Santé et dépendance : ni charité, ni marché, des droits pour tous !

Dans le Journal d’informations municipales, Patrick Arz, conseiller municipal NPA d’Hérouville Saint-Clair, s’exprime contre la mise en cause du droit à la santé et sur le dossier « dépendance ».

Pour 2011, Sarkozy a programmé une série d’attaques contre la santé et la protection sociale.

La création de la sécurité sociale et de l’hôpital public avait un but : « permettre à tous d’accéder aux meilleurs soins ». Or, on s’en éloigne chaque jour davantage, alors que la richesse double tous les 50 ans, alors que la médecine a fait des progrès prodigieux. A force de « franchises » et de déremboursements, la part des soins à la charge des malades s’accroît. Les tarifs des mutuelles et assurances complémentaires s’envolent – plus de 10% pour 2011. Une santé à plusieurs vitesses s’installe.

2011 verra aussi l’application à plein régime de la loi Bachelot (Hôpital, Patients, Santé et Territoires) pour imposer le « retour à l’équilibre budgétaire » des hôpitaux, qui pour Sarkozy et la droite, doivent être d’abord des entreprises rentables. Pénurie de personnel, délais d’attente et manque de lits vont donc s’aggraver.

Enfin, après la « casse » des retraites, ce serait le tour de la « dépendance ». La droite veut imposer responsabilité individuelle et assurances personnelles pour ceux qui le peuvent, charité pour les autres ! Comme le disait G. Longuet, président du groupe UMP au Sénat : « la dépendance, c’est d’abord une affaire de responsabilité individuelle et familiale. Il faut se préparer à vieillir dépendant, à un moment ou à un autre, et donc s’organiser à cet effet par l’épargne, l’assurance, la solidarité intergénérationnelle, et ne renvoyer la facture à la collectivité publique que dans les cas minoritaires » (journal La Croix). Se profile l’obligation d’adhérer à une assurance privée, pour le plus grand profit d’AXA ou de Malakoff Médéric (dont le PDG est Guillaume Sarkozy).

Une seule réponse : une autre répartition des richesses

Nous vivons dans une société qui a largement les moyens d’une sécurité sociale finançant à 100% des soins de qualité, la dépendance, la retraite dès 60 ans correspondant aux meilleures années de salaires.

Encore faut-il imposer que la richesse aille là, plutôt que dans la poche des actionnaires. Il s’agit là de décisions politiques, de rapport de forces sociaux et non de fatalité économique. C’est par les luttes sociales que nous imposerons cette nouvelle répartition des richesses.

Voilà l’alternative politique pour laquelle cela vaut le coup de se mobiliser ! Le NPA propose à tous et toutes de s’engager dans cette bataille.

Patrick ARZ, NPA, Nouveau Parti Anticapitaliste

Hérouville, le 11 janvier 2011

Paru dans le Journal d’Informations Municipales « Hérouville en Clair » N° 45 – janvier – février 2011.

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