Le peuple grec au « club med ». Mensonges et austérité !

Tract lycéen des jeunes du NPA de Caen. Depuis mars 2010, les plans d’austérité se multiplient contre le peuple grec, dictés par la chancelière allemande Merkel, par Sarkozy, et mis en oeuvre par le « socialiste » Papandréou. Et maintenant par un gouvernement d’union nationale dirigé par l’ex-numéro 2 de la Banque Centrale Europénne.

La faute à une dette publique colossale qui serait due, nous dit-on, aux trop grands avantages sociaux des grecs, qui n’auraient pas assez bossé pour pouvoir les financer. Angela Merkel a résumé cette idée en par-lant de la Grèce, de l’Espagne et du Portugal comme les pays du… « Club Med » ! Pour les capitalistes et leurs représentants, la source du problème est donc identifiée : des retraites, des services publics, des congés payés, des salaires trop généreux… Le remède logique, selon eux, serait donc de tailler en pièce tous ces droits sociaux.

Faignants, les grecs ? Selon l’OCDE, en 2009, la durée annuelle du travail était, en moyenne, de 1390 heures en Allemagne, 1554 heures en France et… 2119 heures en Grèce. Le nombre de congés payés des salariés grecs est un des plus bas d’Europe : 23 jours par an en moyenne contre 25 en France et 30 en Allemagne.

Trop élevés, leurs budgets sociaux ? Non, ce sont la corruption, et surtout les achats d’armes, qui ont creusé la dette grecque. La Grèce a aujourd’hui, en proportion, le plus important budget militaire de l’Europe ! Pourtant, selon Merkel, la baisse de ce budget n’est « pas une priorité ». Pas étonnant quand on sait que l’Allemagne et la France sont parmi les plus gros fournisseurs d’armes de la Grèce ! Mais, depuis la crise financière de 2008, c’est la spéculation des banques, notamment françaises et allemandes, sur la dette grecque qui l’a fait exploser. Sarkozy prétend aujourd’hui que les banques ont annulé 50% de la dette grecque… Il oublie de préciser qu’en contrepartie, les intérêts de la dette vont être revus à la hausse. Les banquiers n’ont donc aucun souci à se faire : ils seront payés !

Mais qui paiera ? Les armateurs grecs, les plus gros capitalistes du pays, ne paient pratiquement pas d’impôts, tout comme l’Eglise orthodoxe, le plus grand propriétaire terrien de Grèce. Non, c’est aux travailleurs grecs qu’on va faire les poches. Le dernier plan d’austérité, c’est : une augmentation de la TVA et de l’âge légal de départ à la retraite, de nouvelles privatisations de services publics, une baisse du salaire minimum de 20 % pour les nouveaux embauchés et les chômeurs retrouvant du travail. Les plans d’austérité se succèdent, toujours plus violents, sans rien résoudre ! Ce n’est pas au peuple grec de payer cette dette !

Aujourd’hui, c’est le peuple grec qui trinque. Mais on sait déjà que demain, ce sera au tour des italiens, des espagnols… et au nôtre : les mesures d’austérité annoncées par François Fillon en sont un avant-goût. Et François Hollande ne nous promet guère mieux ! En Grèce comme partout, seule une riposte des exploités pourra renverser la vapeur.

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