Tchernobyl Day à Flamanville et déboulonnage de pylones à St Sébastien de Raids

A l’appel de la nouvelle coordination antinucléaire régionale, 800 personnes se sont retrouvées le samedi 23 avril pour commémorer le triste 25 ème anniversaire de la catastrophe nucléaire de Tchernobyl devant le chantier de l’EPR à Flamanville. Cette année, après la catastrophe du Japon et Fukushima, ce rassemblement est l’occasion de demander l’arrêt la production nucléaire en France, et notamment en commençant par l’arrêt du chantier EPR.

Resistances Caen

Le NPA qui soutient la coordination régionale était présent et a fait la déclaration suivante :

Après avoir inscrit le nom de Tchernobyl dans notre mémoire collective, c’est au tour de celui de Fukushima… Il s’agit pourtant d’un tournant, car il y aura un avant et un après Fukushima.

Une fois de plus cet accident fait la preuve que le nucléaire est trop dangereux pour qu’on puisse continuer sans rien changer.

Il n’est plus question de mettre l’accident sur le dos de la gestion incompétente et inefficace des travailleurs de l’Union Soviétiques tel qu’on a essayé d’expliquer l’accident de Tchernobyl. Cette fois c’est le fleuron de l’industrie privée japonaise qui est concerné. Dans une industrie capitaliste mondialisée, l’énergie électrique est un marché comme un autre où seul compte la possibilité d’accroitre les profits, au risque de mettre en danger  toute l’humanité. TEPCO s’est montré irresponsable et  a menti avec la complicité des autorités locales et nationales. Ce sont les travailleuses et les travailleurs, et en particulier les sous traitants qui se retrouvent en première ligne et qui vont payer de leur santé et pour beaucoup de leur vie, ce choix de société. La population va subir pour longtemps les conséquences de cet accident.

// On ne peut pas accepter d’attendre qu’un autre accident se produise. Nous devons donc exiger la sortie du nucléaire, et ne pas nous contenter d’une promesse, je cite, « de sérieuse révision de la sécurité de nos centrales »

En France ce combat est d’autant plus important qu’on a en face un gouvernement qui est champion de l’aveuglement nucléaire. Et çà, çà permet à Henri Guaino de dire que  « l’accident nucléaire au japon pourrait favoriser l’industrie française dont la sécurité est une marque de fabrique ».

Alors oui nous devons sortir du nucléaire, mais aussi refuser la fuite en avant dans les énergies fossiles les plus sales, comme le charbon, le pétrole off shore, les sables bitumeux, le gaz de schiste. Et çà c’est ce que nous proposera le capitalisme qui lui ne peut limiter sa croissance et la consommation d’énergie. Nous devons refuser ce choix impossible entre une belle mort radioactive ou une lente asphyxie par le réchauffement climatique. Il est donc indispensable et urgent de planifier la sortie du nucléaire et une politique énergétique soutenable, et ce sous le contrôle des citoyens et des travailleur.

Nous avons besoin d’une révolution énergétique :  :

  • qui puisse garantir  une sortie du nucléaire en moins de dix ans
  • qui puisse garantir la réduction drastique des émissions de gaz à effets de serre,
  • qui puisse garantir l’accès de toutes et tous à l’énergie,
  • Et enfin qui puisse garantir les emplois et les conditions de travail des salariés du secteur de l’énergie.


Pour cela des solutions existent. Elles passent par :

La création d’un grand service public de l’énergie sous le contrôle des salariés et de la population, et pour cela on doit exiger l’expropriation des grandes entreprises du secteur tel que EDF, GDF-SUEZ, Total, AREVA… Ce service public permettrea de décider démocratiquement de ce qu’on produit et comment on le produit. Ce ne sont pas une poignée d’actionnaires et de dirigeants qui ont le droit de décider pour tous.

De la même façon un service public du logement permettra la mise en œuvre d’un grand plan d’isolation thermique des logements anciens et de produire des nouveaux logements à faibles consommation énergétique.

Le développement des transports en commun de proximité et la gratuité permettront aux gens de se déplacer sans consommer trop d’énergie et sans grever le budget des ménages. Une telle politique parce qu’elle est aux antipodes des logiques capitalistes ne peut être prise que dans le cadre d’un service public des transports.

Et parce que les défis qui nous attendent impliquent une mise en œuvre rapide des chantiers de grande ampleur, il faut exproprier les grandes banques pour constituer un service bancaire unique sous contrôle des salariés et de la population.


Il y a donc urgence à sortir du nucléaire, et urgence de demander l’arrêt des nouveaux projets tel que celui qui est derrière nous, celui de l’EPR.

Et pour finir une pensée pour tous les travailleurs de ce chantier qui aujourd’hui subissent des conditions de travail douteuses et où 25% des accidents du travail ne seraient pas déclarés.

Resistances Caen

A Raids près de Périers dans la Manche, environ 80 personnes se sont réunies autour d’un pique-nique et ont déboulonné quelques boulons sur un pylône. A cet endroit, est construit un poste électrique, déjà bien avancé, qui servira de départ à la nouvelle ligne Très-Haute-Tension (THT) lié à la construction du réacteur nucléaire EPR de Flamanville. Le poste électrique est situé quasiment sous les 2 lignes existantes qui viennent de Flamanville et qui vont vers Rennes et vers Caen.

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