Conférence de presse du NPA, 26 novembre, Caen

Voici le texte de la conférence de presse. Prochain rendez-vous : mercredi 1er décembre, réunion publique du NPA, 20h30, salle de la Maison de quartier du Calvaire Saint-Pierre à Caen (arrêt de tram « Calvaire Saint-Pierre »). Entrée libre.

Nous avons connu une période politique exceptionnelle avec un mouvement social inédit : huit semaines de très fortes mobilisations avec des millions de personnes dans la rue.
Bien sûr, nous n’avons pas gagné mais le pouvoir non plus n’a pas gagné.
Le gouvernement et sa réforme des retraites restent impopulaires, rejetées par la majorité de la population.
Le « nouveau » gouvernement n’a de nouveau que le nom, puisqu’on reprend presque les mêmes, pour faire la même politique de casse sociale, réaffirmée par Fillon. Sauf qu’on y trouve un Juppé, de retour après avoir été de fait écarté par la rue en 1995. Tout un symbole !
Ce gouvernement a peu de marges de manœuvre alors que la réforme des retraites était censé lui dégager la route. Il veut continuer ce qu’il appelle des réformes, en fait des retours en arrière. On va droit vers d’autres conflagrations.

Or, parmi les millions de manifestations, une idée a grandi : celle qu’il faut en passer par un bras de fer avec ce gouvernement. Un bras de fer avec d’un côté les travailleurs, la jeunesse, les retraités, ceux qui ne sont pas écoutés, c’est-à-dire la grande majorité de la population ; et de l’autre : une petite minorité, le grand patronat, les actionnaires, ceux qui vivent du travail des autres, représentés par le gouvernement Sarkozy-Fillon.
La perspective, dans ce bras de fer, c’est le blocage économique du pays, la grève généralisée qu’on a frôlé mi-octobre. C’est le seul moyen pour se faire entendre.
Nous, au NPA, nous disons que ce n’est que partie remise.

De cette situation, nous voulons discuter avec celles et ceux qui ont été dans le mouvement, qui ont milité pour la grève générale, et qui ne lâchent rien.
Pour cela, le NPA repousse son congrès initialement prévu en décembre. Ce congrès aura lieu finalement en février. A la place, samedi 11 décembre, le NPA organise une conférence nationale de bilan du mouvement pour réfléchir à ses suites. Cette conférence réunira au moins un millier de personnes. Elle est ouverte à ceux et celles qui pensent comme nous qu’il faut se regrouper pour préparer ensemble les prochaines échéances sociales et politiques.

L’échéance majeure, pour certains, c’est 2012.
Pas pour le NPA.
Le NPA pense qu’il ne faut à rien attendre de bon de l’alternance politique possible en 2012. Car si nous voulons chasser Sarkozy et son gouvernement, qui sont illégitimes, c’est pour stopper et inverser leur politique. Et ce n’est pas avec le Parti socialiste à la place de l’UMP qu’on y arrivera. Nous étions avec le PS dans la rue contre la réforme de Sarkozy, mais nous divergeons sur les solutions, les programmes. Nos programmes sont incompatibles. On le voit sur la question des retraites : pour le NPA, c’est 60 ans à taux plein, retour à 37,5 annuités ; pour le PS, c’est 60 ans mais avec l’allongement de la durée des cotisations, en fait une belle arnaque.

De cela aussi nous voulons discuter. Le NPA propose que ceux qui luttent et qui ne lâchent rien se regroupent pour offrir une alternative anticapitaliste clairement indépendante du PS.

Avant la Conférence nationale de mi-décembre, à Paris, le NPA organise des réunions de débat, dans un grand nombre de villes.
A Caen, cette réunion se tiendra mercredi 1er décembre, salle de la maison de quartier du Calvaire Saint-Pierre, à 20h30.

Nous invitons tous ceux et toutes celles qui ne veulent pas attendre 2012 à venir échanger leurs idées et leurs propositions.

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