Le changement c’est… NEANT !

Les premiers mois de la « gauche » au pouvoir ont vu des mesures qui ont rappelé que la droite était bel et bien partie : justice pour les mineurs, loi sur le harcèlement sexuel, baisse de la rémunération des ministres, décret sur les loyers en relocation… Mais on est loin du compte.

Les premiers renoncements

Le gouvernement Ayrault ne sera pas celui de l’égalité des droits entre Français et Immigrés. Le ministre de l’intérieur qui continue le travail mené par Hortefeux et Guéant sous Sarkozy. Les démantèlements des camps de Roms redoublent et selon Valls « être de gauche, ce n’est pas approuver la régularisation massive ». Valls et le nouveau gouvernement, comme la droite, indiquent que l’immigration est un problème !

Ni celui de la justice fiscale. Rien ne sera fait sur la nécessaire progressivité de l’impôt pour taxer plus lourdement les revenus les plus élevés.

Ni celui de la défense de l’emploi et du pouvoir d’achat. Les plans de licenciements s’amoncellent de jour en jour, PSA, Air France, Carrefour, Fralib… et le chômage atteint des records. Rien n’est fait pour prendre sur les profits pour maintenir l’emploi. Pire, les « contrats d’avenir » pour les jeunes précariseront toute une génération.

Et encore moins celui de l’environnement puisque certains ministres reviennent haut et fort sur les engagements, limités et ambiguës, pris par Hollande. Et pour Montebourg le nucléaire est « une filière d’avenir ».

Un gouvernement made in Austérité !

Avec le collectif budgétaire votée en juillet par l’ensemble des députés de la majorité de gauche, et aussi par les députés du Front de Gauche, l’austérité est bien au menu. Certes, les mesures les plus injustes du quinquennat Sarkozy sont effacées et c’est tant mieux. Mais le cœur de ce budget rectificatif annonce la couleur : économies sur les dépenses publiques pour plus d’un milliard d’euros, gel supplémentaire sur les crédits et maintien des restriction sur l’assurance maladie. Les suppressions de postes dans la fonction publique seront accentuées et on parle même d’un tour de vis sur les salaires des fonctionnaires dans les mois qui viennent. Pire, avec la ratification du TSCG (Traité sur la stabilité, la coordination et la gouvernance) dit pacte budgétaire, par l’assemblée nationale début octobre, cette politique d’austérité sera automatique et obligatoire. C’est-à-dire encore plus de licenciements, de précarité, moins de droits pour la majorité de la population.

Il y a urgence à s’opposer à ce gouvernement !

Sans mobilisations fortes, sans opposition à sa gauche, la politique de ce gouvernement ouvrira la porte à la droite et l’extrême droite.

Le NPA propose à celles et ceux qui refusent de se résigner à l ‘austérité et aux reculs sociaux, aux militants syndicaux et associatifs, aux forces politiques du Front de Gauche de Jean-Luc Mélenchon, à Lutte Ouvrière, de construire ensemble cette opposition politique et sociale.

Les mobilisations à construire contre le traité européen, pour la défense de l’emploi et la revalorisation des salaires sont de premières échéances pour en poser les jalons. C’est le moment d’unifier les luttes existantes, de les amplifier, pour gagner et inverser le rapport de forces.

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s

%d blogueurs aiment cette page :