Dans la rue, contre l’austérité

Symboliquement, les travailleurs et travailleuses de GDE, en lutte pour garder leur emploi, ont pris la tête du cortège intersyndical qui a sillonné les rues de Caen mercredi 14 novembre. Quelques 2000 manifestants ont réclamé à l’unisson la fin de l’austérité et demandé à « être écoutés », alors que chacun voit que c’est le MEDEF qui fait la pluie et le beau temps.

La conférence de presse de François Hollande était dans les conservations, mercredi 14 novembre, à Caen. Quel ce gouvernement, qui fait du rapport Gallois sa lecture de chevet ? Quel est ce gouvernement, qui reprend à son compte les lamentations du patronat sur le « coût du travail » excessif ? Quel est ce gouvernement, qui estime trop élevées les dépenses publiques ? Quel est ce gouvernement, qui se défile sur le droit de vote des immigrés ? Quel est ce gouvernement, qui reprend à son compte le discours ultra-sécuritaire, justifie la scandaleuse expulsion d’Aurore Martin et réprime les opposant à l’Ayraultport de Notre-Dame-des-Landes ?

Ce gouvernement est de moins en moins celui des couches populaires, qui passent de l’interrogation à la méfiance, quand ce n’est pas à l’opposition pure et simple. Difficile de trouver dans la manifestation des travailleurs qui croient encore que les choses vont changer – en positif – avec Hollande.

Pour améliorer son sort, il faut se battre, faire confiance seulement à ses propres luttes. Même seulement pour conserver son emploi, il faut se battre, comme le disent les travailleurs et travailleuses de GDE, en tête du cortège, particulièrement remontés face à leur patron qui veut délocaliser des services et supprimer des emplois.

Mais faute d’appel à la grève, la manifestation n’a pas fait le plein. Les retraités constituaient une bonne partie du cortège. C’est un mouvement comme au Portugal, en Grèce ou en Espagne qu’il faudrait construire. Avec des appels à la grève générale, et un discours ferme face au gouvernement. A quoi cela rime-t-il de s’asseoir autour de la table de la « concertation » avec le MEDEF et le gouvernement, alors que ce gouvernement n’écoute que le patronat ?

Une opposition de gauche

Le NPA était dans la rue mercredi 14 novembre (lire le tract du NPA et le communiqué du NPA suite à la conférence de presse de François Hollande ). Pour dénoncer l’arnaque du discours sur la « compétitivité » et rappeler que le problème n’est pas le « coût du travail », mais le coût du capital. Les actionnaires pillent la richesse créée par le travail, au point que les dividendes qui leur sont versés dépassent l’investissement !

Ce gouvernement n’est pas le nôtre et seule la lutte tous ensemble permettra de satisfaire les revendications, à commencer par la répartition des richesses. Il faut en débattre dans nos syndicats, avec toutes les équipes militantes combatives, cela devient une urgence !

A la gauche du PS, chacun doit prendre maintenant ses responsabilités. Espérer encore « peser » sur Hollande et Ayrault est une illusion, sinon une tromperie. Il faut assumer le rôle d’opposition de gauche, pour ne pas laisser à la droite et à l’extrême droite un boulevard. Il faut se concerter, gauche sociale et gauche politique, pour prendre ensemble des initiatives favorisant la convergences des luttes, à commencer par les luttes contre les licenciements. Le NPA s’est adressé en ce sens à plusieurs organisations de la gauche radicale (à lire sur le site du NPA).

Il s’agit ni plus ni moins d’ouvrir une perspective en solidarité avec les autres peuples d’Europe.

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