Catastrophe nucléaire au Japon. 200 personnes manifestent leur colère à Caen

Affluence inhabituelle un dimanche apèrs midi devant à Préfecture à Caen ! C’est que, ce dimanche, plusieurs organisations appelaient à un rassemblement pour dénoncer le nucléaire et le risque qu’il fait courir à la population. Deux cents personnes se sont rassemblées, certaines venues de loin, comme le collectif d’Athis-de-l’Orne contre l’enfouissement des déchets nucélaires, et ont écouté l’intervention de Régis Guillet, au nom du collectif STOP EPR du Calvados. La mobilisation continue.

Si toutes les conséquences de l’accident nucléaire au Japon ne sont pas encore connues, notamment faute d’informations transmises par TEPCO, l’exploitant de la centrale de Fukushima, il est d’ores et déjà parfaitement clair que le mythe de la sûreté et de la sécurité du nucléaire a volé en éclat. Les difficultés considérables pour contrôler les réacteurs, après l’accident, ne manquent pas d’interroger. Et une question fait le tour du monde : est-il admissible de prendre de tels risques pour produire de l’électricité alors que d’autres techniques, non polluantes, existent ? De plus en plus nombreux sont ceux et celles qui comprennent que les décisions de développer le nucléaire ont été prises par des industriels, et par les pouvoirs politiques qui leur sont soumis, dans le seul but de faire des profits.

Sarkozy grand prêtre du nucléaire

En France, pas gêné, le lobby nucléaire profite de la catastrophe au Japon pour vanter les réacteurs « français », les plus chers, mais aussi soi-disant les plus sûrs. Mais la défiance à l’égard du nucléaire a tellement progressé dans les populations que des gouvernements pourtant pas vraiment écolos gèlent les programmes, envisagent même l’arrêt des centrales les plus anciennes. Sarkozy aura beau afficher son soutien au nucléaire (et surtout aux industriels français), Areva et GDF Suez ont des soucis à se faire. Pour que la déconfiture des apprentis sorciers du nucléaires ne retombe pas sur les travailleurs de la filière, il est temps de mettre en œuvre sa reconversion.

Mais seule notre mobilisation permettra d’infléchir la position du gouvernement.

C’est pourquoi les organisations réunies dimanche et le Collectif STOP EPR ont appelé à continuer le combat, en exigeant, dans l’immédiat :

– l’arrêt de tous les projets électronucléaires en cours : EPR de Flamanville, ligne THT-Cotentin-Maine, EPR de Penly, ITER, BURE et projets de centres de stockage de déchets nucléaires ;

– l’arrêt des réacteurs ayant atteint ou dépassé les 30 ans de fonctionnement ;

– l’arrêt des projets à l’étranger de l’industrie nucléaire française.

Le collectif se réunit jeudi pour organiser la suite de la mobilisation, et appelle celles et ceux qui veulent s’associer aux combats antinucléaires à apporter leur soutien.
Pour tout contact : collectif14contreepr@yahoo.fr.

Publicités

Commentaires fermés

%d blogueurs aiment cette page :