Indignons-nous !

Hausse des prix, stagnation du SMIC et mise en application de la « réforme » sur les retraites : c’est un début de mois de juillet plus que morose pour la majeure partie de la population puisque une fois de plus tout augmente sauf les salaires !

Tarif de l’électricité, prix du timbre, coût du transport, notamment, c’est à chaque fois entre 2 et 4% de hausse que les salarié-e-s et les couches populaires vont devoir supporter pour les dépenses quotidiennes.

Ainsi le prix de l’électricité va progresser de + 2,9% pour les particuliers. La hausse du prix du gaz est programmée pour atteindre les ménages le 1er octobre. Le prix du timbre postal passe lui à 60 centimes, au lieu de 58. Les transports en commun suivent le mouvement. La SNCF cette année augmente les prix des trains Intercités et trains express régionaux (TER), de 10 centimes à 2,70 euros en fonction des destinations.

Le SMIC, lui, reste scotché à 9 euros brut de l’heure, soit 7, 06 euros net de l’heure et 1070, 76 euros net par mois.

 Si on rajoute à tout cela d’autres coûts comme celui des mutuelles par exemple (quand on peut s’en payer une) le pouvoir d’achat subit de telles dégradations, que les conditions de vie de millions de personnes deviennent de plus en plus insupportables.

En plus de ces mauvais coups de l’été, la réforme des retraites repoussant l’âge légal de départ à 62 ans, malgré l’opposition et le rejet des salarié-e-s et de la très grande majorité de la population, s’applique dès le1er juillet.

Exiger des mesures d’urgence sociale

Cette injustice sociale pèse terriblement sur de nombreux ménages, les dépenses dites contraintes (loyer, eau, électricité, gaz, frais d’assurances, télécommunications, transports ou santé) augmentent plus vite que la moyenne des prix. Elles peuvent représenter jusqu’au trois quart du budget des ménages. A l’heure actuelle, 8 millions de français vivent sous le seuil de pauvreté et plus de 2 millions de personnes vivent dans un ménage pauvre dont le chef de famille dispose d’un emploi.

La droite au service des plus riches explique sans rire par la bouche du premier ministre François Fillon qu’augmenter le SMIC « serait une faute économique qui jouerait contre l’emploi » !

Alors que les prix flambent, les salaires doivent être augmentés de 300 euros net pour tous et toutes, le SMIC ne doit pas être inférieur à 1600 euros net par mois et les salaires doivent être indexés sur la hausse des prix.

Il est tout aussi légitime dans la période d’exiger le blocage des loyers et la suppression de la TVA sur les produits alimentaires de premières nécessités.

Les patrons et le gouvernement nous diront qu’ils n’ont pas les moyens ? Mais si les salarié.e.s et l’ensemble de la population commençaient à se mêler de la manière dont l’économie fonctionne, on verrait bien qu’il y a de l’argent et qu’on peut l’utiliser autrement !

Publicités

Commentaires fermés

%d blogueurs aiment cette page :