2011, aucun répit pour le capitalisme !

Fidèle à son rôle de président des riches, Sarkozy a présenté ses vœux pour 2011. Des vœux annonçant au nom de la gestion de la crise de nouvelles attaques contre la sécurité sociale (la question de la dépendance) et les libertés publiques tout en continuant à chasser sur les terres du Front national.

Le PS, par la voix de Moscovici, s’est contenté de critiquer la forme sans dénoncer le contenu. Pire, il n’a vu que préparation de 2012 dans l’intervention de Sarkozy, comme si le programme de destruction sociale annoncé pour 2011 ne valait pas la peine qu’on s’y arrête. Le PS se montre décidément incapable d’apparaître comme une alternative politique, et pendant ce temps, la précarité et la misère se développent. Le nombre de bénéficiaires du RSA (revenu de solidarité active) a augmenté de 9%, touchant 3,75 millions de personnes qui survivent avec 460 euros par mois. Face à toutes les augmentations prévues assurances, forfait hospitalier, forfait internet, gaz, électricité etc. le gouvernement ose n’augmenter le SMIC que de 17 euros, somme dérisoire et mépris affiché pour la population.

Des résistances toujours d’actualité

En France, les mobilisations sociales de 2010 contre la réforme des retraites mais aussi dans d’autres pays d’Europe ont montré que les révoltes contre les politiques libérales peuvent rassembler des dizaines de millions de salariés et de jeunes.
L’injuste loi Woerth-Sarkozy sur les retraites est passée grâce au coup de force d’un gouvernement totalement illégitime.
La défense de nos droits sociaux et de nos libertés publiques passera toujours par des luttes générales, coordonnées et reconductibles.
C’est sur ce terrain que les travailleurs pourront faire échec ces prochains mois aux politiques destructrices de la droite au pouvoir et du Medef.

Un plan d’action anticapitaliste

Refusons d’attendre 2012 comme beaucoup à gauche nous le proposent. En 2011, il faut et il faudra continuer ensemble à se mobiliser pour l’emploi et les salaires, le refus de la précarité et du chômage, pour la santé et l’éducation.

Face à la crise et aux politiques d’austérité soutenues par le FMI de Strauss-Kahn, un plan d’action anticapitaliste doit être au cœur des débats, pour faire payer la crise à ceux qui en sont responsables et proposer une modification radicale pour une répartition équitable des richesses.

Exigeons des augmentations de salaire de 300 € net, pas de salaires ou minima sociaux en dessous de 1 500 € net et un partage du travail permettant à tous et toutes de travailler. Il faut exiger l’expropriation des banques et la mise en place d’un service public bancaire qui permettrait de financer un plan de transition économique et écologique basé sur la satisfaction des besoins socialement utiles.

Pour l’année 2011, ensemble, on continue, on ne lâche rien pour pouvoir tout changer !


Nos mamies et nos papys valent mieux que leurs profits

Les conseils généraux, via l’Allocation Personnalisée d’Autonomie (APA), assurent la prise en charge des personnes âgées dépendantes financée par les impôts locaux. Celle-ci peut se faire soit à domicile avec des prestations (toilette, lever, cuisine…), soit en institution, les EHPAD (Etablissement d’Hébergement Personnes Agées Dépendantes). Le montant de l’APA dépend du degré de dépendance, du mode de prise en charge (domicile ou établissement) et des revenus des personnes concernées.
Pour le gouvernement, il faut en finir avec ce système de droit universel, pris en charge collectivement. Chacun ou sa famille devra payer de sa poche les prestations, comme il paie, fort cher, le prix de l’hébergement. Sauf pour les plus pauvres et ceux dont les familles sont non solvables qui seront secourus par l’aide sociale départementale. Par contre, les marchands de personnes âgées et les assurances peuvent s’en mettre plein les poches. Quand Sarkozy prétend ouvrir une cinquième branche de la Sécu, c’est un mensonge éhonté.
C’est au contraire une machine de guerre contre la Sécurité sociale.
Pour un service public de la dépendance, il faut :
– En finir avec les établissements et les services privés dont le seul objectif est d’engraisser leurs actionnaires et construire de nouveaux EHPAD publics.
– Des établissements et services publics de proximité, avec du personnel statutaire de la fonction publique suffisant (et non des professionnels libéraux), médical, para médical, d’animation, d’aide à la vie sociale, ce qui est loin d’être le cas actuellement.
– Du personnel formé aux problématiques des personnes dépendantes, avec des conditions de travail décentes et titulaires.
– Assurer l’égalité de traitement des personnes dépendantes sur tout le territoire.
– Relancer des services de soins de longs séjours de qualité pour les personnes ayant de graves problèmes de santé,
– Pour financer ce service public, là aussi, il faut redéployer les richesses.


Elections cantonales : mars 2011

Les élections se tiendront le 20 et 27 mars et le comité du Bocage Virois a décidé d’être présent à ces élections dans le canton du Bény-Bocage et défendra un programme politique résolument à gauche. Une gauche qui ne renonce pas, une gauche qui défend les intérêts des salariés-es, des précaires, des chômeurs et des retraités. Une gauche qui défend une autre politique agricole, des consommateurs au plus près des producteurs. Une gauche qui respecte l’environnement contre toutes les pollutions. Une gauche qui défend et développe les services publics de proximité.


Devinette

Qui a dit ?
Si nous revenons au pouvoir, il faudra déverrouiller les 35 heures
Travailler plus, pour gagner plus
Sarkozy : NON, Fillon : NON, Copé : NON
Manuel Valls, dirigeant national du PS, candidat aux primaires du Parti socialiste.

 


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