Samedi 17 mars : mobilisation nationale contre le colonialisme et contre le racisme

« Il y a trop d’étrangers en France », s’exclamait Sarkozy il y une semaine. Quelques jours après, à Villepinte, il a opéré un nouveau rapprochement avec l’extrême droite favorable à la fermeture des frontières. Relevons le défi ! Mobilisons-nous contre le racisme et contre la xénophobie, contre le néo-colonialisme, pour l’ouverture des frontières, pour la liberté de circulation des personnes, pour l’abrogation de toutes les lois antiracistes, pour l’égalité des droits, pour la régularisation de tous les sans-papiers.

Sarkozy s’en prend à Schengen. Non pas pour remettre eu cause la construction d’une muraille aux frontières de la communauté européenne, mais pour se plaindre de son inefficacité. Les frontières seraient encore trop poreuses, encore trop d’étrangers « indésirables » pourraient les franchir. Voilà de quoi flatter le Front national qui s’insurge contre « l’invasion » que les peuples européens subirait. Une invasion toute imaginaire, génératrice des peurs sur lesquelles l’extrême droite prospère. Sarkozy joue ouvertement sur les mêmes réflexes : selon lui, l’immigration ferait même peser un risque sur le financement de notre protection sociale. Oubliées les exonérations de cotisations patronales… Dimanche soir, Marine Le Pen qui court après Sarkozy quand ce n’est pas Sarkozy qui lui court après, a rappelé qu’elle avait eu la première l’idée de « suspendre Schengen ».

Il y a un an, c’est avec Berlusconi que Sarkozy avait réclamé des modifications du traité de Schengen pour rendre les frontières encore plus infranchissables. Il s’était livré à une chasse aux réfugiés tunisiens chassés de leur pays par la misère.

Pour les droites en France et en Europe, Schengen et la lutte contre l’immigration vont de pair avec le maintien des liens de subordination des pays du Sud. Que les pauvres restent pauvres… chez eux : telle pourrait être leur devise.

Loin de « protéger » les peuples, le protectionnisme dont s’est revendiqué Sarkozy à Villepinte vise à protéger les capitalistes européens. Il faudrait « soutenir » les entreprises qui ont décidé de produire en Europe ? Il faudrait réserver aux PME européennes une part des marchés publics ? Comme si l’essentiel des biens et services produits en Europe ne l’était pas par des entreprises « européennes » ! Comme si ces entreprises « européennes » ne se livraient pas une concurrence farouche au sein de l’Europe pour gagner les marchés, avec à la clé les restructurations et leurs cortèges de licenciements ! Comme si ces entreprises « européennes » ne profitaient pas des différences au sein de l’Europe, différences de salaires, de normes environnementales, de fiscalité, pour mettre les Etats et les Régions en concurrence, pour le seul profit des actionnaires !

Ce protectionnisme, c’est de l’esbroufe, le rideau de fumée pour masquer la réalité. Européen ou pas, c’est du capitalisme lui-même qu’il faut se protéger. En commençant par imposer l’interdiction des licenciements, en réquisitionnant les entreprises qui bradent l’emploi, en confisquant les biens de leurs dirigeants.

Samedi 17 mars, marchons contre le néo-colonialisme, contre le racisme et la xénophobie, dans le cadre de la journée de mobilisation nationale appelée par les réseaux « Sortir du colonialisme » et « D’ailleurs je suis d’ici« , avec le relai, dans le Calvados, du Collectif 14 pour le Respect des droits des étrangers. Rendez-vous à 14h30 place du Théâtre à Caen.

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