Les indigné.e.s dans les rues de Tel Aviv

Enormes manifestations en Israël ! 300 000 personnes réclament la « justice sociale ». La contestation a commencé il y a trois semaines et s’élargit depuis. Travailleurs, jeunes installent des tentes dans les rues, occupent des places. La parole se libère. Comme dans le monde arabe, comme dans l’Etat espagnol.

Samedi, dans les rues de Tel Aviv, le mot d’ordre central était « pour la justice sociale ». Comme partout dans le monde, la population n’en peut plus de supporter les effets de la crise économique, renforcée par l’état de guerre. Pour les manifestants, la justice sociale signifie d’abord le respect des droits élémentaires : droit au logement, droit à un revenu, droit à l’éducation. Les revendications en découlent : construction massive de logements pour offrir des locations à bas prix, hausse du salaire minimum, taxes sur les appartements inoccupés et école gratuite à tout âge.

Le correspondant du Monde note une grande banderole qui proclame « Ici, c’est l’Egypte« , en référence bien sûr à la révolution égyptienne qui a dégagé Moubarak. Dans le cortège, les slogans sont aussi dirigés contre les politiciens et contre le gouvernement.

Le correspondant du Monde indique que « lors d’un rassemblement devant le ministère de la Défense à l’issue de la manifestation, des représentants de différentes composantes de la société israélienne ont appelé à poursuivre la lutte. Le dirigeant de l’association nationale des étudiants, Izik Shmuli, a dénoncé le « creusement du fossé social ». Le rabbin Benny Lau, figure du sionisme religieux, a proclamé qu’Israël » ne mérite pas d’être considéré comme un Etat juif tant qu’il ne suit pas les règles de justice sociale » de la Bible. L’écrivain arabe israélien Sayed Kashua, a pour sa part, dénoncé « les destructions de maisons dans les localités arabes, les saisies de terres » et autres mesures discriminatoires, visant une minorité qui représente 20% de la population globale« .

Pour la société israélienne, les appels conjoints d’un rabbin puis d’un écrivain arabe, qui plus est en faveur de la minorité arabe discriminée, sont un symbole fort.

Alors que la finance enfonce le monde dans la crise, les soulèvements populaires incarnent l’espoir, du Caire à Tel Aviv en passant par Athènes et Madrid !

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