4 décembre : contre le chômage, les précarités et les exclusions. Rassemblement à Caen 15h place Bouchard

Avec des chiffres du chômage à des niveaux records, des licenciements en pagaille, une précarité qui touche de plus en plus de salarié-e-s, la mobilisation contre le chômage, les précarités et les exclusions est une priorité. Tout comme la question des retraites, elle met à l’ordre du jour la nécéssité de la redistribution des richesses.

Marre d’être licencié ! Marre d’être viré ! Marre du chômage imposé ! Marre des boulots « occupation » de merde ! Marre de la galère ! Marre de la survie ! Marre de justifier de sa misère! Marre des 30 premiers jours du mois difficiles ! Marre de la rue ! Marre d’être fiché, comptabilisé, contrôlé, culpabilisé, convoqué, accusé, exploité, déprécié, déclassé, recalé, radié, suspecté, endetté, crevé, pressé, oppressé… Marre ! Marre ! Marre !

Malgré les effets d’annonce du gouvernement, le taux de chômage reste explosif avec 4,6 millions de personnes inscrites à Pôle emploi. Les conditions et les accès à l’emploi sont de plus en plus précaires et difficiles : 13% des salariés ont un emploi précaire, soit 2,8 millions de personnes. Plus ou moins 8 millions de travailleurs pauvres et 3 millions de non-logéEs ou de mal-logéEs. Près de 2 millions de survivants aux minima sociaux. La litanie des dégâts collatéraux de la crise du capitalisme pourrait s’étendre à l’infini, alors que les profits des entreprises du CAC40 ont explosé encore une fois cette année : 41,5 milliards au 1er semestre 2010. Depuis 2008, des centaines de milliers de destructions d’emplois ont eu lieu, en particulier dans l’industrie, jetant dans le chômage et la misère des milliers d’hommes et de femmes.

Le combat contre le chômage, les précarités et les exclusions et celui contre les licenciements et les délocalisations sont les mêmes. Il concerne tout le monde, avec ou sans emploi (stable ou précaire), jeunes ou senior, femmes ou hommes, Français ou immigrés avec ou sans papiers ! Face à ce désastre, Sarkozy et les valets de son gouvernement aux ordres du Medef, des banquiers et de la haute finance n’en finissent pas de détruire l’ex-service public de l’emploi. Pôle emploi est parmi les prochaines cibles afin de livrer, à terme, l’indemnisation du chômage aux banques et aux assurances, et le placement à toutes les officines privées (comme les agences d’intérim ou les sociétés telles que Ingeus) pour lesquelles le chômage n’est qu’une source de profit. Les salariés de Pôle emploi, croulant sous la charge de travail, désorganisés par la fusion contre-nature ANPE-Assedic, et subissant la politique d’austérité (baisse des effectifs et des budgets) ont manifesté leur colère, le 9 novembre dernier (50% de grévistes). La mobilisation continue en région.

Avec la loi de casse du système de retraites par répartition et les attaques amplifiées contre la Sécu, c’est toute la protection sociale qui est livrée aux appétits des capitalistes. Politique d’austérité du gouvernement ; services publics et protection sociale détruits ; salaires en berne ; licenciements et chômage qui explosent ; les droits les plus fondamentaux comme le logement, la santé, l’éducation et la culture… sont bafoués.

Répartition des richesses

La négociation qui s’ouvre pour la nouvelle convention Unedic est l’occasion de reposer l’exigence qui a fait le cœur de la mobilisation pour les retraites : imposer une redistribution des richesses créées par le travail. On voudrait nous faire croire qu’il s’agirait de choisir entre l’augmentation des cotisations Unedic et la valorisation des allocations des chômeurs. Nous devons au contraire proposer une refondation du système. Par la hausse de la part patronale des cotisations Unedic, on peut assurer la prise en charge d’un revenu décent pour toutes celles et tous ceux qui composent le monde du travail et que le capitalisme prive de travail : précaires, chômeurs, handicapés. Une seule exigence : la redistribution des richesses.

Nous avons besoin d’une lutte d’ensemble contre le capitalisme et ses méfaits.

Rassemblement, à Caen, 15h, place Bouchard.

Grève des chômeurs, grève des travailleurs, grève générale !

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