Accueillis par des grenades lacrymogènes…

Venus de Florange en car, les travailleurs d’Arcelor Mittal en lutte pour le rédémarrage du site ont été reçus par des tirs de grenades lacrymogènes devant la permanence de Sarkozy, ce jeudi, dans le XVe arrondissement. En fin de matinée, Sarkozy s’était discrètement éclipsé de son QG.

Sarkozy misait sur quelques déplacements et quelques coups médiatiques – Lejaby, Photowatt… – pour regagner la sympathie d’une partie de l’électorat ouvrier. A Paris, retour à la réalité : « le candidat du peuple accueille le peuple avec des CRS« , constatait ironiquement Edouard Martin, délégué CFDT du site de Florange.

À chaque élection, les candidats font le tour des usines pour faire croire aux travailleurs que leur sort leur importe. Ils se relaient au chevet des sites menacés de fermeture, tous plus soucieux les uns que les autres de démontrer leur préoccupation pour l’emploi. Ils voudraient laisser croire qu’ils ont des réponses face aux fermetures d’usines et aux licenciements. En réalité, ils agitent les mêmes slogans creux sur la stratégie ou la politique industrielle, et un patriotisme industriel qui oppose les travailleurs entre eux d’un coin à l’autre de la planète.

Par leurs résistances et leurs luttes contre les fermetures d’usines et les licenciements, les travailleurs contraignent les politiciens à venir s’expliquer devant eux. Ils les interpellent et contribuent ainsi à mettre les vraies questions au centre de la campagne : les questions sociales. Ils interviennent ainsi directement sur le terrain politique. La lutte contre les fermetures d’entreprises, pour l’emploi, contre le chômage ne saurait se laisser enfermer sur le terrain syndical en abandonnant la politique aux professionnels qui appellent les ouvriers à voter pour eux tous les cinq ans, l’occasion d’une petite visite, d’une tape sur l’épaule et d’un tour à la cantine…

L’élection présidentielle est l’occasion de populariser les solutions pour garantir le droit àl’emploi pour tous et pour toutes, en commençant par l’interdiction des licenciements, la répartition du travail entre tous et toutes, la réquisition des entreprises abandonnées par les patrons : Pétroplus, Arcelor Mittal à Florange, Honeywell à Condé-sur-Noireau, et bien d’autres.

C’est le sens de la campagne de Philippe Poutou.

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