Le gouvernement veut tuer l’Education nationale

Les suppressions de postes continuent dans l’Education nationale. Aux 80 000 subies depuis 2002, s’ajouteraient 16 000 nouvelles suppressions dès la rentrée prochaine. Il faut stopper cette politique de destruction méthodique du droit à l’Education. Des manifestations auront lieu partout en France samedi 22 janvier. Descendons dans la rue !

Toute la Fonction publique est frappée par la baisse des effectifs, avec la règle du non remplacement d’un départ en retraite sur deux. Dans l’Education nationale, la suppression de postes se traduit inéluctablement par la dégradation des conditions de travail des personnels et par des conditions d’étude de plus en plus difficiles pour les jeunes. Aux suppressions de postes, il faut d’ailleurs ajouter la baisse des moyens de fonctionnement, budget de l’Etat de l’enseignement scolaire comme dotations aux collectivités locales. En dix ans, la part de la dépense intérieure d’éducation dans le PIB a baissé d’un point, passant de 7,6% en 1997 à 6,6% en 2008.

Si le nombre de postes baisse, les effectifs scolarisés augmentent. Dans le premier degré, le ministère estime l’augmentation des effectifs scolarisés à 8 300. Mais il y aurait presque 9 000 enseignants en moins à la prochaine rentrée ! La scolarisation des moins de trois continuera à reculer, et les effectifs dans les autres classes vont augmenter. Dans le second degré, l’augmentation des effectifs scolarisés devrait être encore plus forte : + 48 500 élèves dans le public (+ 62 000 en comptant le privé). La suppression de 4 800 postes est une véritable provocation.

Mobilisation

Partout en Europe les gouvernements organisent la casse de l’Education. Mais partout ils se heurtent à de fortes mobilisations. Les dernières, en Grande-Bretagne, ont montré que l’unité des personnels et de la jeunesse est nécessaire et, au-delà, l’implication de tous les travailleurs. En Grande-Bretagne, les syndicats préparent ainsi une grande journée de grève nationale pour la défense des services publics, en mars. C’est bien cette voie qu’il faut suivre : l’unité des travailleurs et de la jeunesse pour mettre en échec les plans de casse de l’Education et des services publics.

En France, des manifestations auront lieu samedi 22 janvier, appelées par la plupart des organisations syndicales (FSU, SUD Education, UNSA, SGEN-CFDT…) et souvent par la FCPE. Ces manifestations doivent être une première étape pour la construction d’un mouvement durable pouvant aller jusqu’au blocage total des établissements scolaires, en lien aussi avec les luttes qui se déroulent dans les autres pays, seul moyen pour faire céder le gouvernement et d’obtenir l’annulation des suppressions de postes et des baisses de budget.

A Caen, le rendez-vous est fixé à 14h30, place du Théâtre.

Soyons nombreux et nombreuses !

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