Défendons l’hôpital public

Rien ne va plus à l’hôpital public ! la pénurie de personnels et les suppressions de lits entraînent la dégradation des conditions de travail des personnels et mettent en cause l’accès aux soins de qualité pour tous. Une campagne unitaire pour la défense de l’hôpital public est lancée.

Plusieurs organisations syndicales de salariés et de médecins, des collectifs locaux pour le droit à la santé et le mouvement de défense de l’hôpital public (MDHP) ont lancé une campagne de pétition auprès de la population.

Une pétition

La pétition reprend les principales exigences des organ isations impliquées dans la campagne :
« Je défends l’hôpital public, lieu de formation des professions médicales et paramédicales, de l’innovation et des progrès thérapeutiques, qui offre à tous, sans discrimination, des soins de qualité.
Je m’oppose à son démantèlement qu’annoncent, d’une part un nouveau mode de direction qui aura pour souci principal la rentabilité, et d’autre part des suppressions d’emplois non justifiées qui altèreront la qualité des soins.
L’hôpital public doit avoir un financement lui permettant de remplir ses missions ».

Dans le Calvados, des tracts aux usagers sont distribués.
Voici par exemple celui de l’Union des syndicats CGT de la santé et de l’action sociale du Calvados, qui alerte les usagers et les appelle à signer la pétition et à se mobiliser pour stopper ce gouvernement qui casse notre droit à la santé :

« Une situation catastrophique
La situation des hôpitaux dans notre région est à ce point catastrophique que les Préfets du Calvados et de la Manche ont dû déclencher le « Plan blanc » pour rappeler les personnels en repos ou en congé et prolonger le temps de travail des infirmières, assignées sur place. Cela s’est passé récemment aux urgences du CHU de Caen et au Centre Hospitalier de Cherbourg – Valognes.
Sous l’effet conjugué de la « Révision Générale des Politiques Publiques » et de la Loi « Hôpital, Patients, Santé et Territoire » décidées par le gouvernement, la « saignée » dans les budgets des hôpitaux s’intensifie et conduit les Directions à réduire de plus en plus les effectifs. C’est ainsi que 300 postes ont été supprimés, en 2010, au CHU, et que son Directeur annonce la poursuite de l’hémorragie avec 400 autres postes éliminés dans les trois ans à venir.

Une dégradation accélérée des soins
Ces suppressions de postes concernent tous les secteurs des établissements hospitaliers et entraînent des conséquences qui mettent en jeu la santé de la population. Un exemple parmi des dizaines d’autres : la disparition des postes de techniciens chargés d’assurer la maintenance correcte des équipements médicaux. Résultat : faute d’entretien, il n’y a plus suffisamment de « monitoring » en état de marche pour surveiller tous les malades. Il devient ainsi fréquent que l’on arrête la surveillance monitoring sur un patient pour aller la faire sur un autre patient !

Des personnels à bout
Au service des urgences, par manque de médecins, ce sont de plus en plus souvent les personnels infirmiers qui doivent évaluer la situation du patient avant de décider les suites à donner. Avec tous les risques que cela comporte pour ces professionnels si une erreur de jugement survenait. Les conséquences qui découlent de cette baisse drastique des effectifs font donc peser une pression psychologique permanente sur les épaules des personnels. Face à cette dégradation accélérée de leurs conditions de travail, leur engagement quotidien au service de la population s’effrite sous le poids de l’épuisement et du découragement.

Les personnels hospitaliers n’en peuvent plus de ne pas pouvoir exercer leur métier correctement. Ils veulent vous avertir car la situation est grave. Aujourd’hui, c’est aussi la santé de vos proches qui se retrouve potentiellement en jeu.

Il faut en finir avec une telle politique ! »

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