Communiqué du Comité de soutien à la révolution tunisienne de Caen

Depuis leur arrivée en France, des dizaines de migrants tunisiens sont pourchassés par la police de Sarkozy, montrés du doigt, arrêtés, internés, expulsés.

Lundi 2 mai, le gouvernement a envoyé la police contre celles et ceux qui ont occupé un local appartenant à la mairie du 19e arrondissement à Paris. Leur seul tort était de réclamer le droit de vivre en France.

Mardi 3 mai, il a procédé à des arrestations massives à Nice. Certains migrants ont été expulsés immédiatement, d’autres ont été placés en « rétention administrative ». Le communiqué de la préfecture des Alpes-Maritimes se vante d’avoir mobilisé « 167 policiers nationaux et municipaux, gendarmes et douaniers » et même des « unités canines » ! Quelle honte !

Le comité de soutien à la révolution tunisienne de Caen dénonce l’acharnement du gouvernement français contre les migrants tunisiens.

Le comité dénonce l’hypocrisie du gouvernement, qui, après avoir proposé ses services à la police du dictateur déchu Ben Ali, fait mine de soutenir la « démocratisation » dans les pays arabes tout en traquant en France la jeunesse qui vient chercher ici ses moyens de survie.

Les migrants tunisiens fuient le chômage et la misère, pour une large part le résultat de la domination des multinationales et des grandes puissances, dont la France, ancienne puissance coloniale, sur les pays du Sud.

Le comité réclame le droit des personnes à la libre circulation sur les deux rives de la Méditerranée.

Le comité de soutien appelle la population :

– à exiger l’arrêt des internements et des expulsions des migrants.
– à exiger du gouvernement français et des gouvernements de l’Union européenne l’annulation de la dette tunisienne qui ne profite qu’aux banquiers et autres institutions financières. Les peuples arabes qui se libèrent n’ont pas à payer les dettes illégitimes contractées sous les dictateurs.
– à exiger la restitution au peuple des biens des dictateurs et leur entourage placés sous séquestre dans les banques « occidentales ».
– à exiger que la coopération internationale profite au développement économique et social des peuples, et non pas aux seuls intérêts des multinationales.

Le comité de soutien appelle à se mobiliser, aux côtés de nombreuses organisations politiques, syndicales et associatives, contre la réunion des huit principales puissantes qui affament le monde et répriment ceux et celles qui réclament leur droits de vivre dignement. Contre le G8 qui se réunira à Deauville les 26 et 27 mai sous la présidence de Sarkozy, tous et toutes dans la rue, samedi 21 mai, au Havre !

Caen, mardi 3 mai 2011

Le Comité de soutien à la révolution tunisienne et arabe de Caen

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