Plysorol, un concentré des méfaits du capitalisme

Plysorol, c’est l’histoire du capitalisme qui en virant au libéralisme liquide notre politique industrielle et lamine les ouvriers.

Située à Lisieux, capitale du chômage du Pays d’Auge, ville qui a subit Bernard tapie liquidateur de l’usine Wonder où travaillait une majorité de femmes et qui au fils de la crise n’arrête pas de voire fermer ces usines, en particuliers celles liées à l’automobile.

300 personnes samedi soir au concert de soutien

Plysorol, Leroy puis Isoroy, a été fondé en 1907 , leader européen à une époque de la filière bois cette usine a compté près de 1200 salariés sur Lisieux qui en était le siège social et puis au fur et à mesure des repreneurs la situation n’a cessé de se dégrader : Pinault avait racheté l’entreprise pour un euro pour la céder ensuite à des portugais.
En mars 2009 après liquidation restait 3 usines, Lisieux, Fontenay ,Epernay avec au total 500 emplois mais surtout 600 000 hectares de concessions de forêts au Gabon et son bois d’okoumé prisé pour le contreplaqué .

Un repreneur Chinois a été retenu, soutenu par le Maire UMP, le PS ,le PCF,EE local et l’Etat au motif qu’il allait sauver tous les sites et tous les emplois.
6 mois plus tard, il était évident que ce repreneur ne respectait aucun engagement, se comportait en voyou et pillait les forêts au Gabon au profit de la Chine et pourtant personne n’a daigné entendre les appels répétés d’au secours des salariés.
Bien que tout le monde parle de poursuites judiciaires, ce dernier court toujours et pour longtemps.
18 mois plus tard, nouvelle liquidation judiciaire et nouveau repreneur, Libanais cette fois : résultat l’usine de Lisieux sacrifiée et avant liquidation : 150 licenciés sur 220 salariés.
Alors qu’Estrosi Ministre de l’industrie, c’était engagé « à ne laisser personne au bord du chemin » non seulement les gens sont virés comme des malpropres mais avec presque rien.
Alors que les collectivités et l’Etat sont prêts a accordé des aides conséquentes au repreneur les gens galèrent et pour le moindre secours sont obligés de fournir moult justificatifs.
Ces gens n’ayant plus rien à perdre occupent le devant de leur usine jour et nuit depuis le 25 octobre pour obtenir leur dû. Le paiement de leur indemnité avant le 15 décembre et une prime extra légale à la hauteur du préjudice subit.
Ces ouvriers parlent tous les jours d’un savoir faire qui se perd, de leur métier et de leur savoir faire.
Ces ex salariés sont malades que personne n’est défendu un véritable projet industriel à une époque où l’on parle beaucoup de développement durable. Ils regrettent en particuliers de ne pas pouvoir travailler les bois de pays.
Ils sont ulcérés de l’attitude du Maire UMP plus intéressés par une étape du tour de France que par le sort de ces concitoyens, depuis le début de la lutte jamais il n’est venu les voire, préférant les traiter à la radio « de bruleurs de palettes ».

Ce combat pacifique, dans la lignée des Moulinex, Molex et Continental est exemplaire et si jeté par les capitalistes mondiaux et abandonné par l’Etat, ce sont les gens simples eux qui expriment tous les jours leur solidarité !

Le feu des Plysorol brule depuis 45 jours et ces femmes et ces hommes déterminés voudrait que leur combat aboutisse avant noël car ils savent que le plus dur reste à venir la solitude dans la recherche d’emploi dans un bassin déjà durement touché.

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