GrDF: hospitalisation d’un gréviste de la faim

31 décembre 2009

Après 17 jours de grève de la faim dans les locaux de GrDF à Paris, Yann Cochin, responsable de Sud Energie, vient d’être hospitalisé par le SAMU.

Cette situation dramatique est la conséquence de l’arrogance et de l’entêtement de la direction de GrDF à l’encontre de centaines de salariés de l’entreprise pour avoir relevé la tête et mené des actions sur les salaires, les conditions de travail au cours du deuxième trimestre de cette année.

En effet, cette grève de la faim est motivée par le refus de la direction de GrDF de revenir sur le licenciement, le 16 décembre dernier, de Nordine, un militant de Sud Energie à qui la direction de l’entreprise veut, sous des prétextes dérisoires, faire payer sa participation active aux grèves du printemps dernier.

Depuis le début de la grève de la faim, la direction a fait preuve de la plus totale intransigeance et de son mépris pour les travailleurs et les syndicalistes. Non seulement elle a refusé toute négociation, mais elle a traîné en justice les grévistes de la faim et a empêché leurs familles de leur rendre visite dans le local qu’ils occupaient.

Le NPA renouvelle sa solidarité avec Yann, ses camarades de GrDF et de tous les salariès sanctionnés. Il dénonce l’attitude inqualifiable de la direction, désormais responsable de la santé des grévistes et exige la réintégration immédiate de Nordine.

NPA Calvados
le 31 décembre 2009

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Non au TGV Normand!

30 décembre 2009

Les élus normands de droite, comme de gauche envisagent d’investir 7 à 9 milliards d’Euros dans le projet de Ligne à Grande Vitesse Paris-Normandie. Ce projet est un non sens écologique et économique, et ce d’autant plus, à la veille de l’abandon par la SNCF de près de 60 % de l’activité « wagon isolé » de la branche fret, qui entraînera non seulement 6 000 à 8 000 suppressions d’emplois, mais mettra aussi 700 000 camions supplémentaires sur les routes chaque année… Les créations de lignes TGV s’accompagnent généralement de suppression de lignes Corail et de dessertes régionales, de la suppression des gares intermédiaires et d’une augmentation tarifaire importante pour les usager-e-s pour un gain de temps faible. Leur impact écologique est très négatif, en effet, elles occupent 7 hectares par km, et détruisent les zones humides et des écosystèmes. Le NPA s’opposera a ce projet lors du débat public en 2011 et revendique d’ores et déjà :

– la gratuité totale des transports collectifs publics,

– un plan de développement ambitieux du Fret,

– la rénovation des lignes Paris – Granville, Caen – Tours, l’électrification de la ligne Caen – Rennes, et la reconstruction de la ligne Caen – Flers.


Echec commercial pour l’EPR

29 décembre 2009

 

Abou Dhabi ne veut pas du nucléaire français. Trop cher, peu sûr. Soutenus par l’Etat et Sarkozy lui-même, les groupes français investis dans le nucléaire – EDF, GDF Suez, Areva, Total, Alstom et Vinci – subissent un revers important. Sur le chantier de Flamanville, dans la Manche, pour rattraper le retard dans la construction du réacteur EPR, l’heure est à l’intensification du travail. Mais les interrogations sur les défauts techniques demeurent.

L’Etat est majoritaire dans Areva et EDF et est l’actionnaire de référence de GDF-Suez. Il est en grande partie responsable de l’acharnement des grands groupes dans le développement des nouveaux types de réacteurs nucléaires. Il a imposé la décision de l’implantation d’un deuxième réacteur EPR à Penly, en Seine-Maritime, malheureusement avec le soutien majoritaire des élus locaux, de droite comme de gauche. Il y a cinq ans, la toute nouvelle majorité de gauche du Conseil régional de Basse-Normandie apportait elle-aussi son soutien à la construction de l’EPR à Flamanville, dans la Manche.

Mais faire des prototypes en construction – à Flamanville, ou en Finlande, voire demain à Penly – n’est pas simple ! Les retards s’accumulent, les coûts explosent, et la technologie elle-même est mise en doute. Ainsi, le chantier finlandais a pris trois ans de retard. Vendu trois milliards d’euros aux finlandais, la construction va coûter sans doute au moins 6 milliards. Le chantier de Flamanville accumule pour sa part un an de retard et un milliard de surcoût. De leur côté, les autorités de sûreté nucléaire française, britannique et finlandaise ont émis elles-aussi des réserves sur le système de pilotage des EPR.

Quand nucléaire rime avec dégradation des conditions de travail…

Dans la guerre commerciale que se livrent les grands groupes du nucléaire sur la planète, les entreprises françaises choisissent la fuite en avant. Il faut rattraper les retards ? Du coup, l’heure est à l’intensification maximale du travail à Flamanville : passage aux 3×8 6 jours sur 7 pour 200 ouvriers sur les 2500 du chantier, semaines portées à 48 heures, horaires de plus en plus flexibles et compensations financières proches de zéro pour les salariés. Ainsi, EPR rime avec dégradation des conditions de travail. Le directeur du chantier envisage même d’augmenter de cinq cents les effectifs sur le chantier, alors que « 600 travailleurs déjà sont parqués aux Pieux, indique un délégué CGT du chantier, sans que personne ne s’en préoccupe ».

La direction du chantier profite de la crise pour faire accepter n’importe quoi. Dans un reportage sur place, une journaliste de l’AFP cite le témoignage d’un ferrailleur qui vient de Besançon : « Ici c’est boulot dodo pour 10,50 euros de l’heure. Les 3×8, c’est du volontariat, mais en fait, vu la crise, on n’a pas le choix« , dit-il. Selon ce reportage, « le taux d’accident du travail par rapport au nombre d’heures travaillées est deux fois supérieur à l’objectif fixé par la direction d’EDF, avec un niveau toutefois plus ambitieux qu’habituellement dans le bâtiment ».

Les élections régionales doivent être une nouvelle occasion pour mettre l’EPR et les forces politiques qui le soutiennent en accusation !

Il est temps d’arrêter ce chantier, d’investir massivement dans les énergies renouvelables et de sortir du nucléaire !


Travailler les jours fériés : inacceptable !

28 décembre 2009

Pas de trêve des confiseurs pour les militants et les militantes du NPA de Lisieux ! Dimanche matin, ils étaient aux portes du centre commercial d’Intermarché pour protester contre le travail le dimanche. Après une intervention du même type devant Leclerc en novembre.

Les militants ont distribué des tracts appelant salariés et consommateurs à résister à la casse du Code du travail, à boycotter la grande distribution les jours fériés et les dimanches.

Photo Ouest-France

Le tract :

Depuis quelques années maintenant, Intermarché décide d’ouvrir ses centres de distribution sur les principaux jours fériés de l’année. Ceci, bien entendu, sans discussion préalable et sans demander l’avis des salariés. Ayant un chiffre d’affaires en constante progression depuis le début des années 2000 et réalisant des marges de plus en plus importantes sur les produits de première nécessité, leur bénéfice net sur l’année 2008 s’élève à plus de 1 500 000 €… Mais apparemment, cela ne leur suffit pas ! Pour Intermarché, il n’y a pas de petits bénéfices… Il n’ouvre pas sur les jours fériés pour augmenter le revenu misérable des salariés qui font vivre Intermarché au quotidien, c’est seulement pour faire encore plus de profit… au détriment des salariés !

Et ce n’est pas tout…

L’année dernière, Intermarché a ouvert lors des deux dimanches avant les fêtes de noël, on peut donc se douter qu’ils feront de même cette année… Peut-on accepter que ces patrons sans scrupules fassent travailler leurs salariés les jours fériés et sur le repos dominical ? La réponse est non !

Il est indispensable que ces salariés puissent être considérés comme des humains ayant droit à un repos mérité au vue de leur travail fourni. L’ouverture des grands commerces les jours fériés et les dimanches n’est autre qu’une atteinte de plus au Code du travail déjà bien décimé.

C’est à nous, citoyens, de faire en sorte que les choses changent !

BOYCOTTONS LES CENTRES DE DISTRIBUTION LES JOURS FERIES ET LES DIMANCHES !

Le NPA exige :

– L’abrogation de la loi sur l’ouverture des commerces le dimanche ;

– La fermeture des magasins de grande distribution les jours fériés et les dimanches ;

– L’augmentation des salaires de 300 euros net mensuels pour tout-e-s les salarié-e-s.

Lisieux, le 27 décembre 2009


Iran : manifestations contre la dictature

28 décembre 2009

 

Les manifestations contre la dictature à Téhéran et dans d’autres villes du pays ont réuni plusieurs dizaines de milliers de personnes. La répression a été très dure.

Les infos et les images qui nous parviennent montrent la violence de la répression mais aussi la détermination des manifestants. Le « Guide suprême », Ali Khamenei, n’est pas épargné et les manifestants appellent à son renversement, à l’égal d’Ahmadinejad. Selon des témoignages recueillis par la presse internationale, la peur commence à changer de camp : les milices bassidji, fer de lance de la répression, commencent à craindre ce mouvement massif, populaire et déterminé.

Nous sommes aux côtés de ceux et celles qui luttent en Iran contre la dictature, femmes, jeunes, travailleurs. Eux tous, elles toutes, doivent pouvoir compter sur le soutien des peuples du monde entier. 

On lira ci-dessous l’article paru dans « Tout est à nous », l’hebdo du NPA, le 17 décembre dernier. Pour mieux comprendre la situation en Iran, rendez-vous sur le site Europe solidaire sans frontières http://www.europe-solidaire.org/spip.php?rubrique407

Iran : la résistance ne désarme pas…

Six mois après le coup d’État électoral du président Ahmadinejad, malgré une féroce répression, la contestation continue. Arrestations, tortures, viols de prisonniers, disparitions et meurtres.

Le régime tente par tous les moyens de mettre fin à l’agitation. Les simulacres de procès se sont soldés par cinq condamnations à mort et neuf à vie. Certains prisonniers condamnés à de longues peines voient leur jugement révisé en condamnation à mort. Selon les organisations humanitaires, 19 détenus d’opinion, dont 14 Kurdes, attendent leur pendaison.

À la pointe du mouvement, les étudiants saisissent toutes les occasions pour exprimer leur rejet des deux personnages principaux de la République islamique, le président Ahmadinejad et le Guide de la révolution Ali Khamenei. Ils détournent les commémorations officielles, comme celle du 7 décembre, en mémoire des trois étudiants tués, en 1953, lors d’une manifestation après le coup d’État organisé par la CIA contre Mossadegh. Ce 7 décembre, les étudiants ont massivement manifesté dans tout le pays et toutes les universités. Les slogans ont pris pour cible Ali Khamenei et, pour la première fois, ses portraits ont été brûlés. Depuis, la télévision montre en boucle des manifestants brûlant une photo de l’ayatollah Khomeyni, le fondateur disparu de la République islamique. Pour les étudiants, ces images ont été fabriquées pour justifier la répression.

Les Gardiens de la révolution (Pasdaran), branche paramilitaire dépendant directement du Guide de la révolution, multiplient les déclarations menaçantes. Elles s’adressent à tous ceux qui veulent en finir avec la République islamique ainsi qu’aux dirigeants de l’opposition réformatrice « verte », l’ancien président du Parlement, Medhi Karoubi, et l’ancien Premier ministre, Mir Hossein Moussavi. Les rumeurs sur l’arrestation proche de Moussavi ne font qu’enfler. Les Pasdaran tentent de confiner les manifestations dans les enceintes universitaires.Ainsi, dimanche 13 décembre, ils ont encerclé le campus de l’Université de Téhéran, prenant au piège des centaines d’étudiants. Aux manifestations étudiantes s’ajoutent les rassemblements réguliers des mères endeuillées qui ne cessent de manifester courageusement leur opposition au régime et bénéficient d’une grande sympathie de la population.

Tout cela dans un climat social et économique particulièrement dégradé avec de nombreuses grèves, dispersées du fait de la répression et de l’absence d’organisations syndicales indépendantes. Karoubi et Moussavi viennent de demander l’autorisation d’organiser une grande manifestation pour dénoncer la destruction des photos de Khomeyni mais aussi le rôle joué par les médias officiels. Si elle se tient, cette manifestation sera une nouvelle épreuve de force. Face à cette crise multiforme, la brèche ouverte au sein du pouvoir est de plus en plus profonde. Les Pasdaran et le clergé qui soutient encore Ahmadinejad et le Guide se divisent sur la stratégie à suivre.

Le bras de fer imposé par la population provoque des remous, y compris au sein de l’armée régulière. Dans ce contexte, ceux qui, au sein du régime et du camp « conservateur », veulent instaurer la loi martiale et écraser la contestation veulent aller vite. Plus que jamais celles et ceux qui luttent pour la liberté, l’égalité et la justice sociale doivent pouvoir compter sur la solidarité internationale.

Babak Kia, « Tout est à nous », 17 décembre 2009


La crise ? Connais pas !

27 décembre 2009

 

Vingt patrons parmi les plus grandes sociétés françaises ont empoché en moyenne une plus-value de 915 000 euros grâce à leurs stock-options. Jean-Pascal Tricoire, président du directoire de Schneider Electric, a été gâté par son conseil d’administration. Il a été gratifié de 45 000 options au plus bas du cours de l’entreprise en bourse, en février dernier. Grâce à la remontée du cours, il peut espérer aujourd’hui une plus-value de un million d’euros. Alors que le groupe planifie des suppressions d’emplois, notamment à Bourguébus, près de Caen.

Jean-Pascal Tricoire n’est pas dans le besoin. Avec ses 45 000 options à 52 euros en poche, alors que le cours en bourse file vers les 80 voire 90 euros, il peut faire des projets d’avenir à un million d’euros. Les salariés du groupe menacés de licenciement, eux, ont un avenir plus sombre. Le site de Bourguébus de Schneider Electric (240 salariés) est même menacé de disparaître.

Le président du directoire de Schneider Electric n’est pas un cas particulier. Selon le magazine l’Expansion, « une vingtaine de dirigeants des cent plus grandes sociétés françaises conserveront du terrible cru économique 2009 un avenir sonnant et trébuchant. Grâce à leurs stocks-options, il ont réalisé en moyenne une plus-value de 915 000 euros chacun ».

Ainsi va la vie dans le monde capitaliste. Licenciements, chômage, austérité, misère d’un côté, le côté de la grande majorité de la population. En face, une invraisemblable accumulation de richesses pour une toute petite minorité.

Les belles phrases des chefs d’Etat sur la moralisation du capitalisme doivent être prises pour ce qu’elles sont : du blabla destiné à parer à la colère légitime contre ce système fondé sur l’exploitation du travail humain pour le profit de quelques uns.

Les salariés de Schneider Bourguébus, pour leur part, continuent leur mobilisation pour le maintien des emplois : voir sur notre site la vidéo Bourguébus ville morte à l’occasion d’une action le 14 décembre. Prochaine mobilisation importante : le 26 janvier, devant le direction France de Schneider en région parisienne.Dans la filière électrique et électronique, ceux de ST Ericsson-Colombelles sont dans la même galère. Leur outil de recherche et de production est utile mais la stratégie des grands groupes internationaux prévoit quand même leur suppression. Cela est d’autant plus scandaleux que ST Ericsson appartient pour partie à STMicroelectronics, c’est-à-dire à l’Etat français qui en est un des actionnaires. STMicroelectronics est aussi très grassement subventionné par l’Etat, la communauté européenne et les collectivités locales. Pas étonnant que les démarches auprès des autorités publiques n’aient à ce jour pas abouti. Le gouvernement soutient de fait les stratégies des multinationales et même les encourage, en maintenant les programmes d’ « aides » à ces entreprises.

Freescale est un autre groupe ayant planifié des licenciements : 821 exactement, à l’usine de fabrication de composants de Toulouse. De plus, la direction tente de licencier deux délégués syndicaux, l’un de la CFDT, l’autre de la CGT. L’Inspection du travail a rejeté la demande de licenciement, mais le groupe américain, ignorant sans doute le droit du travail en France, fait appel !

Toute la filière est dans la tourmente. Les actionnaires veulent profiter de la crise économique pour restructurer à tout-va et accélérer les délocalisations, en broyant les résistances.

C’est dans l’unité de tous les travailleurs, de ST Ericsson à Freescale et à Schneider que nous pourrons stopper cette vague de licenciements et de fermetures de sites.

Dans toutes les entreprises, exigeons le maintien de tous les emplois et l’interdiction de tout licenciement !

Il faut le dire clairement : si les actionnaires sont défaillants et ne veulent pas assurer la pérennité des sites et des emplois, l’Etat doit placer les entreprises sous contrôle public et sous contrôle des salariés, et réorganiser toute la branche pour maintenir la recherche et les productions utiles socialement et écologiquement !

 

 


Souscription NPA 2009 : 200 000 euros avant fin décembre

26 décembre 2009

Pourquoi une souscription ? Parce que le NPA doit dépenser beaucoup d’argent pour financer ses campagnes et tenter d’amplifier les résistances face à un Sarkozy jamais en manque d’inspiration.

À la différence de beaucoup de partis, le NPA ne gagne pas des centaines de milliers d’euros de reversements d’indemnités d’élu-e-s. Alors le NPA cherche, en supplément des cotisations versées par ses adhérent-e-s, à compléter son budget en demandant des dons à toutes les personnes sympathisantes, les gens pour qui le NPA a une utilité politique, pour qui le NPA doit être encore plus entendu, visible, portant le message qu’une alternative au capitalisme est possible.

Évidement cette souscription n’est pas un préalable à l’existence et à l’expression du NPA. Il s’agit juste que le porte-voix ait plus de jus, qu’il porte plus loin, plus haut notre révolte.

Il nous reste quelques jours pour boucler cette souscription 2009… et la réussir. Alors, ami-e-s, sympathisants du NPA, à vos chéquiers !

N’oublions pas que les deux tiers des dons peuvent être récupérés sous forme de réduction d’impôt (dans la limite de 20 % du revenu imposable), pour celles et ceux qui paient l’impôt sur le revenu. En début d’année 2010, chaque donateur recevra un reçu fiscal à joindre à la déclaration des revenus de l’année 2009 pour pouvoir bénéficier de cette réduction.

Tous les chèques doivent être libellés à l’ordre de « NPA Souscription » (1), à envoyer à NPA 2 rue Richard Lenoir 93100 Montreuil avant fin décembre.

Il est possible aussi de faire un don en ligne, de façon sécurisée, sur le site national http://www.NPA2009.org.

Merci à toutes et à tous.

(1) « NPA Souscription » est l’association de financement du NPA (agrément de la CCFP du 6 avril 2009)