Tous et toutes dans la rue le 11 octobre !

Chaque jour apporte un nouvel épisode de la crise : les bourses qui font du yo-yo, les menaces de récession, les banques mises en difficulté pour avoir trop spéculé, un pays entier au bord de la faillite…

Ils ont spéculé et maintenant ils veulent nous faire payer !
Leur crise, ce sont des entreprises qui prévoient fermetures de site et licenciements, ce sont des politiques d’austérité toujours plus dures. Pour les gouvernements et les employeurs, les solutions sont toujours les mêmes : réduction des salaires, augmentation de la productivité, report de l’âge de départ en retraite, licenciements, suppressions de postes dans les services publics…
Ils ont tous la même idée : nous faire payer la crise d’un système économique au bord de l’asphyxie. De la Grèce au Portugal, en passant par l’Italie, la France ou l’Allemagne, ce sont les travailleurs qui doivent accepter l’austérité pour rembourser la dette des États. Pourtant la dette publique provient des exonérations et réformes fiscales qui ont bénéficié aux entreprises et aux plus riches. Elle est aussi le résultat de tous les plans de sauvetage des banquiers qui ont permis à ces derniers de spéculer de plus belle, y compris contre les États !

Il n’y a pas de fatalité…
Dans de multiples entreprises, les travailleur-se-s résistent. Ceux de Fralib occupent l’usine pour empêcher sa fermeture. Ceux de la Fonderie du Poitou refusent par la grève la baisse de leur salaire de 25 %. Ceux de Goodyear, de Lafarge, de la raffinerie de Berre, du haut fourneau de Florange font grève, manifestent, séquestrent leurs employeurs, font la grève de la faim pour défendre leurs emplois, leurs salaires, leurs conditions de travail. Mardi 27, des dizaines de milliers d’enseignants du public et du privé se sont mobilisés contre la destruction planifiée de l’enseignement, avec beaucoup de parents d’élèves à leurs côtés.
Ces derniers mois, les peuples du Maghreb ont montré que l’on peut bouleverser la scène politique par les mobilisations. En Grèce, en Espagne, les populations ne se résignent pas à l’austérité, à la misère.

…on peut les faire reculer !
La solution n’est pas d’attendre 2012. Les principaux prétendants à la présidentielle sont d’accord pour revenir à un déficit de 3 % en 2013 et aucun ne défend ni le refus de payer la dette, ni un plan radical pour prendre sur les profits. Avec eux, ce sera donc l’austérité contre les services publics et contre les classes populaires, comme le font dès à présent les gouvernements socialistes en Grèce ou dans l’État espagnol, et les gouvernements de droite en France et en Italie.
L’urgence est de prendre le mal à la racine, de remettre en cause radicalement le remboursement de la dette et l’austérité. Seul le rapport de force construit dans les luttes, dans les manifestations peut contraindre patrons et gouvernement à reculer.

Une journée de mobilisation ne suffira évidemment pas. La mobilisation contre la loi Sarkozy-Fillon sur les retraites a montré que seul un mouvement de grève prolongée, du public et du privé, pourrait construire le rapport de forces nécessaire. Nous devons faire connaître et coordonner les luttes existantes, se battre pour leur extension et leur généralisation. Cette journée du 11 octobre en appelle d’autres. Continuons tous ensemble !

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