Schneider Electric fait des profits. Raison de plus pour refuser toute suppression d’emploi à Bourguébus

Schneider Electric se porte bien. Pour le premier semestre 2011, le groupe vient d’annoncer une croissance de chiffre d’affaires de 21% et une croissance des profits de 9%. Il compte bien poursuivre une restructuration qui supprime des centaines d’emplois en Europe. La fermeture du site de Electric Bourguébus, à côté de Caen, fait partie de ce programme de « rationalisation » de la production.

Le groupe se félicite de la progression des ventes, obtenue malgré l’impact négatif de la hausse des matières premières, mais indique aussi que cette progression ne suffit pas à expliquer les excellents résultats du premier semestre. Le communiqué du groupe souligne que la « productivité industrielle demeure très solide ». La « concentration des fournisseurs », la « rationalisation de la production », avec le « rééquilibrage vers des pays à bas coût » ont entraîné une « économie de 233 millions d’euros » pour ce premier semestre 2011. Les suppressions d’emplois directs en France et en Europe en sont la manifestation première. L’effectif total de Schneider est passé de 20 000 personnes en 2008 à 18 300 mi-2011.

Le journal Le Monde indique que, en France, « les sites de production sont fermés ou restructurés toujours à la baisse, comme l’usine de Cognac (200 salariés), les filiales Prodioact (Montmélian en Savoie), Alombard dans le Loiret, Mastertech et Newlog (Isère), ou les sites de Barentin (Seine-Maritime), Le Vaudreuil (Normandie), Alès (Gard) ou Bourguébus près de Caen ». A Bourguébus, après une première saignée en 2009 (80 emplois en moins), ce sont 40 nouvelles suppressions d’emplois (sur 120 restant) qui menacent. Les salariés sentent venir la fermeture totale.

Parallèlement, le groupe multiplie les acquisitions, voire construit de nouvelles usines, en Russie et en Israël par exemple, officiellement pour être « au plus près des clients ». Les organisations syndicales ont beau jeu de faire remarquer que certains marchés se développent aussi en France (comme les détecteurs de fumée qui deviendront bientôt obligatoires dans les logements…).

En réalité, Schneider baisse l’emploi en France et investit dans les pays « à bas coûts » pour accroître les profits redistribués aux actionnaires.

La Bourse s’attendait à « mieux ». Le cours de Schneider a même baissé après l’annonce de « résultats semestriels décevants » ! Hélas, on ne peut que craindre des plans de « rationalisation » encore plus sévères, pour satisfaire aux appétits de la finance, qui exige toujours plus !

Changer de logique, donner la priorité à l’emploi contre les dividendes des actionnaires est une l’urgence.

Chez Schneider, tous les salariés devraient s’unir, dans tous les établissements, contre les suppressions de postes et contre les fermetures de site. Car tous sont dans la même galère et contre les mastondontes tels que Scneider, nous ne gagnerons pas chacun dans notre coin…

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