Dans la rue, contre la casse de l’école

Grosse mobilisation à Caen, mardi 27 septembre. 4 000 manifestants ont défilé dans le centre ville, deux fois plus qu’en début d’année. Enseignants et parents d’élèves étaient au coude-à-coude pour réclamer la fin des suppressions d’emploi et le rétablissement des emplois perdus ces dernières années.

Le cortège a très vite grossi au fur et à mesure qu’il s’est engagé dans les rues du centre ville. La mobilisation importante des enseignants, mesurable par des taux de grévistes importants (en moyenne 50%), a été renforcée par la participation de nombreux parents. A tel point que les cortèges des organisations syndicales d’enseignants pouvaient paraître assez modestes ! Il est vrai que depuis des semaines, et déjà en mai et juin dernier, les conflits locaux se sont multipliés autour des fermetures de classes. La mise en œuvre des suppressions d’emploi alimente un ras-le-bol contre une politique d’asphyxie de l’école. De plus en plus, l’école apparaît comme une instrument de sélection sociale qui s’éloigne chaque jour davantage des attentes des jeunes et des parents et qui heurte la conscience professionnelle des enseignants. La participation d’enseignants et de parents de l’école privée est un autre indice de cette montée du ras-le-bol.

En finir avec la règle du non-remplacement d’un fonctionnaire partant à la retraite sur deux est une urgence. Mais il faudra aussi rétablir les postes supprimés ces dernières années, redonner à l’école les moyens de fonctionnement dont elle est privée, rétablir la formation professionnelle des enseignants, en finir avec le « socle minimum » et offrir au contraire un maximum de formation pour tous les jeunes, de trois ans à 18 ans.

En déplacement, Sarkozy a répondu aux enseignants par le mépris, en opposant les salariés du privé, « exposés à la concurrence internationale », aux salariés du public, « protégés par un statut ». Mais cette démagogie de bas étage ne marche plus (lire le communiqué du NPA). Chatel a quant à lui essayé de minimiser la grève.

Il faudra donc d’autres journées d’action, d’autres grèves, pour en finir avec les casseurs de l’éducation nationale.

La mobilisation réussie du 27 septembre doit être un tremplin pour réussir la journée d’action du 11 octobre, public et privé ensemble. Le refus de l’austérité, au centre de cette journée d’action, contient bien sûr le refus de la casse des services publics, de l’école à l’hôpital public.

Elargissons la mobilisation : tous et toutes en grève le 11 octobre !

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