Primaire socialiste. Six candidats pour une même politique

Le premier débat entre les candidats de la primaire socialiste n’a pas apporté de grandes surprises. Tous les postulants s’engagent à rembourser la dette et à mettre en œuvre la « rigueur » pour abaisser le déficit budgétaire.

C’est dans le détail qu’il faut rechercher ce qui les distingue. Même les rares propositions progressistes – la taxation des transactions financières, la fin des niches fiscales qui profitent aux plus fortunés – se trouvent détournées de leur sens et mobilisées pour la baisse du déficit public ! La palme revient à Arnaud Montebourg, partisan de la mise en place d’une taxe de 0,1 % au lieu des 0,05 % du projet socialiste… à affecter au désendettement. En d’autres termes, on taxe les financiers pour les rembourser, on leur rend ce qu’on leur prend. Quelle mascarade !

Débattre avec le PS ?

Jean-Luc Mélenchon trouvera-t-il là une base de débat intéressante avec les socialistes, lui qui déclarait il y a quelques semaines vouloir engager le dialogue avec tout le monde à gauche, du PS au NPA ? Ou conviendra-t-il avec le NPA qu’il y a mieux à faire qu’à débattre avec le PS ? Qu’il faut unir ses forces pour favoriser les mobilisations qui se développent contre l’austérité et contre le remboursement de la dette publique ? Rappelons que le NPA a proposé une campagne commune pour l’annulation de la dette à toutes les forces qui pourraient être intéressées.

Deux jours après le débat des primaires, les caméras ont montré un Jean-Luc Mélenchon tout à son plaisir de pouvoir accueillir trois des candidats socialistes à la Fête de l’Humanité. Il a reçu fort aimablement Ségolène Royal, après que cette dernière eut essuyé quelques « dehors la droite » dans les allées du parc de la Courneuve. Royal a suggéré à Mélenchon de travailler sur deux propositions de loi, la première sur les licenciements boursiers, la seconde sur la réforme du système bancaire. Car, sur ces sujets, Royal voit des « convergences » avec son ancien camarade socialiste. Mélenchon ne dément pas et se réjouit : « elle commence à parler notre langue ». Et, plus tard, parlant des autres candidats socialistes : « On a commencé à parler du fond. Je veux amener les autres à bouger, à les faire entrer dans le débat. A chaque fois qu’il y en a qui vont dans notre sens, c’est un bon point pour nous ».

Bref, le débat de Mélenchon avec le PS va bon train et les premiers rendez-vous d’une possible collaboration gouvernementale sont déjà pris. Les militants du PCF et ceux du Parti de gauche partageront-ils cette illusion de faire bouger le PS ?

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