Le gouvernement s’aplatit devant Mittal

Le gouvernement annonce que les emplois d’ArcelorMittal à Florange sont sauvés. Mais les « engagements » de Mittal n’engagent que ceux qui croient encore en la bonne foi de cette multinationale.

Sur le site de Florange, les salariés ne se font pas pas d’illusion. Comme pour Gandrange, comme en Belgique, les promesses de Mittal ne valent pas grand chose. Il annonce prévoir d’investir 180 millions en cinq ans d’un côté, mais, de l’autre, il préparerait, selon la CFDT du site, « l’arrêt de l’alimentation en gaz des hauts fourneaux » ces prochains jours, des hauts fourneaux qui sont toujours en chauffe. Bref, ce serait un pas de plus qui éloignerait encore toute perspective de redémarrage de la production. Pour la CGT, Bernard Thibault a qualifié « l’accord » entre le gouvernement et Mittal de « renoncement condamnable ».

Les déclarations de Montebourg sur la nationalisation sont restées à l ‘état de déclaration. Ce sont les attentes du MEDEF qui ont été satisfaites : « pas touche au droit de propriété ! ». D’ailleurs, la présidente du MEDEF ne s’est pas privée de saluer « l’accord » entre le gouvernement et Mittal.

Mais pouvait-on sérieusement attendre autre chose de ce gouvernement ? Il y a quelques semaines, il a repris à son compte des conclusions du rapport Gallois et immédiatement accordé un cadeau de 20 milliards d’euros aux entreprises.

Il laisse faire les grands groupes qui engagent des plans de suppressions d’emplois, comme PSA ou Sanofi.

Ne pas laisser faire

Pour sa part, le NPA continue à défendre l’expropriation de Mittal qui est, plus que jamais, la seule voie sérieuse pour le maintien de l’activité et de l’emploi sur le site de Florange et dans la région.

Seule la mobilisation des travailleurs de Florange peut aujourd’hui faire reculer Mittal et le gouvernement. Avec PSA, les Chantiers de l’Atlantique, Petroplus, Sanofi, le dossier ArcelorMittal pose la question de la mise en cause du pouvoir patronal. La nécessaire mise en commun de ces combats pour les licenciements et les fermetures d’entreprises devient urgente. Philippe Poutou l’a redit jeudi dernier en apportant à Toulouse le soutien du NPA aux Sanofi et à leur 21ème « jeudi de colère » (voir l’article de La Dépêche).

Le NPA est disponible pour participer à toute initiative pouvant favoriser cette convergence des luttes nécessaire. Ainsi, lundi matin, sur LCI, Olivier Besancenot a réitéré ses propositions d’action unitaire rassemblant la gauche sociale et politique. Il a notamment invité Jean-Luc Mélenchon, du Front de gauche, et Nathalie Arthaud, de Lutte Ouvrière, à se rencontrer pour « initier » ensemble au mois de janvier « une grande marche pour l’emploi en mettant en avant ce qu’on peut avoir en commun sur l’interdiction des licenciements, sur la réquisition publique (…) et sur le partage du temps de travail« .

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