Après Panavi, MSD-Schering Plough : non aux licenciements !

La concentration industrielle dans la pharmacie bat son plein. Les salariés de Schering Plough pourraient en faire les frais, avec une centaine de licenciements sur le site d’Hérouville Saint-Clair.

Le géant américain Merck a acheté Schering Plough en 2009, notamment pour s’implanter en France. Le nouveau groupe (sous l’appellation MSD, et MSD Chibret en France) est devenu le deuxième groupe mondial dans la pharmacie, avec des profits atteignant la somme astronomique de 12,9 milliards de dollars en 2009. Cinq milliards ont été distribués aux actionnaires. Mais ces derniers exigent plus. La direction de MSD Chibret engage donc un vaste plan de restructuration en France, qui se traduira par une destruction massive d’emplois :

– fermeture du centre de recherche et développement SP de Riom (Puy de Dôme) – 90 postes
– fusion des sièges de Courbevoie (SP) et de Paris (MSD) – environ 600 postes
– vente annoncée, sans repreneur à ce jour, du site de production pharmaceutique d’Eragny sur Epte (Oise)- environ 400 postes
– sur les sites de production d’Hérouville Saint-Clair et de Mirabel (Puy de Dôme), ce sont des suppressions de postes pour « augmenter la productivité ».
Au total, MSD Chibret voudrait supprimer de 1000 à 1500 emplois en France, des emplois en CDI, en CDD et d’intérimaires.

La rapacité capitaliste s’exprimer sans état d’âme : pour faire plus de profits et distribuer plus de dividendes, il faut supprimer des emplois…

Schering Plough, Panavi : même combat, interdiction des licenciements !

C’est le même scénario que la reprise de Panavi par le groupe international Vandemoortele (pain et pâtisserie industrielle), même si les dimensions des deux groupes ne sont pas les mêmes. A Panavi-Mondeville, menacé de fermeture, près de 80 emplois sont en jeu. A Schering Plough-Hérouville (440 salariés), cent emplois sont menacés.

Comme à Panavi, la lutte des salariés de MSD Chibret s’organise. L’intersyndicale CGT et FO, appuyée par les comités d’entreprise et d’établissements, appellent à la grève sur tous les sites le 8 février pour s’opposer au plan de destruction de l’emploi.

Il est temps de faire converger les luttes pour la sauvegarde de l’emploi. Car la crise du capitalisme n’est pas finie, et les restructurations industrielles n’ont pas fini de se payer en milliers d’emplois détruits si le droit du capital de jeter les travailleurs comme des kleenex n’est pas remis en cause.

Le NPA apporte son soutien aux travailleurs en lutte.
Le NPA se bat pour l’interdiction des licenciements.
Le NPA exige la mise sous contrôle public du secteur de la pharmacie, et l’intégration des groupes qui prospèrent dans ce secteur dans un grand service public de la santé.

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