Les associations d’insertion appellent à manifester

Les associations qui se sont réunies dans un collectif pour une autre politique publique du logement en faveur des sans abri et des mal logés alertent le gouvernement sur la dégradation de la situation. A Caen, elles appellent à manifester mardi 4 décembre.

Le Collectif des associations « s’inquiète du manque d’engagement et de moyens pour faire face à l’augmentation des demandes ». Les associations « tirent la sonnette d’alarme depuis de nombreuses semaines sur l’ampleur des difficultés des personnes sans abri ou mal logées ainsi que la forte augmentation des demandes d’hébergement à laquelle, aujourd’hui, les structures ne peuvent plus faire face. Selon le baromètre 115 d’octobre 2012, 77% des demandes au 115 n’obtiennent pas de prise en charge faute de places disponibles, avec une forte progression de la part des familles avec enfants. De plus en plus de travailleurs sociaux se trouvent alors désemparés face à leur incapacité à répondre à la détresse sociale et ne parviennent plus à assurer la continuité du fonctionnement de certains services d’accueil et de gestion du 115. »

Les associations du Collectif demandent « des réponses rapides aux besoins urgents des personnes sans abri, dès ce début d’hiver ». Selon elles, « la réalité des moyens budgétaires alloués au secteur pour l’année 2013 ne semble pas correspondre avec les ambitions du gouvernement ».

A Caen, la Fédération des associations pour l’accueil et la réinsertion (FNARS) appelle à manifester mardi prochain.


L’appel de la FNARS de Basse-Normandie :

Le Conseil d’Administration FNARS BN du 21 novembre 2012 a décidé de relayer en région la manifestation du Collectif des Associations Unies qui se déroulera à Paris le 5 décembre prochain.

Pourquoi manifester à nouveau ?

Pour le Conseil d’Administration il est indispensable de faire entendre notre voix car il est probable que peu de mesures concrètes et réellement financées sortent de la conférence des 10 et 11 décembre prochain, notamment sur les sujets hébergement/logement/insertion et minima sociaux qui sont lourds en termes de dépenses publiques.

Sans financements complémentaires, devant la montée en charge de la précarité et de l’exclusion, le risque de voir poursuivre la politique aberrante menée en 2011 par les autorités dans notre région est grand, ce qui serait INACCEPTABLE. C’EST POURQUOI NOUS APPELONS À MANIFESTER LE 4 DECEMBRE 2012 de 11h00 à 14h00 :

Rassemblement sur les bords de l’Orne quai de Juillet entre le pont Vendeuvre et le pont Churchill

A l’issue de la conférence de lutte contre la pauvreté et pour l’inclusion sociale qui se tiendra les 10 et 11 décembre prochain, le gouvernement présentera un plan quinquennal de lutte contre l’exclusion.

Le 1er novembre dernier, le premier ministre a pris l’engagement de mettre fin à la politique du « thermomètre » caractérisant la gestion saisonnière de l’urgence. Mais cette promesse risque encore de rester sans lendemain.

La situation est grave. Dans le Calvados, par exemple, les places d’hébergement installées répondront cet hiver à moins de 50% des besoins. Situation d’autant plus préoccupante que nous constatons une forte progression des demandes de la part des familles avec enfants.

Le recours massif à l’hébergement en hôtel n’est pas une solution acceptable, il doit rester une réponse exceptionnelle.

Le principe de continuité de la prise en charge n’est toujours pas respecté. A Caen, de 70 à 80 personnes sont remises à la rue chaque matin.

Nous demandons d’urgence la création de places d’hébergement, le renforcement des équipes mobiles et des équipes de travailleurs sociaux.

Il est indispensable de mettre en place des plans d’action territorialisés et d’engager des réformes structurelles ambitieuses.

Cette politique nécessite un renforcement budgétaire conséquent qui n’a pas été anticipé dans le projet de loi de finance pour 2013. Il faut renoncer à la poursuite de la politique aberrante menée en 2011 sur l’ensemble du territoire et particulièrement en Basse-Normandie. Politique caractérisée par le transfert des moyens dévolus à l’Insertion vers l’hébergement d’urgence qui risque de laisser de plus en plus de personnes installées durablement dans la précarité et l’exclusion.

Au delà de l’engagement à mettre fin à la politique du thermomètre, dont il reste encore à trouver les moyens, il faut définitivement mettre fin à la gestion à court terme de l’exclusion.

Nous appelons à manifester pour la création de places d’hébergement d’insertion en Basse-Normandie tout en maintenant et en renforçant les actions d’Insertion existantes.


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