Manif « no cuts » à Londres et antinucléaire en Allemagne

La manifestation contre l’austérité et les coupes budgétaires a réuni plusieurs centaines de milliers de personnes à Londres. En Allemagne, la contestation du nucléaire bat son plein. Les peuples ne veulent pas payer les crises des capitalistes.

C’est la plus grande manifestation à Londres depuis celle contre la guerre en Irak en 2003. Les syndicats et les nombreuses associations qui ont préparé l’énorme démonstration de samedi avaient affrété des centaines de bus. Au centre des revendications, le rejet des coupes budgétaires décrétées par le gouvernement (87 milliards de livres), qui se traduisent par le blocage des salaires des fonctionnaires, la suppression de 300 000 emplois publics, la chute des moyens budgétaires pour l’école et l’université, la santé, les transports publics, les aides à l’emploi. La politique mise en oeuvre par le gouvernement conservateur-libdem de Cameron-Clegg, c’est la politique des riches contre les pauvres, des privilégiés contre les exploités. La politique de ceux qui veulent faire payer la crise aux travailleurs.

Mais les travailleurs se rebellent et ils entraînent avec eux les jeunes, qui ne veulent pas être la génération sacrifiée. La mobilisation va continuer. Dans la manif, on voyait de nombreuses pancartes « General strike, now » : comme en France à l’automne dernier, seule la grève générale pourra faire céder le gouvernement britannique.

Sortir du nucléaire

En Allemagne, 250 000 personnes ont manifesté à Berlin, Hambourg et Cologne. Objectif : imposer l’arrêt définitif des 17 réacteurs nucléaires encore en service en Allemagne. Après avoir décidé de prolonger de douze ans le fonctionnement des réacteurs nucléaires, la chancelière Angela Merkel a dû commencer à faire marche arrière en annonçant l’arrêt provisoire des sept centrales les plus anciennes, en attendant le résultat d’enquêtes de sécurité. Le mouvement antinucléaire allemand a marqué un point, mais c’est la sortie du nucléaire qu’exige une part de plus en plus grande de la population. L’inquiétude légitime suscitée par la catastrophe de Fukushima renforce bien sûr la position des mouvements antinucléaires, tant il est évident que la technologie nucléaire est peu sûre. En France, le lobby du nucléaire veut, lui, imposer la poursuite des programmes en cours, appuyé par son VRP Sarkozy. Dimanche 20 mars, 10 000 Allemands, Français et Suisses avaient déjà manifesté dans le Haut-Rhin, près de Fessenheim, pour la fermeture de cette centrale en service depuis 1977, la plus vieille de France.

Le capitalisme est une impasse. Il est synonyme à la fois d’injustice sociale et de destruction de la nature. Il menace la planète. Rompre avec ce système et abattre ces gouvernements qui imposent le recul social et le risque nucléaire sont des urgences.

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