Non à l’austérité, non au Pacte budgétaire. TouTEs à Paris le 30 septembre !

12 septembre 2012

La mobilisation unitaire contre le Pacte budgétaire, officiellement appelé Traité sur la stabilité, la coordination et la gouvernance (TSCG), se construit. Mardi 11 septembre, le Collectif national de campagne a tenu une conférence de presse à Paris. Dans le Calvados, des cadres unitaires se constituent à Lisieux et à Caen. Pour le NPA, c’est une étape importante pour réunir les forces contre l’austérité.

Plusieurs associations (Attac, Copernic…), des syndicats (Solidaire, Unef…) et des partis politiques (NPA, PCF, FASE, Parti de gauche…) appellent ensemble à manifester le 30 septembre pour dire NON au Pacte budgétaire (lire la déclaration unitaire). Ils seront sûrement rejoints par d’autres organisations qui réunissent leurs instances délibératives en ces jours de rentrée. Dans leur conférence de presse commune, mardi 11 septembre, les représentants de ces organisations (Olivier Besancenot pour le NPA, Paul Laurent pour le PCF, Martine Billard, pour le Parti de gauche, Thomas Coutrot pour ATTAC…) ont expliqué qu’elles veulent faire du 30 septembre « un signal de départ d’une campagne nationale contre l’austérité » (compte rendu de la conférence de presse fait par l’AFP).

Le NPA partage bien sûr cette volonté de mobiliser. Comme l’explique Christine Poupin, sa porte-parole, « une véritable mobilisation unitaire de l’ensemble de la gauche politique et sociale contre le traité et contre l’austérité est à l’ordre du jour. L’enjeu ? Dans l’immédiat, ne pas laisser Hollande faire passer son traité tranquillement, et occuper la rue au moment où députés et sénateurs prétendront voter en notre nom. Au-delà, prendre enfin ensemble le chemin de la contre-offensive, de la construction d’une opposition à gauche à ce gouvernement« . Pour le NPA, une autre Europe est nécessaire et urgente : elle passe par le rejet du TSCG et « par des mouvements sociaux et politiques capables d’imposer des mesures anticapitalistes, le partage des richesse et du temps de travail, l’annulation de la dette, la réquisition des banques dans un service public« . (lire l’article dans Tout est à nous, l’hebdo du NPA).

La manifestation du 30 septembre est indissociable des luttes en cours contre l’austérité et la politique du gouvernement, notamment contre les licenciements qui se multiplient, ou contre l’exploitation des gaz de schiste. Comme ces luttes, la manifestation du 30 septembre doit concourir à réunir une véritable opposition de gauche à la politique de Hollande-Ayrault, qui est une politique de soumission aux intérêts de la finance et des grands groupes capitalistes.

A Caen, à Lisieux

L’appel unitaire national est relayé dans chaque département. Dans le Calvados, c’est bien parti tant à Lisieux qu’à Caen. A Lisieux, le NPA, la FASE, la GU, le PCF, le PG et le POI ont cosigné une déclaration unitaire demandant « aux parlementaires et en particulier à Mme Valter députée socialiste de la circonscription de voter contre » un traité qui « renforcerait encore toutes les politiques conduisant à la fois à la régression sociale, à l’aggravation de la crise écologique, au déni démocratique et à la récession économique en Europe comme en France« . Ces organisations invitent « tous les citoyens à participer à la grande manifestation nationale contre la ratification de ce traité qui aura lieu le 30 septembre 2012 à Paris« . A Caen, le NPA et les organisations du Front de gauche se sont également réunies et reprennent l’appel unitaire. Le Collectif du Calvados contre la dette se réunit également jeudi 13 septembre.

Dans le Calvados, le projet est d’affréter deux cars. Conférence de presse, réunions publiques, interpellations des parlementaires sont aussi au menu.

Si Hollande mène une politique contraire aux intérêts des travailleurs et de la majorité de la population, ce n’est pas une surprise pour le NPA ! N’attendons pas que le découragement s’installe, car seules la droite et l’extrême droite profiteront de cette situation. Imposons par nos luttes un vrai changement, maintenant !

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Lisieux. Communiqué unitaire contre le TSCG et contre l’austérité

12 septembre 2012

TSCG : Non à l’institutionnalisation de l’austérité en Europe,
Tous à la manifestation nationale du 30 septembre 2012 !

Les organisations lexoviennes : Front de Gauche (Parti Communiste Français, Parti de gauche, FASE, Gauche Unitaire), du NPA et POI réunies le 7 septembre 2012, tiennent à rappeler leur opposition totale au TSCG (Traité sur la stabilité, la coopération, la gouvernance) signé par Sarkozy et Merkel le 2 mars dernier et que le gouvernement français veut faire ratifier début octobre par le Parlement. Ce traité renforcerait encore toutes les politiques conduisant à la fois à la régression sociale, à l’aggravation de la crise écologique, au déni démocratique et à la récession économique en Europe comme en France.

Ensemble nous entendons tout mettre en œuvre pour que la France ne ratifie pas ce traité qui a pour but de nous faire payer leur crise.

Alors que le gouvernement, cherche à faire passer au plus vite devant le parlement ce texte, nous estimons nécessaire de mener une campagne unitaire, rapide, dynamique et pédagogique afin de souligner les enjeux et les dangers liés à ce pacte budgétaire et de mettre le Président de la République, le gouvernement et les parlementaires devant leurs responsabilités. Nous exigeons du gouvernement de retirer ce texte de l’ordre du jour de l’Assemblée nationale. Et, si cet ordre du jour était maintenu, nous demandons aux parlementaires et en particulier à Mme Valter députée socialiste de la circonscription de voter contre.

Nous invitons tous les citoyens à participer à la grande manifestation nationale contre la ratification de ce traité qui aura lieu le 30 septembre 2012 à Paris.

L’heure est au rassemblement et à l’unité !


Pas le temps d’attendre ! Dès maintenant, s’opposer à ce gouvernement de l’austérité !

12 septembre 2012

Hollande et son gouvernement nous prêchent la patience… Comme s’il n’y avait pas déjà plus de 5 millions de chômeurs et 10 millions de personnes vivant sous le seuil de pauvreté… comme si la misère, le désespoir, le mal logement ne provoquaient pas assez de drames !

Ayrault proclame que les « salariés ne doivent pas être des variables d’ajustement » au moment même où des groupes comme Air France, PSA, Sanofi, Doux, Plysorol, Fralib, Technicolor, Arcelor vont supprimer des milliers d’emplois, où la politique de non-remplacement de deux fonctionnaires sur trois partant en retraite est confirmée pour les ministères jugés non prioritaires. En effet, si 60 000 postes supplémentaires sont réellement créés dans l’Éducation nationale, ce sera au détriment des autres administrations.

Le changement… vers toujours plus d’austérité !

La comédie peut durer le temps d’une campagne mais pas plus. Il s’agit maintenant de trouver 30 milliards d’euros au nom de la réduction du déficit public. Hollande l’a dit : « ce plan, je le fais par conviction ».

Quant au traité de l’austérité, le pacte budgétaire négocié par Sarkozy et Merkel, Hollande peut essayer de nous le repeindre en rose avec son « pacte de croissance », il va bel et bien institutionnaliser l’austérité et faire payer la crise aux travailleur-euse-s.

Prenons notre avenir en main

Décidément, non, ce gouvernement n’est pas le nôtre ! En cette rentrée, il y a urgence à reprendre le chemin des luttes car nous n’aurons que ce que nous imposerons.

Avec la manifestation unitaire contre la ratification du Traité Européen le 30 septembre, il est possible d’amorcer une première riposte contre l’austérité. Elle devra logiquement se poursuivre contre le budget qui en sera l’application concrète par le gouvernement.

Le 29 les salariéEs de l’usine Ford de Blanquefort appellent à manifester au Mondial de l’automobile. Le 9 octobre des appels à la grève et à manifester sont lancés dans la filière automobile et les secteurs de l’industrie. Une manifestation devant le salon de l’auto pour le secteur auto est d’ores et déjà prévue. Elle rejoindra le cortège de l’ensemble des salariés le mardi après-midi. Ce sont autant d’occasions pour faire converger les combats contre les licenciements et les suppressions de postes.

Mais l’enjeu est aussi de construire un mouvement d’ensemble, pour imposer un véritable plan de sauvegarde contre le chômage et la précarité, notamment l’interdiction des licenciements et le partage du temps de travail entre toutes et tous.

Toutes ces échéances sont autant de possibilités, à travers des expériences de luttes menées en commun, de discussions, d’initiatives de rue, de construire l’unité du monde du travail et de ses organisations pour s’opposer à ce gouvernement de la rigueur.


PSA, Doux, Plysorol. Leçons de choses

12 septembre 2012

Le gouvernement a rendu public le rapport commandité sur la situation du groupe PSA. Après avoir fait semblant de s’indigner, il donne le feu vert à la restructuration pilotée par le groupe. Il entérine un millier de licenciements chez Doux et se tait alors que le tribunal de commerce prononce la liquidation de Plysorol.

Le rapport sur la situation de PSA rappelle opportunément que les actionnaires se sont enrichis sur le dos des salariés. L’auteur du rapport chiffre les dividendes et rachats d’actions (la « rémunération des actionnaires ») à presque 6 milliards d’euros de 1999 à 2011. Pour l’auteur du rapport, ce sont des ressources qui auraient pu être consacrées au développement du groupe. L’auteur du rapport pointe aussi les 450 millions de dividendes et rachats d’actions décidés en avril 2011, les qualifiant très pudiquement « d’inopportunes », d’autant qu’en octobre 2011 un premier plan d’économie dans le groupe porte sur 800 millions d’euros. Bref, d’un côté le groupe fait des économies et supprime des emplois, de l’autre les actionnaires s’enrichissent.

Que faire alors ? Peut-on laisser entre les mains de la famille Peugeot les destinées du groupe ? Hélas, le rapport et le gouvernement avec lui répondent oui. La restructuration est présentée comme étant inévitable, et notamment le fermeture du site d’Aulnay, même si le rapport, au passage, cherche à opposer salariés des usines de Madrid et d’Aulnay. Le rapport ne conteste pas non plus les suppressions d’emplois dits « de structure » dans tous les établissements autres que ceux d’Aulnay et de Rennes. C’est en fait un deuxième plan de suppressions d’emplois, après celui déjà décidé en 2007. A Cormelles-le-Royal, ce plan s’était concrétisé par la suppression de 150 emplois. Selon des informations retransmises dans les medias, le nouveau plan 2013 en rajouteraient 43. Tout en voulant concentrer la production sur quelques sites de montage, le groupe s’attaque à l’emploi dans les autres établissements, qu’ils soient centres de recherche, administratifs, ou équipementiers comme Cormelles.

Au final, le gouvernement décrète l’impunité pour les dirigeants du groupe. Certes critiqués pour leur gestion, ils reçoivent quand même un feu vert pour liquider des milliers d’emplois. Les promesses du gouvernement d’être aux côtés des salariés et de trouver une solution pour chacun ne sont plus prises au sérieux, alors qu’il n’a même pas le courage d’exproprier la famille Peugeot.

Dans le dossier Doux, les assurances du gouvernement d’être aux côtés des travailleurs ne pèsent pas plus lourds, car là aussi il accepte les licenciements entérinés par le tribunal de commerce de Quimper : 970 emplois sur les 1700 du pôle frais devraient disparaître, faute de repreneurs. Et cela pourrait n’être qu’une première vague puisque Charles Doux et la banque Barclays restent aux commandes de ce qui reste du groupe, c’est-à-dire des pôles « élaborés et surgelés – grand export » et doivent présenter un « plan de relance » pour le 1er décembre 2012 ! Là encore, la première mesure que prendrait un gouvernement des travailleurs, c’est la saisie du patrimoine de la famille Doux pour rembourser l’ensemble des subventions publiques que cette dynastie a perçu pendant 15 ans et remettre l’entreprise et la filière avicole sur pied en maintenant les emplois.

Faire converger les luttes contre les licenciements

A l’évidence, on ne peut compter sur ce gouvernement pour défendre l’emploi, un gouvernement dont les ministres se déplacent si nombreux à l’université d’été du Medef. Ce gouvernement fait le choix d’accepter la règle du jeu dictée par les groupes privées et les restructurations que ces derniers auront concoctées, avec leur cortège de licenciement.

C’est l’intervention directe des salariés et leurs luttes qui permettront de bloquer les restructuration et de maintenir les emplois. Certes les coups encaissés sont très durs, et le moral était en berne autant à Quimper qu’à Plysorol, tant les travailleurs se sentent abandonnés. Mais il est encore possible de s’opposer tant au dépeçage de Doux qu’à la liquidation de Plysorol et à la restructuration de PSA.

A Plysorol, les salariés du site de Magenta, dans la Marne, n’acceptent pas la liquidation et leurs collègues de Lisieux et de Fontenay-le-Comte ne manqueront pas de se réunir aussi pour débattre d’actions collectives à entreprendre. Envisager une coopérative ouvrière de production, retourner voir les collectivités locales ? Plusieurs idées s’échangent déjà. Il y a les stocks de matière première ou de produits finis, les outils de production. Pourquoi laisser cela entre les mains des dépeceurs ?

De leur côté, les salariés de la branche automobile se mobilisent et préparent de nombreuses actions ces prochaines semaines : samedi 15 septembre avec PSA à Rennes, samedi 29 septembre au Mondial de l’Automobile avec les Ford de Bordeaux et à Aulnay avec les PSA.

Enfin, le 9 octobre, rendez-vous au Mondial de l’Auto à nouveau, avec l’ensemble des salariés et notamment plusieurs délégations d’entreprises en lutte, dans le cadre de la journée internationale appelée par les Fédérations Syndicales de l’Industrie Européenne.

Le NPA apporte son soutien à ces mobilisations et, à chaque fois, est aux côtés des travailleurs en lutte.


LIcenciements. Contre la loi des patrons, mobilisation !

7 septembre 2012

Jeudi, le tribunal de commerce de Lisieux a prononcé la liquidation de Plysorol et entériné 277 licenciements. La veille, le tribunal de commerce de Quimper examinait les offres de reprise du pôle frais de Doux. Il doit rendre sa décision lundi prochain et la crainte des salariés est qu’un millier d’entre eux restent sur le carreau, sur les 1 700 concernés.  Et il y a aussi Carrefour, PSA… Alors que le gouvernement parle de « redressement productif », la loi des patrons continue de s’appliquer.

La liquidation de Plysorol devrait entraîner le licenciements de 277 salariés, dont 70 à Lisieux. Un délégué CGT du site de Fontenay-le-Comte, en Vendée, résumait l’état d’esprit des salariés rassemblés jeudi devant le tribunal de commerce : « on est écoeurés que l’Etat laisse faire çà ». D’autant que l’agonie de Plysorol s’est accompagnée d’obscures tractations sur les droits d’exploitation de 600 000 hectares de forêts gabonaises, droits acquis après la seconde guerre mondiale par la société Leroy, l’ancêtre de Plysorol. Selon le rapport d’expertise commandé par le tribunal, le groupe Bitar, le dernier repreneur de Plysorol a récupéré les droits d’exploitation des forêts en février 2012. Et l’avocat du comité central d’entreprise de Plysorol de dénoncer des « tours de passe-passe » et estime qu’il y a eu « spoliation des forêts gabonaises ». Les salariés de Plysorol présents jeudi ont copieusement traité Bitar de « voleur » au passage de son véhicule quittant le tribunal. La secrétaire CGT du CCE est elle aussi très claire : « nous avons affaire à un véritable patron voyou qui est venu piller les richesses de la société avant de laisser 280 personnes sur le carreau ».

Pendant des années, les pouvoirs publics ont subventionné les patrons qui se sont succédés à Plysorol. Le moins qu’on puisse exiger aujourd’hui, c’est que l’Etat et les collectivités locales se mobilisent pour aider aujourd’hui les salariés. Mais cela ne suffit pas. C’est la règle du jeu qu’il faut changer : il ne faut plus que ce soit la loi du patron qui s’impose. Il faut que le droit à l’emploi prévale. C’est-à-dire qu’il faut interdire les licenciements, et garantir la continuité des droits des salariés (dont le paiement des salaires).

Le gouvernement accepte les licenciements à Doux

A Quimper, c’est aussi un tribunal de commerce qui a entre ses mains l’avenir d’un millier de salariés. Dans ces tribunaux, ce sont des patrons qui prennent des décisions pour d’autres patrons, s’est indigné un délégué CGT du CCE de Doux. Ce qui est l’exacte vérité, puisque les juges des tribunaux de commerce sont des patrons élus par les patrons et non pas des juges professionnels indépendants. Les organisations syndicales demandent d’ailleurs le dessaisissement du tribunal de Quimper en faveur d’une juridiction professionnelle. Quelques jours avant que ce tribunal se prononce sur la continuité de l’activité ou sur le licenciements de centaines de salariés, les syndicats restaient pessimistes. Les offres de reprise pourraient laisser un millier de salariés sur le carreau. Doux ne débarrasserait ainsi d’un millier de salariés en contrepartie des 2 millions d’euros qu’il consent à verser au titre du PSE.
Le gouvernement, quant à lui, accepte par avance les licenciements. Tout au plus promet-il, par la voix du délégué chargé de l’agroalimentaire, « d’être présent auprès des salariés qui resteront sans solution (…) avec l’idée d’un accompagnement social personnalisé ».

Faire converger les luttes contre les licenciements

Plysorol, Doux, Technicolor, Carrefour, l’automobile : les plans de licenciements s’accumulent. Le gouvernement laisse faire, appelle à la « responsabilité » les patrons, mais aussi les syndicats, comme si les salariés ne devaient pas protester trop fort contre les licenciements ! Les ministres se déplacent en grand nombre à l’université d’été du MEDEF au lieu d’être aux côtés des travailleurs pour bloquer les licenciements !

Les licendiements ne sont pas une fatalité mais si les luttes restent isolées, si l’on compte sur les repreneurs, le pire est à craindre. Dans le meilleur des cas, une partie seulement des emplois peut être sauvée, et souvent provisoirement. Il est temps de se mettre ensemble. Le mondial de l’auto pourrait être un moment fort pour rassembler tous ceux et toutes celles qui en ont marre des licenciements et de la loi des patrons. Dès fin août, l’intersyndicale de Ford Blanquefort lançait un appel à la mobilisation commune à l’occasion du mondial de l’auto. La CGT de PSA appelle aussi à venir y manifester, le 9 octobre.

Mercredi, une association créée par des femmes virées des 3 Suisses, Les Licenci’elles, a appelé à son tour à manifester le 9 octobre aux côtés des PSA au salon de l’auto. Les Licenci’elles regroupent des salariéEs ou d’ex salariéEs de Sony, du Crédit Agricole, de Kodak, d’Arcelor Mittal, Faurecia, Valeo, GoodYear… Dans un communiqué, l’association exige une loi contre les licenciements dans les entreprises ou les groupes qui font des bénéfices.

Toutes ses démarches de rassemblement des luttes vont dans le bon sens. Face aux attaques patronales contre l’emploi, il est temps de préparer un grand mouvement d’ensemble pour le droit à l’emploi. Et si, le 9 octobre, toutes les boîtes en lutte montaient au mondial de l’auto ?


Besancenot appelle à une « opposition unitaire à la gauche du gouvernement », par Katell Prigent (AFP)

3 septembre 2012

Olivier Besancenot, ex-porte-parole médiatique du NPA, qui effectue sa rentrée avec un livre dont le titre, « On a voté… et puis après ? », est inspiré d’une chanson de Léo Ferré, appelle à une « opposition unitaire à la gauche du gouvernement » pour « imposer des mesures d’urgence » à François Hollande.

« Il faut une opposition unitaire à la gauche du gouvernement, la plus large possible », explique, dans un entretien à l’AFP, l’ex-candidat LCR à la présidentielle (2002 et 2007), pour qui l’opposition se fera « dans la rue ». « S’il ne se passe pas quelque chose du côté de la rue et de la gauche non gouvernementale, il ne se passera rien », estime-t-il avec la volonté de « mettre en branle tous les réseaux militants et pas simplement de les mettre en alerte ». « Sur la question des licenciements (PSA, Technicolor, Fralib, Sodimedical…), on pousse à ce qu’il y ait une convergence des luttes », explique le facteur de Neuilly, qui envisage « la possibilité d’une marche des salariés licenciés ». « Les salariés se rappeleraient au bon souvenir de M. Montebourg sous ses fenêtres pour réclamer une loi d’interdiction des licenciements et que le gouvernement utilise les moyens de pression qu’il a, c’est-à-dire les aides publiques qu’on a données à tous ces groupes-là », dit-il.

« Ce serait légitime et cohérent que l’on retrouve Poutou (NPA), Mélenchon (FG) et Arthaud (LO) dans la marche puisque, à peu de choses près, on les a entendus défendre des choses à peu près similaires sur la question des licenciements », fait valoir Olivier Besancenot.
Cette union se fera peut-être sur l’autre sujet de la rentrée, le traité budgétaire européen. Jean-Luc Mélenchon, co-président du Parti de gauche et porte-parole du Front de gauche, a appelé à une manifestation contre le traité le 30 septembre.
« Sur l’Europe, les choses s’enquillent plutôt pas mal », se réjouit Olivier Besancenot, soulignant que le NPA a été contacté par le Front de gauche. Toutefois, il estime que la position de Jean-Luc Mélenchon et du Front de gauche, c’est le « ni-ni », « ni dans le gouvernement, ni dans l’opposition, une situation instable ».

Lui, souhaite une « opposition décomplexée ». Pour celui qui s’est engagé dans la politique et le militantisme « sous Mitterrand », lorsque la gauche gouverne « il y a une forme d’attentisme dans la gauche sociale et la gauche politique. On se dit « on va leur laisser une chance » « .
« On cherche à faire en sorte que la rentrée ne soit pas « normale », il faut sortir de l’attentisme », ajoute-t-il.
« L’idée, c’est être présent partout où il y a des fronts de rupture et partout où il y a des mesures d’urgence à imposer, c’est d’établir un rapport de forces parce que rien ne nous sera donné sous Hollande, rien », assure Olivier Besancenot, pour qui « il faut passer à l’offensive ».
Aucune mesure du gouvernement ne trouverait grâce aux yeux d’Olivier Besancenot ? « Il y a toujours des mesures symboliques qui viennent nous rappeler que la droite n’est plus là (loi contre le harcèlement sexuel, plafonnement de la rémunération des patrons du public…) et on est super-contents que la droite ne soit plus là », tempère-t-il.
Mais d’ajouter: « Il ne faut pas se laisser endormir, ne pas se réveiller comme on le fait à chaque fois, après deux ans et demi, trois ans de mandat de cette gauche ».

« L’actualité fait qu’on recommence à avoir besoin de nous. Vers qui on se tourne, quand il s’agit de ne pas être hésitant pour aller au combat quand cette gauche-là est au pouvoir et pas simplement sur des postures, sur des mots? On est dans l’action », assure Olivier Besancenot.
A propos du NPA, qui cet été a vu partir nombre de ses cadres pour le Front de gauche, il répond: « C’est derrière nous, on a tourné la page. Au-delà des effets immédiats des résultats électoraux, il y a des réalités profondes dans la réalité sociale et politique du pays ».
« Il faudra compter avec nous », prévient Besancenot.


Le changement c’est… NEANT !

3 septembre 2012

Les premiers mois de la « gauche » au pouvoir ont vu des mesures qui ont rappelé que la droite était bel et bien partie : justice pour les mineurs, loi sur le harcèlement sexuel, baisse de la rémunération des ministres, décret sur les loyers en relocation… Mais on est loin du compte.

Les premiers renoncements

Le gouvernement Ayrault ne sera pas celui de l’égalité des droits entre Français et Immigrés. Le ministre de l’intérieur qui continue le travail mené par Hortefeux et Guéant sous Sarkozy. Les démantèlements des camps de Roms redoublent et selon Valls « être de gauche, ce n’est pas approuver la régularisation massive ». Valls et le nouveau gouvernement, comme la droite, indiquent que l’immigration est un problème !

Ni celui de la justice fiscale. Rien ne sera fait sur la nécessaire progressivité de l’impôt pour taxer plus lourdement les revenus les plus élevés.

Ni celui de la défense de l’emploi et du pouvoir d’achat. Les plans de licenciements s’amoncellent de jour en jour, PSA, Air France, Carrefour, Fralib… et le chômage atteint des records. Rien n’est fait pour prendre sur les profits pour maintenir l’emploi. Pire, les « contrats d’avenir » pour les jeunes précariseront toute une génération.

Et encore moins celui de l’environnement puisque certains ministres reviennent haut et fort sur les engagements, limités et ambiguës, pris par Hollande. Et pour Montebourg le nucléaire est « une filière d’avenir ».

Un gouvernement made in Austérité !

Avec le collectif budgétaire votée en juillet par l’ensemble des députés de la majorité de gauche, et aussi par les députés du Front de Gauche, l’austérité est bien au menu. Certes, les mesures les plus injustes du quinquennat Sarkozy sont effacées et c’est tant mieux. Mais le cœur de ce budget rectificatif annonce la couleur : économies sur les dépenses publiques pour plus d’un milliard d’euros, gel supplémentaire sur les crédits et maintien des restriction sur l’assurance maladie. Les suppressions de postes dans la fonction publique seront accentuées et on parle même d’un tour de vis sur les salaires des fonctionnaires dans les mois qui viennent. Pire, avec la ratification du TSCG (Traité sur la stabilité, la coordination et la gouvernance) dit pacte budgétaire, par l’assemblée nationale début octobre, cette politique d’austérité sera automatique et obligatoire. C’est-à-dire encore plus de licenciements, de précarité, moins de droits pour la majorité de la population.

Il y a urgence à s’opposer à ce gouvernement !

Sans mobilisations fortes, sans opposition à sa gauche, la politique de ce gouvernement ouvrira la porte à la droite et l’extrême droite.

Le NPA propose à celles et ceux qui refusent de se résigner à l ‘austérité et aux reculs sociaux, aux militants syndicaux et associatifs, aux forces politiques du Front de Gauche de Jean-Luc Mélenchon, à Lutte Ouvrière, de construire ensemble cette opposition politique et sociale.

Les mobilisations à construire contre le traité européen, pour la défense de l’emploi et la revalorisation des salaires sont de premières échéances pour en poser les jalons. C’est le moment d’unifier les luttes existantes, de les amplifier, pour gagner et inverser le rapport de forces.