Non à la fermeture des collèges Lemière et Pagnol !

Le Conseil général du Calvados envisage de fermer au moins un deuxième collège dans l’agglomération caennaise, après la fermeture de Jacquard, prévue pour les prochains mois : le collège Lemière (350 élèves), dans le centre ville de Caen, et/ou le collège Marcel-Pagnol (290 élèves), à Fleury-sur-Orne. Depuis plusieurs semaines, les parents et la communauté éducative se mobilisent pour empêcher la fermeture de ces établissements. Le NPA de Caen leur apporte son soutien.

Le Conseil général fait état de sous-effectifs, mais ignore la réalité que connaissent bien les parents. Le collège Marcel-Pagnol est proche de quartiers populaires en rénovation avec de nouvelles constructions. Le collège Lemière, en plein centre-ville, est d’une grande accessibilité pour des milliers de familles. Personne ne veut voir disparaître ces collèges de proximité qui restent de taille raisonnable pour le meilleur accompagnement des élèves dans leurs études.

Le Conseil général prétend aussi que la décision s’appuie sur des rapports d’expertise, mais toutes les raisons données jusqu’à présent ne sont que des prétextes, comme le montre bien la contre-expertise réalisée par le Collectif contre la fermeture (lire l’argumentaire du collectif Touche pas à mon collège). La seule véritable raison est la politique d’austérité que veulent nous imposer les gouvernements de droite comme de gauche partout en Europe pour payer une dette illégitime, et cela en dépit de la démocratie. Est-ce un hasard si la question de la fermeture des collèges Lemière et Pagnol sera traitée au Conseil général en Commission permanente, donc à huis clos ?

Il faut en finir avec les politiques visant à faire des économies et restreignant le droit à l’éducation. Il faut augmenter les moyens pour l’éducation nationale : les moyens humains, en rétablissant tous les postes supprimés ces dernières années, et des budgets à la hauteur des besoins, pour les mises aux normes, les extensions ou les constructions neuves nécessaires, au plus près des habitants, pour aussi accroître la qualité de l’offre éducative (activités périscolaires, artistiques et sportives…).

Fermer des établissements d’enseignement public, comme l’envisage la majorité de droite du Conseil général, est un non sens. Mais l’objectif que se fixe le gouvernement socialiste d’accroître le nombre d’apprentis dans le cadre du plan pour la « compétitivité » des entreprises, au détriment de l’Éducation nationale, est tout aussi condamnable. Il est scandaleux que le premier ministre Jean-Marc Ayrault envisage même d’avancer l’âge d’entrée en apprentissage comme une « solution » pour les enfants entre 14 et 16 ans en situation d’échec scolaire: « Pourquoi pas ? ― a-t-il récemment déclaré ― Il faut plus de fluidité entre l’Éducation nationale et l’entreprise. Ce n’est pas un sujet tabou. Il faut que dès l’école primaire, en CP, on puisse aller voir les entreprises, recevoir un ouvrier qui a appris un métier formidable et qui a envie de transmettre sa passion » (Le Parisien du 30 octobre 2012). Bien sûr, les enfants d’ouvriers recevront des ouvriers et les enfants de patrons recevront des patrons… C’est ça le changement ?
L’argent public doit aller à l’enseignement public, pour son développement, et pas aux établissements de formation sous contrôle patronal. On doit former des femmes et des hommes épanouis, et pas de la main-d’œuvre bon marché !

NPA Caen, le 4 décembre 2012

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