Les requins de la finance lorgnent sur nos retraites

Malakoff Médéric, c’est ce groupe spécialisé dans la protection sociale complémentaire. Son délégué général s’appelle Guillaume Sarkozy. Le frère de l’autre. L’un s’attaque à la protection sociale solidaire, l’autre vit de la marchandisation de la santé et des retraites. La lutte pour les retraites continue avec un rassemblement, jeudi, à Caen, devant le siège de Malakoff Médéric.

Le gouvernement n’a de cesse de prétendre agir pour le bien du système des retraites par répartition. A peine la loi Sarkozy-Woerth promulguée, le frère de Guillaume se répandait sur les ondes pour claironner que les retraites étaient « sauvées ». La réalité est bien différente, et la majorité de la population l’a parfaitement compris : la réforme va entraîner une nouvelle baisse des retraites et des centaines de milliers de nouveaux pauvres vont s’ajouter au million de retraités vivant sous le seuil de pauvreté.

La perspective de retraites de plus en plus basses versées par le régime solidaire incitera-elle certains travailleurs – notamment les plus jeunes – à se tourner vers les retraites complémentaires, et donc les opérateurs privés tels Malakoff Médéric ? Ces derniers en rêvent. Le « marché » pourrait représenter jusqu’à 110 milliards d’euros en 2020. La loi contient des dispositions pour favoriser l’implantation des système de retraite complémentaire, encore insuffisamment développés aux yeux des grands groupes du secteur comme des grandes entreprises qui ont mis en place des systèmes d’épargne-retraite. Malakoff Médéric se prépare à capter le marché. Le groupe crée une société commune avec la Caisse nationale de prévoyance (CNP) pour se déployer sur le créneau de l’épargne-retraite. Or, la CNP est est une filiale de la Caisse des dépôts et consignations (qui gère le Fonds de réserve des retraite), de la Banque postale et… du groupe Caisses d’Epargne, lui-même présidé par François Pérol, ancien secrétaire général adjoint de l’Elysée.

Pour le développement de la retraite par capitalisation, le vote de la loi Sarkozy-Woerth était une étape à franchir.

Abroger cette loi, interdire aux requins de la finance le secteur de la protection sociale est une nécessité urgente !

Continuons ce combat et tous et toutes au rassemblement devant le siège de Malakoff Médéric, à Caen (1 rue Grusse, près du Palais de justice), à 12h, à l’appel de l’intersyndicale.

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