Stop à la casse de l’hôpital public et de la sécu

Les soins et les médicaments sont de moins en moins bien remboursés, les dépassements d’honoraires des médecins libéraux se développent, les tarifs des mutuelles augmentent sans cesse. Pour avoir un rendez-vous dans des délais normaux à l’hôpital c’est de plus en plus difficile. Pour les malades l’accès aux soins est remis en cause. Pour les salarié-e-s les conditions de travail se dégradent.

Parmi les mesures récentes la prise en charge à 100 % des actes couteux à l’hôpital et en ville, passe du seuil de 91 à 120 euros. Et ils veulent taper encore plus fort et mettre fin au remboursement à 100 % de plusieurs maladies graves !
Des dizaines de services et d’hôpitaux publics sont menacés de fermeture par les agences régionales de santé (ARS) au mépris des usagers et de leurs familles. Xavier Bertrand, le ministre de la santé organise leur étranglement financier au profit des établissements privés commerciaux. En janvier, le gouvernement envisageait d’imposer un quota annuel de certains actes aux hôpitaux sous peine de sanctions financières. Le 1er mars, il imposait la baisse des tarifs en médecine, chirurgie et obstétrique, baisse supérieure pour le public : 0,2 %, alors qu’elle n’est que de 0,05 % dans le privé.
L’objectif est clair : l’hôpital public, qui a l’obligation d’assurer tous les soins, sera étranglé au bénéfice des cliniques privées propriétés de grands groupes capitalistes.
C’est pour cela que le gouvernement de Sarkozy organise la casse du service public de santé.
Ses projets sur la prise en charge des personnes âgées dépendantes vont dans le même sens : privatiser et offrir un vaste marché au secteur privé.

Imposer une autre répartition des richesses

l y a largement les moyens de financer la santé et la dépendance grâce aux cotisations sociales. Pour cela il faut stopper les exonérations de cotisations dont bénéficient les patrons : 38 milliards en 2010, bien plus que le soi-disant déficit de la Sécu !
La sécurité sociale est malade de son manque de recettes, pas de ses dépenses. Pour y remédier imposons l’arrêt des suppressions de postes dans le service public, l’interdiction des licenciements, le partage du travail entre tous et toutes, une augmentation de salaire de 300 € nets pour tous, l’arrêt du pillage de la sécu par l’industrie pharmaceutique qui a fait d’énormes profits en 2010. Ces mesures apporteraient plus d’argent pour la sécu.
Cela permettrait même de rembourser à tous les soins à 100 % !
Les hôpitaux publics ne doivent pas fermer.
Ils doivent rester des hôpitaux de proximité avec tous leurs services et suffisamment de personnel !
La santé doit être gratuite !

Toutes et tous dans la rue samedi 2 avril !

A l’appel de 140 organisations, partis politiques, syndicats, associations, le 2 avril 2011, sera une journée d’action nationale de défense de l’hôpital public, du droit à l’accès aux soins pour tous et toutes, et de reconquête de la sécurité sociale solidaire et universelle.
Ce 2 avril, dans toutes les régions et départements se tiendront des rassemblements, manifestations réunions publiques.
Le NPA appelle à participer à cette mobilisation, étape importante pour imposer nos droits et faire reculer ce gouvernement illégitime.

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