Grève dans l’Education le 10 février : la lutte continue !

Pas question d’accepter les nouvelles suppressions de postes dans l’Education. Après les manifestations du 22 janvier (un millier de personnes à Caen), les organisations syndicales de l’Education appellent à la grève jeudi 10 février.

Le gouvernement maintient le cap de la casse de l’Education nationale. Aux dizaines de milliers de postes déjà supprimés, s’ajouteraient 16 000 suppressions à la rentrée prochaine. Alors même que les effectifs scolarisés sont en croissance tant dans le premier degré que dans le second degré.

Proportionnellement au nombre d’élèves, l’académie de Caen devrait être la plus touchée de France avec, selon les organisations syndicales :
– dans le premier degré : la suppression de tous les moyens provisoires auxquelles s’ajoutent 195 suppressions supplémentaires de postes.
– second degré : 154 suppressions de postes principalement dans les collèges et lycées professionnels…
– personnel administratifs : 10 suppressions de postes.

Chaque poste supprimé, c’est à la fois l’aggravation des conditions de travail des personnels et la dégradation des conditions d’études des jeunes, et notamment des jeunes issus des classes populaires. C’est, au bout du compte, le renforcement des inégalités entre les enfants issus de familles aisés pouvant compenser les manques de l’Education nationale par des « dépenses privées » en augmentation, et les autres, promis massivement au chômage, à la précarité et aux bas salaires. Cette politique est totalement inacceptable. Elle est à l’oeuvre dans tous les pays d’Europe, où les intérêts capitalistes font la loi, où les gouvernements à leur service restreignent les dépenses publiques et ouvrent la porte de l’Education ou de la santé aux intérêts privés, trop heureux d’investir des domaines lucratifs.

Suppressions de postes et « réformes » tous azimuts

Dans le même temps, la réforme de la formation des enseignants s’applique et fait la démonstration chaque jour de sa nocivité. Les stagiaires sont mis dans des situations très difficiles, alors que leur formation professionnelle devrait les préparer à un métier particulièrement exigeant.
Comme dans le reste de la Fonction publique, la précarité s’étend et risque même d’être institutionnalisée avec le projet de loi du gouvernement concernant les non-titulaires. Ce projet de loi exclut toute titularisation massive, mais généralise le CDI contre le statut et prévoit l’élargissement du CDD de trois ans à toutes les catégories. Un nouveau type de contrat, dit « contrat de projet », à l’image des contrats de mission dans le privé, verrait même le jour et serait « articulé autour d’un objet déterminé et non d’une durée », selon le journal bien informé Les Echos !

Résistance !

Nous n’aurons pas de répit tant que les logiques capitalistes gouverneront le monde. Pour en sortir, la résistance pied à pied est nécessaire pour construire des mobilisations capables de mettre en échec ce gouvernement, faisant converger tous les salariés de la Fonction publique et tous les travailleurs, qui sont aussi des usagers des services publics. Tous ensemble :

– Non aux suppressions de postes ;
– Oui à une véritable formation professionnelle ;
– Oui à la titularisation de tous les non-titulaires.

En grève et en manifestation jeudi 10 février !

Le programme de la journée :

9h : AG d’établissements
10h30 : AG départementale des personnels de l’Éducation à la maison des syndicats à Caen
15 H 30 : manifestation, départ du rectorat en direction de la préfecture et rassemblement à 17 h avec les parents d’élèves.

Publicités

Commentaires fermés

%d blogueurs aiment cette page :