1er décembre : manifestation contre le chômage et la précarité

28 novembre 2012

Le chômage et la précarité n’en finissent pas d’augmenter. L’avalanche de licenciements ces derniers mois n’a fait qu’aggraver la situation. Alors qu’il faudrait réduire massivement la durée du travail (travailler moins pour travailler tous et toutes…), le gouvernement reste fidèle aux dogmes libéraux et multiplie les cadeaux au patronat pour soi-disant « aider » les entreprises. Cette année encore, les associations appellent à manifester. Lire l’appel unitaire.

Pour la 10e année consécutive, les chômeurs et précaires feront entendre leur voix dans la rue et manifesteront publiquement samedi 1erdécembre pour dénoncer une situation scandaleuse faite à un nombre croissant de personnes exclues des droits élémentaires que sont un emploi, un revenu, un logement, l’accès aux soins et à la culture…

6 mois après les élections, rien de nouveau sous les nuages de la précarité.

Un coup de pouce dérisoire aux allocations chômage, pas un centime d’euro pour les allocataires du RSA et de l’ASS, un manque d’emplois de plus en plus terrible et une pression de Pôle Emploi de plus en plus forte, voilà le changement dans la continuité que vivent quotidiennement chômeurs et précaires.

Par ailleurs, les chômeurs et les précaires exigent des réponses à leurs besoins immédiats et à leurs légitimes revendications. Ils affirment aussi qu’une véritable politique de l’emploi et des revenus est possible grâce à une répartition équitable des richesses. Ils rappellent leurs principales revendications :

 ◦ Un emploi stable pour tous, librement choisi et permettant de vivre décemment.

 ◦ Une indemnisation décente de toutes les formes de chômage et larevalorisation des différents revenus des chômeurs et précaires

 ◦Une meilleure répartition du travail par le respect des 35 heures et par une nouvelle réduction du temps de travail.

 ◦ Davantage de moyens pour que les chômeurs accèdent à de vraies formations, et librement choisies.

 ◦ Une retraite décente pour tous à 60 ans y compris pour les chômeurs non indemnisés et les allocataires du RSA.

 ◦ Une réforme de Pôle emploi : plus de moyens pour accompagner les chômeurs vers l’emploi, une séparation claire des deux fonctions principales: « indemnisation » et « accompagnement vers l’emploi »

 ◦ L’arrêt immédiat des radiations-sanctions !

 ◦ La revalorisation de l’allocation exceptionnelle de fin d’année (dite « prime de Noël ») à 500 euros, pour tous.

Le chômage et ses conséquences concernent l’ensemble de la société, nous appelons tous les chômeurs, précaires, salariés, retraités et tous les citoyens à nous rejoindre pour manifester avec nous !

 AC ! – APEIS – CGT chômeurs – MNCP


Lire aussi l’article sur le site du NPA.


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25 novembre. Contre les violences faites aux femmes !

24 novembre 2012

Le gouvernement Hollande a mis en place un Ministère Aux Droits des Femmes et a pris un certain nombre de mesures. C’est une bonne chose mais cela ne suffit pas face aux violences multiples que subissent les femmes. Pour les combattre réellement, pas d’autre choix que de prendre nos affaires en main. Pour la journée de lutte contre les violences faites aux femmes, la collectif national pour le droit des femmes appelle à manifester à Paris. Le NPA soutient cette manifestation  et demande des mesures pour lutter efficacement contre ces violences.

Le viol ? Une violence relativisée !

Avec l’affaire DSK ou avec le procès de Créteil (où des hommes accusés de viols collectifs ont été soit acquittés soit condamnés à des peines ridicules de 1 an ferme à 3 avec sursis), ce sont les victimes qui sont pointées du doigt. Porter plainte pour viol peut constituer un nouveau traumatisme tellement la parole des victimes est mise en doute. Il faut le marteler : un acte sexuel sans consentement est un viol, céder n’est pas consentir, même en portant une jupe, même en ayant bu, même sans lutter physiquement…

Dans l’imaginaire collectif, les femmes seraient agressées la nuit par un inconnu. En réalité, la plupart des femmes violées, battues, harcelées, connaissent leur agresseur : c’est le père, le patron, le conjoint ou l’ex qui est souvent coupable des violences. Souvent la lutte contre les violences faites aux femmes est utilisée pour stigmatiser toujours les mêmes : l’ouvrier alcoolique, le jeune de banlieue… A côté de ça, on excuse plus facilement un DSK, homme de pouvoir, qui « trousse une domestique » ou les « dérapages » lors des bizutages des grandes écoles. Pourtant, il est prouvé que les violences contre les femmes touchent tous les milieux. Trop souvent, les femmes continuent de subir ces violences dans leur foyer car elles sont contraintes d’y rester, socialement et économiquement.

Nous exigeons :

– Une loi-cadre contre les violences faites aux femmes.

­- La formation systématique des personnel-LE-s de police, de justice, de santé pour l’accueil des femmes victimes de viol ou violences.

­- La protection effective de femmes qui portent plainte, notamment par l’éloignement forcé de l’agresseur.

– De vrais budgets pour l’accueil des femmes victimes de violences conjugales ou familiales, au besoin avec leurs enfants, ainsi que pour les jeunes lesbiennes, gays, bisexuel-le-s, transgenres, intersexes en rupture familiale.

­- La prise en charge par l’Education Nationale d’une véritable éducation sexuelle non sexiste et non hétérocentrée.

La sexualité ? ça fait vendre ! 

La sexualité et le corps des femmes sont traités comme des marchandises. Cela va de la pub d’une femme nue pour un yaourt, au crime qu’est la traite des femmes pour la prostitution. On nous dit que l’on vit dans la liberté sexuelle depuis 1968, mais c’est une immense hypocrisie. Même si l’IVG est enfin remboursée à 100%, l’accès à la contraception et à l’avortement restent dramatiquement réduits par la casse des services publics et l’austérité. Cela empêche concrètement les femmes d’avoir la sexualité qu’elles veulent.

Les réactionnaires nous font croire que la structure « idéale » de la famille serait menacée par l’ouverture du mariage et de l’adoption pour tou-te-s. Les lesbiennes sont toujours insultées, harcelées, agressées à cause de leur orientation sexuelle. Dans cette société, la sexualité on en parle beaucoup et on l’utilise beaucoup, mais on ne la vit pas souvent de manière libre et épanouie !

La politique concrète de l’Etat ? La répression ! 

Face à la prostitution, la politique répressive du gouvernement n’atteint pas les trafiquants de femmes mais les prostituées elles-mêmes, poussées à la clandestinité et donc toujours plus vulnérables face à ceux qui les exploitent.

Les femmes sans-papiers ou régularisées par mariage subissent la double oppression sexiste et raciste. Avec la politique migratoire d’une rare violence qui se déchaîne, il leur est impossible dans ces conditions de porter plainte pour des violences conjugales sans se retrouver elles-mêmes expulsées !

Les réactionnaires et l’extrême droite avec leur discours raciste et islamophobe instrumentalisent le féminisme pour stigmatiser toujours les mêmes : les immigréEs des classes populaires et les femmes voilées.

Nous exigeons :

-­ La fin de la marchandisation des femmes et des politiques répressives directes et indirectes envers les prostituées (délit de racolage passif, projet de pénalisation des clients…).

­- L’accès libre, gratuit, et effectif, à l’IVG, la contraception et les protections anti-IST/MST/VIH.

– L’ouverture de la procréation médicalement assistée pour les toutes les femmes, mariées ou non, hétéros ou lesbiennes.

– La régularisation de tou-tes les sans-papiers.

– L’abrogation des lois racistes.

La crise économique ? Quel rapport ?

L’énorme majorité de la population n’a pas d’autre choix que de se salarier pour vivre. Mais au travail comme ailleurs, les femmes ne sont pas égales aux hommes. Les femmes sont toujours payées environ 25% de moins que les hommes. Ce sont elles qui occupent la plupart des emplois précaires et/ou payés au SMIC, et qui sont le plus touchées par le sous emploi. La casse des services publics les oblige à prendre en charge elles-mêmes, gratuitement, la garde et l’éducation des enfants, le soin aux personnes âgées ou malades de la famille. Ceci fragilise toujours davantage leurs possibilités d’autonomie financière, et les rend dépendantes de leur conjoint.

En temps de crise, la situation du travail des femmes se dégrade et on leur martèle que leur véritable place est à la maison avec les enfants. Elles sont donc plus vulnérables, acceptent plus facilement les exigences patronales, sont plus exposées aux violences sexistes au travail.

Face à cela, il faut prendre l’argent où il est, dans les poches du patronat, et changer de système. Il faut construire une autre société où chaque individu, donc chaque femme, doit pouvoir se former, et construire sa vie professionnelle, sentimentale et sexuelle comme il/elle le souhaite, avec la prise en charge collective des tâches domestiques, des enfants, des malades et des personnes âgées.

Nous exigeons :

­- L’égalité salariale et le rattrapage immédiat des salaires.

­- Des services publics gratuits de qualité, en par ticulier la santé, l’éducation, la petite-enfance, le 3e âge et les transports.

– ­L’interdiction des licenciements et des contrats précaires, un CDI pour toute-s !

– ­300€ net de plus pour tou-te-s, pas un salaire à moins de 1700 !

­- Une allocation d’autonomie pour tou-te-s les jeunes.


Halte à l’agression contre Gaza ! Soutenons la lutte du peuple palestinien !

18 novembre 2012

L’armée de l’Etat d’Israël poursuit une attaque d’envergure contre Gaza. Depuis mercredi 14 novembre 2012, l’aviation des forces d’occupation bombarde Gaza. Cette nouvelle offensive fait suite à d’innombrables attaques d’avions et de tirs de chars durant tout le mois d’octobre 2012. Son nom : « Colonne de fumée ». Les manifestations de soutien à la lutte du peuple palestinien s’organisent. A Caen : rendez-vous mercredi 21 novembre, 18h, devant la préfecture du Calvados.

La précédente offensive d’Israël contre Gaza, entre le 27 décembre 2008 et le 18 janvier 2009, avait causé la mort de plus de 1700 personnes.

Le nouveau drame subit par les gazaouis fait suite à l’accord ACAA entre Israël et l’Union Européenne en octobre 2012, accord qui marque les premiers pas pour l’intégration d’Israël à l’Union Européenne. François Hollande a reçu Benjamin Netanyahu en grande pompe à l’Elysée le 31 octobre 2012. Lire l’article sur le site du NPA.

Cette nouvelle guerre précède les élections législatives israéliennes prévues en février 2013.

Par la répétition des accords UE / Israël, par le tapis rouge déroulé devant la droite extrême israélienne en France, le gouvernement israélien se sait soutenu et comprend le langage diplomatique comme un chèque en blanc pour mener ses opérations criminelles.
Les manifestations s’organisent dans tout le pays. Voir l’appel du Collectif National pour une Paix Juste et Durable entre Palestiniens et Israéliens sur le site du NPA.

A CAEN : manifestation mercredi 21 novembre (18h, préfecture du Calvados) à l’appel du collectif Palestine (lire communiqué ci-dessous).

Et n’oublions pas le soirée de soutien à la lutte du peuple palestinien, samedi 24 novembre, organisée par le collectif Palestine à La Fonderie, à Hérouville Saint-Clair.
16 h : stands (produits de Palestine et d’ailleurs, livres…), rencontres, témoignages (retours de missions…) ;
18 h : meeting avec Hael al Fahoum, ambassadeur de Palestine en France, André Rosevègue, de l’Uion juive française pour la paix et René Naba, écrivain et journaliste.
20 h 30 : dîner de solidarité / scène ouverte (18 euros et 9 euros pour les chômeurs, minima sociaux, étudiants. Billets à réserver à la Maison des solidarités, 51 quai de juillet à Caen, ou par téléphone au : 02.31.83.09.09).


COMMUNIQUÉ DE PRESSE DU COLLECTIF PALESTINE DU CALVADOS

Depuis la mi-octobre, l’armée israélienne, rompant la trêve respectée depuis plus de trois ans, a intensifié bombardements et incursions sur le territoire palestinien de la bande de Gaza, ce qui a entraîné une reprise de tirs de roquettes palestiniennes. Une nouvelle étape a été franchie par le gouvernement israélien en procédant à l’assassinat ciblé le 14 novembre d’Ahmad Jabbari, haut responsable du Hamas, alors qu’un cessez le feu, sous l’égide de l’Egypte, avait été conclu la veille. Depuis, l’Etat d’Israël a officiellement annoncé et amplifié ses opérations militaires contre Gaza, infligeant par ses bombardements morts, blessés et destructions à la population gazaouie, soumise à un blocus illégal et inhumain depuis 2007. Ceci, comme en 2008-9 entraîne des répliques palestiniennes.
Le Collectif 14 de solidarité avec le peuple palestinien déplore toutes les victimes civiles, mais il considère qu’Israël en maintenant son blocus, en rompant la trève et en déclenchant l’agression en porte la responsabilité.

Nul n’a oublié les massacres perpétrés par la même armée israélienne lors de l’offensive « Plomb Durci » de 2008-2009, se soldant par la mort de 1400 Palestiniens, et que les mêmes prétextes avaient été invoqués par le gouvernement israélien pour justifier cette attaque meurtrière. C’était, comme aujourd’hui, la veille d’une échéance électorale en Israël.
Benyamin Netanyahou, qui a annoncé l’alliance de son parti avec celui du leader d’extrême droite Avigdor Lieberman, utilise à l’évidence cette attaque contre la bande de Gaza pour des considérations électorales.

Ce gouvernement œuvre aussi méthodiquement à torpiller la démarche palestinienne à l’ONU. Il clame haut et fort sa volonté de renverser l’autorité palestinienne si la Palestine devient membre de l’ONU.

Le Collectif 14 de solidarité avec le peuple palestinien condamne les assassinats dits ciblés et les attaques contre la population assiégée de Gaza.
Il appelle le gouvernement français à agir auprès du gouvernement israélien, de l’Union européenne, et de l’ONU pour que ce déferlement de violence meurtrière cesse, pour qu’Israël lève immédiatement le blocus de la bande de Gaza.
Préserver les chances de la paix, suppose de la part de la communauté internationale comme du gouvernement français, de mettre fin à l’impunité d’Israël. Ceci passe par des sanctions et non par des primes à l’occupation comme le fait régulièrement l’Union européenne.

Il demande au gouvernement français, conformément à l’engagement pris par le candidat François Hollande, de répondre positivement à la légitime demande palestinienne d’adhésion à l’ONU.

Une délégation du Collectif déposera lundi 19 novembre à 17h auprès de Monsieur le Préfet une lettre ouverte pour transmission au Président de la République.

Le Collectif 14 de solidarité avec le peuple palestinien appelle à un rassemblement de solidarité avec Gaza mercredi 21 novembre à 18h devant la Préfecture à Caen sur les mots d’ordre suivants :

Arrêt des bombardements sur Gaza

Levée immédiate du blocus de Gaza

Un Etat palestinien admis à l’ONU

Halte à l’impunité d’Israël : des sanctions immédiates

Caen, le 18 novembre 2012



Lisieux. Contre la vidéo surveillance

15 novembre 2012

La municipalité de Lisieux a décidé d’installer la vidéo surveillance dans la ville. Le collectif Résistances du Pays d’Auge organise un débat vendredi 23 novembre à l’Espace Victor-Hugo.

Programme de la soirée

Intervenants :
Noé Leblanc, spécialiste sur les questions de la vidéo-surveillance ;
Camille Polloni, journaliste à Rue89 ;
Sabine Michaux (EELV), élue au conseil municipal de Lisieux ;
Laurent Sodini (PS), élu au conseil municipal de Lisieux et vice-président du conseil régional de Basse-Normandie ;
Miguel Segui (NPA), animateur de quartier dans les Hauts-de-Seine.

19h00 : introduction

19h30 : projection du film documentaire « Caméra city » d’Olivier Zanetta et Christophe Rigaud.
Depuis l’installation du premier système de vidéo-surveillance à Levallois-Perret en 1993, les caméras se sont déployées sans bruit dans les centres-villes. La vidéo-surveillance est aujourd’hui assimilée à un nouvel équipement urbain. Banalisée, fondue dans des stratégies plus vastes de sécurisation des lieux de sociabilité, cette vidéo-surveillance, est désormais qualifiée de vidéo-protection. Dans ce documentaire, les réalisateurs zooment sur cette généralisation de l’équipement vidéo dans les communes et s’attachent à comprendre pourquoi des élus, de droite comme de gauche, s’engagent dans cette démarche.

20h30 : Débats

Débat 1 – Vidéo-surveillance : définition, réglementations, spécificités lexoviennes, enjeux économiques et politiques.

Débat 2 – Vidéo-surveillance : acceptabilité de tels dispositifs par les citoyens et leur implication dans les processus de décisionnels.


Le 17 novembre : avec les opposantEs à Notre Dame des landes

15 novembre 2012

Un projet d’aéroport de Notre Dame des Landes est inutile et dévastateur pour le seul profit de la multinationale Vinci. Mais les opposantEs ne baissent pas les bras. Une grande manifestation unitaire est prévue samedi, pour la réoccupation de la Zone d’aménagement différé, rebaptisée Zone A Défendre, et le NPA en sera.

Notre Dame des Landes représente un concentré de gaspillage d’argent public et de destruction de l’environnement. Ce projet promet d’être un gouffre financier engloutissant au minimum 3 milliards d’euros d’argent public. L’accaparement et le bétonnage de près de 2 000 hectares de terres agricoles fera disparaître l’outil de travail d’une centaine d’exploitantEs agricoles et condamnera plusieurs centaines d’emplois. Il représente aussi une menace pour le bocage, la biodiversité et les zones humides.
Tout ça pour offrir à Vinci la construction et l’exploitation d’un aéroport de trop car celui qui existe à Nantes est largement sous utilisé et surtout la lutte contre le réchauffement climatique exige de réduire le transport aérien.

Mobilisation contre l’« Ayrault-port »

Depuis le 16 octobre, les habitantEs de la ZAD (zone d’aménagement différé, rebaptisée Zone A Défendre) subissent une répression violente menée par 1200 policiers. Ceux-ci se sont attaqués aux maisons et cabanes occupées, qu’ils ont détruites et emportées minutieusement pièce par pièce hors de la zone, pour ne rien laisser qui puisse servir aux 150 occupants.
Mais le gouvernement en lançant cette attaque policière a sous-estimé la solidarité qui s’est développée ces derniers mois. La répression a soudé les opposantEs.
Les occupantEs de la ZAD, des jeunes qui produisent de manière collective et solidaire, ont créé de multiples liens avec la population locale, avec les militantEs parce qu’ils s’engagent, avec les agriculteurs parce qu’ils cultivent pour vivre, avec les habitantEs parce qu’ils y habitent. Les solidarités locales, nationales voire internationales affluent.

Une opposition de gauche sociale et écologique

Ayrault, avant d’être premier ministre, a été maire de Nantes pendant 23 ans. Il est le principal instigateur du projet. Notre dame des Landes donne la preuve éclatante que sur le terrain social, écologique, démocratique ce gouvernement ne rompt pas avec le précédent. Ce n’est pas en composant avec ce gouvernement, en y participant ou en le soutenant de manière plus ou moins critique qu’il est possible d’en finir avec l’injustice sociale et l’irresponsabilité écologique.
Il n’y a pas d’autre voie que le rapport de force et la mobilisation unitaire.
Le 17 novembre, avec la manifestation de réoccupation, il s’agira de reconstruire des lieux de vie pour remplacer ceux détruits par la répression, afin de faire de la ZAD un carrefour de la résistance. Comme le Larzac, Notre Dame des Landes peut devenir un symbole de la convergence des luttes car le mouvement dépasse l’opposition au seul projet d’aéroport. C’est un mouvement anticapitaliste, qui se prononce clairement pour d’autres choix de société. C’est aussi un mouvement d’opposition concrète et radicale à la politique du gouvernement Hollande-Ayrault.


Dans la rue, contre l’austérité

14 novembre 2012

Symboliquement, les travailleurs et travailleuses de GDE, en lutte pour garder leur emploi, ont pris la tête du cortège intersyndical qui a sillonné les rues de Caen mercredi 14 novembre. Quelques 2000 manifestants ont réclamé à l’unisson la fin de l’austérité et demandé à « être écoutés », alors que chacun voit que c’est le MEDEF qui fait la pluie et le beau temps.

La conférence de presse de François Hollande était dans les conservations, mercredi 14 novembre, à Caen. Quel ce gouvernement, qui fait du rapport Gallois sa lecture de chevet ? Quel est ce gouvernement, qui reprend à son compte les lamentations du patronat sur le « coût du travail » excessif ? Quel est ce gouvernement, qui estime trop élevées les dépenses publiques ? Quel est ce gouvernement, qui se défile sur le droit de vote des immigrés ? Quel est ce gouvernement, qui reprend à son compte le discours ultra-sécuritaire, justifie la scandaleuse expulsion d’Aurore Martin et réprime les opposant à l’Ayraultport de Notre-Dame-des-Landes ?

Ce gouvernement est de moins en moins celui des couches populaires, qui passent de l’interrogation à la méfiance, quand ce n’est pas à l’opposition pure et simple. Difficile de trouver dans la manifestation des travailleurs qui croient encore que les choses vont changer – en positif – avec Hollande.

Pour améliorer son sort, il faut se battre, faire confiance seulement à ses propres luttes. Même seulement pour conserver son emploi, il faut se battre, comme le disent les travailleurs et travailleuses de GDE, en tête du cortège, particulièrement remontés face à leur patron qui veut délocaliser des services et supprimer des emplois.

Mais faute d’appel à la grève, la manifestation n’a pas fait le plein. Les retraités constituaient une bonne partie du cortège. C’est un mouvement comme au Portugal, en Grèce ou en Espagne qu’il faudrait construire. Avec des appels à la grève générale, et un discours ferme face au gouvernement. A quoi cela rime-t-il de s’asseoir autour de la table de la « concertation » avec le MEDEF et le gouvernement, alors que ce gouvernement n’écoute que le patronat ?

Une opposition de gauche

Le NPA était dans la rue mercredi 14 novembre (lire le tract du NPA et le communiqué du NPA suite à la conférence de presse de François Hollande ). Pour dénoncer l’arnaque du discours sur la « compétitivité » et rappeler que le problème n’est pas le « coût du travail », mais le coût du capital. Les actionnaires pillent la richesse créée par le travail, au point que les dividendes qui leur sont versés dépassent l’investissement !

Ce gouvernement n’est pas le nôtre et seule la lutte tous ensemble permettra de satisfaire les revendications, à commencer par la répartition des richesses. Il faut en débattre dans nos syndicats, avec toutes les équipes militantes combatives, cela devient une urgence !

A la gauche du PS, chacun doit prendre maintenant ses responsabilités. Espérer encore « peser » sur Hollande et Ayrault est une illusion, sinon une tromperie. Il faut assumer le rôle d’opposition de gauche, pour ne pas laisser à la droite et à l’extrême droite un boulevard. Il faut se concerter, gauche sociale et gauche politique, pour prendre ensemble des initiatives favorisant la convergences des luttes, à commencer par les luttes contre les licenciements. Le NPA s’est adressé en ce sens à plusieurs organisations de la gauche radicale (à lire sur le site du NPA).

Il s’agit ni plus ni moins d’ouvrir une perspective en solidarité avec les autres peuples d’Europe.


Manifestons le 14 novembre !

8 novembre 2012

Depuis des semaines, le patronat fait pression sur le gouvernement pour « réduire le coût du travail ». Il a très largement obtenu gain de cause, mardi, avec les mesures présentées par Jean-Marc Ayrault et les 20 milliards d’euros de crédit d’impôt. Une raison de plus pour descendre dans la rue mercredi 14 novembre, comme dans les autres pays européens soumis aux mêmes politiques d’austérité.

Le « cadeau Ayrault » de 20 milliards s’ajoutera aux 172 milliards d’aides versées chaque année au patronat. Le gouvernement veut nous faire croire qu’on peut en attendre la création de 300 000 emplois, alors qu’aucune étude sérieuse n’a jamais prouvé l’efficacité des aides englouties au titre du « soutien aux entreprises ». Nombre de rapports publics ont souligné au contraire « le manque d’évaluation de l’efficacité des aides publiques dont bénéficient déjà les entreprises », comme le note la CGT dans un communiqué. Alors, mettre 20 milliards de plus au pot…

Les travailleurs vont être mis à contribution pour payer ce superbe cadeau : augmentation de la TVA d’une part (encore un reniement de Hollande !), baisse des dépenses publiques de l’autre, c’est-à-dire encore moins de services publics.

Lire aussi
– l’article paru dans Tout est à Nous,
– le communiqué du NPA,
– le communiqué de la CGT,
– le communiqué de Solidaires.

Décidément, ce gouvernement n’est pas le nôtre. Il est plus que temps de se mobiliser contre sa politique néfaste.

L’appel à se mobiliser, mercredi 14 novembre, tombe à pic. Il faut souligner que cette mobilisation a un caractère européen, avec, même, en Grèce, au Portugal et dans l’Etat espagnol, des appels à la grève générale. Certes, en France, la timidité de l’appel intersyndical limitant l’action à des manifestations n’est pas à la hauteur (voir l’appel unitaire des syndicats dans le Calvados). Quant aux objectifs de la Confédération européenne des syndicats, repris par les syndicats français, ils laissent rêveurs : négocier un « contrat social » au niveau européen, exiger des mesures de relance afin de renouer avec la « croissance » ? Et la répartition des richesses, et la mise hors d’état de nuire la finance, et le droit à l’emploi, à garantir par l’interdiction des licenciements et la baisse du temps de travail, et l’annulation de la dette illégitime, et la reconversion écologiste de l’économie ? Oubliés…

Il faudra bien plus que cette journée de manifestations pour stopper l’offensive patronale. Comme en Grèce, au Portugal et dans l’Etat espagnol, c’est la mobilisation générale et la grève qu’il faut préparer. Il est temps d’appeler les travailleurs européens à s’unir et à répondre par la grève à l’échelle du continent à la guerre sociale menée contre eux. Pour autant, soyons nombreux dans la rue mercredi pour montrer que la résistance à l’austérité ne s’arrête pas sous prétexte que le gouvernement se dit « de gauche », et pour que cette première riposte soit rapidement suivie d’autres échéances de lutte.

A Caen : manifestation à 10h30 place Saint-Pierre.


A lire aussi :
– l’appel à manifester le 14 novembre du Collectif pour un audit citoyen de la dette publique.
– une publication intéressante d’ATTAC et de la Fondation Copernic, « En finir avec la compétitivité ».