus de 1 884 millions de dollars. Cet endettement, loin de servir à la population qui s’est appauvrie, était destiné à enrichir le régime mis en place : il constitue donc une dette odieuse.

Aussi je vous propose de voter le vœu suivant :

Le Conseil Municipal d’Hérouville Saint Clair réunit le lundi 18 janvier 2010 :

Devant l’ampleur de la catastrophe qui frappe l’île d’Haïti et ses habitants et devant les moyens énormes qui seront nécessaire pour sa reconstruction, demande au gouvernement :
– D’annuler immédiatement et sans condition la dette d’Haïti à son égard
– De convaincre les autres pays d’en faire autant.
Pour qu’Haïti puisse se construire dignement, la souveraineté nationale est l’enjeu fondamental. Une annulation totale et inconditionnelle de la dette doit donc être le premier pas vers une démarche plus générale. Un nouveau modèle de développement alternatif aux politiques des IFI et aux accords de partenariat économique (APE signé en décembre 2009, Accord Hope II …), est nécessaire et urgent.

Le vœu a été adopté à l’unanimité.

Pour tout contact :

Patrick ARZ – Conseiller Municipal
Tel: 02 31 95 47 49 – 06 28 68 69 33 – courriel : patrick.arz@unmondelibre.fr
16 Allée de l’Angle – 14200 Hérouville Saint-Clair


Fonction publique : dans la rue jeudi 21 janvier

18 janvier 2010

 

La CGT, la FSU et Solidaires appellent à descendre dans la rue le 21 janvier pour manifester contre les attaques portées aux services publics et à la fonction publique. Eh oui, 2010 s’annonce déjà comme une année de tous les sacrifices! Selon Sarkozy et ses sbires, l’État dépense trop. Le gouvernement organisera deux conférences nationales sur le fameux déficit, probablement l’une en janvier, l’autre en avril pour trouver des «solutions».

Ministres et experts se pencheront sur le sujet dans le but de «sortir de la spirale des déficits et de l’endettement», mais nul besoin de conférence pour savoir quel plan ils vont nous concocter. Encore et toujours des suppressions de postes et toujours les mêmes qui vont trinquer !

Alors que plus de 100 000 emplois ont déjà été supprimés dans la fonction publique d’État depuis 2007, le gouvernement entend poursuivre ses contre-réformes. Hôpital, poste, éducation, culture, protection sociale, retraites, EDF, SNCF… les attaques se multiplient, et il y a fort à parier que nos services publics ne s’en sortiront pas indemnes.

En poursuivant la libéralisation des services publics au détriment de l’intérêt général, des agents et fonctionnaires et des usagers, l’État devient maintenant le premier licencieur !

Donnons de la voix à nos luttes en remettant en cause la fameuse révision générale des politiques publiques (RGPP) qui fut un outil de «réorganisation» aux conséquences particulièrement néfastes sur les conditions de travail et la qualité du service rendu. Opposons-nous à la suppression de la taxe professionnelle et au projet de réforme territoriale, ne laissons pas Sarkozy porter ce coup fatal au service public !

Pour le NPA, cette journée de mobilisation devrait permettre la convergence des mobilisations avec toutes celles et tous ceux qui ne veulent pas abandonner les services publics à leur mort programmée.

Préparons ensemble et dès maintenant cette manifestation afin de montrer au gouvernement que les personnels organisent déjà une vraie résistance et ce, dans tous les secteurs !

 


Le NPA part en campagne

12 janvier 2010

 

Pour ces régionales, le NPA a, tant au plan national que local, engagé des discussions pour parvenir à l’unité de toutes les forces qui affirment ne pas avoir renoncé à un changement radical de société c’est à dire avec le PCF, Lutte ouvrière, le Parti de gauche, les Alternatifs, la Fédération, les Objecteurs de croissance… Le fossé qui sépare le programme du PS et celui d’une gauche digne de ce nom justifiait la présentation de listes séparées de celles des socialistes partout.

A l’inverse de son choix de 2004, le PCF a cette fois décidé de présenter des listes «autonomes» dans 17 régions sur 22. Mais la prise de distance avec le vieil allié socialiste n’est que formelle. En effet, le PCF a annoncé qu’il constituerait de toute façon avec les socialistes des majorités de gestion. Quitte à reproduire la politique qu’il mène actuellement dans 16 régions puisqu’il en juge le bilan «plutôt satisfaisant».

Contrairement à l’image qu’on veut lui coller, le NPA ne refuse ni d’avoir des élus, ni de prendre ses responsabilités pour appliquer un programme radical s’il en a le rapport de force. Ce qu’il refuse, c’est de cautionner dans les institutions l’inverse de ce pourquoi il se bat au quotidien. Les dirigeants nationaux du PCF – et leurs alliés du PG – ont refusé d’adopter la même attitude et nous le regrettons. Quant à Lutte ouvrière, cette organisation a tout simplement refusé toute discussion.

Il ne faut toutefois pas tirer de leçons définitive de cette situation. Une vaste recomposition du paysage politique est en cours. A la gauche du PS, deux projets contradictoires s’affrontent. Celui d’une gauche anticapitaliste qui pose comme base de rassemblement la volonté de lutter jusqu’au bout pour la transformation radicale de la société et celui de la direction du PCF qui refuse de s’émanciper de la tutelle du parti socialiste au risque de voir les rêves de transformation sociale se transformer en cauchemar gestionnaire. C’est bien cette question qui a provoqué l’échec des discussions nationales, notamment avec le PCF.

Le parti de Marie George Buffet s’enfonce de plus en plus dans la crise. Dans de nombreuses régions, des élus sortants et militants communistes ont fait le choix d’affronter les listes de leur propre parti en participant aux listes des socialistes ou à celles d’Europe écologie.

Loin de se résigner face à l’échec des discussions nationales, les comités du NPA ont discuté dans toutes les régions avec les mêmes formations.

Dans quelques régions, et c’est positif, des listes unitaires associant le NPA, le PG et parfois le PCF, constituées sur des bases plus claires ont pu voir le jour.

En Languedoc Roussillon, le Front de gauche et le NPA mèneront campagne ensemble. La personnalité très controversé de la tête de liste socialiste, Georges Frêche, a agi comme un repoussoir sur les militantes et militants communistes et facilité un accord unitaire. La liste NPA-Front de gauche ne fusionnera pas avec celle du PS à l’issue du premier tour. Un programme de rupture sur le terrain social et écologique a été adopté et la composition de la liste permet un équilibre entre les diverses composantes. Des discussions se poursuivent également avec le Front de gauche en Limousin, Poitou-Charentes.

En Pays de Loire, le PCF s’est coupé en deux. Dans trois départements, il participe à la liste des socialistes. Deux fédérations discutent avec le NPA et le PG pour une liste commune.

Dans 5 régions, le PCF a fait le choix d’une alliance avec le PS dès le premier tour. Ainsi un accord a pu être conclu avec le le Parti de gauche notamment en Basse Normandie (voir les articles sur ce site) et en Champagne Ardennes. Les discussions se poursuivent en Lorraine, Alsace et Bourgogne. En Bretagne, le PG s’est divisé, une partie contractant un accord avec le NPA, l’autre avec la Fédération.

Enfin, dans un plusieurs régions, le NPA mènera campagne aux côtés de militants écologistes radicaux, et de la mouvance des objecteurs de croissance. Un communiqué national NPA- Mouvement des objecteurs de croissance lance un appel à «ceux qui ne se résignent pas à accepter comme inévitable la domination du capitalisme, ceux qui sans attendre les catastrophes planétaires à venir veulent dès à présent, engager des luttes de résistances et des alternatives concrètes (y compris dans les institutions), à se regrouper dans une Convergence de la Gauche anticapitaliste et de l’Ecologie radicale pour les élections régionales

L’accord est ainsi dores et déjà conclu en Auvergne avec les «alterekolos».

Que cela soit dans un cadre unitaire ou pas, le NPA mène campagne dans les 21 régions métropolitaines pour y défendre un même programme de rupture sociale et écologique. Une campagne contre la droite au pouvoir et en toute indépendance du PS et de ses alliés. Une campagne pour envoyer dans les conseils régionaux des élus aussi fidèles à la jeunesse et aux travailleurs que le droite l’est du patronat.