2000 manifestants à Caen

Les gouvernements et le patronat européens s’acharnent sur les populations. Les plans d’austérité s’enchaînent et entraînent toute l’Europe dans la récession. Pour en finir avec cet engrenage, la mobilisation est à l’ordre du jour. 2000 manifestants ont défilé ce matin à Caen.

La CGT était la plus nombreuse dans cette manifestation appelée par la CGT, la CFDT, Solidaires, la FSU et l’UNSA, qui relayaient un appel de la Confédération européenne des syndicats. La CFDT et l’UNSA, hostiles à appeler à la grève au point d’apparaître comme très peu concernées par cette journée de mobilisation, étaient aussi quasi absentes de la manifestation. Comme si manifester avant les élections était incongru ! Bien sûr, nous ne raterons pas l’occasion de dégager Sarkozy en mai prochain. Pour autant, il faudra faire grève et manifester, si Hollande est élu comme le laissent penser les sondages d’intention de vote, si nous voulons voir nos revendications satisfaites. Autant montrer sans attendre au futur gouvernement qu’il faudra compter avec la rue !

Lire le tract distribué par le NPA :

NON À L’AUSTÉRITÉ !

L’austérité pour les populations : c’est le mot d’ordre des gouvernements et du patronat européens. Le plan voté par le Parlement grec sur ordre de la troïka (Union européenne, BCE, FMI) prévoit la baisse des salaires et des pensions, encore plus de privatisations, et encore moins d’emplois publics. Ce n’est que le premier de la liste.
Dans l’Etat espagnol, la droite prépare un décret-loi « réformant » le marché du travail, en fait favorisant les licenciements et la précarité. En France, Sarkozy, avant même l’élection présidentielle, exonère un peu plus le patronat de cotisations sociales et augmente la TVA frappant les couches populaires. Avec les « accords compétitivité emploi », il prépare le dynamitage du Code du travail, c’est-à-dire la fin de la protection minimale des travailleurs contre l’exploitation.
En Espagne comme en France, la droite veut mettre en place le « travail forcé » pour les chômeurs. Partout, les immigrés sont les boucs émissaires pour dissimuler le véritable responsable de la crise : le capitalisme. Partout les extrêmes droites s’activent pour diviser les travailleurs, les opposer les uns aux autres.

Résister et riposter dans toute l’Europe

Le nouveau traité européen en préparation grave dans le marbre l’austérité sans fin pour la grande majorité de la population, pour maintenir les privilèges des rentiers de la dette publique et des actionnaires des banques et des grandes entreprises. Or l’austérité enfonce chaque jour l’Europe dans la crise. Il faut arrêter cette spirale sans fin.
La journée d’action européenne du 29 février est la première riposte commune à l’échelle du continent. C’est un premier pas important.

Comme en Grèce, où la population se révolte, comme en Espagne, où des centaines de milliers de travailleurs et de jeunes ont manifesté il y dix jours, il est temps de dire tous ensemble « non, nous n’acceptons plus ».

En Grèce, les grands partis de droite et soi-disant de gauche se sont aplatis devant les exigences des Merkozy européens. Mais la population n’a pas dit son dernier mot. Les grèves et les occupations se multiplient. Des entreprises ou des services publics sont placés sous le contrôle des travailleurs, comme l’hôpital de Kilkis, en Macédoine centrale, ou le grand quotidien Eleftherotypia, à Athènes. La population prend en main ses propres affaires. En Espagne, alors que les socialistes ont été chassés du pouvoir pour avoir mis en oeuvre sans sourciller la politique d’austérité, c’est la grève générale qui se discute maintenant, avec la jonction entre le mouvement syndical et le puissant mouvement des Indigné.e.s.
C’est là que se trouve l’espoir pour les peuples : le développement des luttes, la jonction de toutes les révoltes.

Dégageons Sarkozy

Nous aurons dans quelques semaines l’occasion de virer Sarkozy. Son cinéma de dernière minute pour défendre l’emploi ne trompe personne. En relayant le discours de haine du Front national, il nous renforce encore dans notre détermination : dégageons-le !

Mais sans faire confiance à son possible successeur, François Hollande. Le programme à l’eau de rose du candidat socialiste ne résout rien. Les formules (« le véritable adversaire, c’est le monde de la finance ») ne suffisent pas. Au lieu de proposer l’interdiction des licenciements, il envisage de « renchérir le coût des licenciements ». Il veut à juste titre embaucher 60 000 enseignants, mais en continuant la baisse des effectifs dans les autres secteurs de la Fonction publique. Il veut redonner le droit de partir en retraite à 60 ans aux seuls travailleurs réunissant 41 annuités de cotisations à cet âge. Il ne propose pas l’augmentation des salaires ni des minimas sociaux. Il n’envisage pas de sortir du nucléaire, mais seulement de réduire la part du nucléaire… en 2025.

C’est pour pouvoir voter à gauche, virer Sarkozy sans faire confiance à Hollande, que le NPA présente son candidat : Philippe Poutou.

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