La voix des antinucléaires s’est fait entendre !

Communiqué du NPA. Le NPA se félicite que la voix des antinucléaires opposés aux transports dangereux de déchets hautement radioactifs se soit fait entendre, vendredi, à Caen. Le nucléaire est une impasse, personne ne sait que faire des déchets produits. C’est une véritable menace pour les générations futures. Il faut sortir du nucléaire.

C’est possible car nous savons produire de l’énergie renouvelable non polluante. Il faut utiliser les moyens considérables gaspillés dans la construction du réacteur EPR de Flamanville pour activer la recherche et investir dans la production d’énergie renouvelable.

Le NPA apporte son soutien total aux militants non violents qui se sont enchaînés sur les rails pour ralentir le convoi. Ces militants antinucléaires non violents veulent alerter l’ensemble de la population sur les risques du nucléaire et des transports de matières radioactives, systématiquement ignorés par les autorités. Le NPA dénonce la violence de l’intervention policière pour les évacuer. Ce ne sont pas ces militants qui représentent une menace pour la société, mais le nucléaire et ceux qui en font la promotion.

Craignant la multiplication des manifestations, Areva a décidé de modifier le trajet du train.

Néanmoins, la mobilisation populaire va s’amplifier ces prochains jours, en France comme en Allemagne, pour mettre en accusation les défenseurs et les profiteurs du nucléaire.

NPA Caen, 6 novembre 2010.


Le Réseau Sortir du nucléaire, Greenpeace, Solidaires, le NPA, la FASE et les Verts appelaient à un rassemblement, vendredi à 14h devant la gare SNCF. Malgré l’heure peu favorable, 150 personnes étaient présentes. Chaque organisation a expliqué les raisons de sa particpation à ce rassemblement. Ci-dessous, l’intervention du NPA :

Les onze wagons de déchets radioactifs qui vont traverser la France et l’Allemagne illustrent bien l’absurdité du nucléaire.

Cette technologie que l’on sait dangereuse produit des déchets dont on ne sait que faire. Le retraitement n’élimine pas ce problème. Chaque pays peut être tenté d’exporter ce problème, ou le l‘enfouir, au sens propre du terme.

Mais est-ce une solution ? Non bien sûr.

Car chaque fausse « solution » pour se débarraser des déchets crée un nouveau problème : le transport de déchets hautement radioactifs, c’est un risque pour les travailleurs du rail comme pour les populations qui habitent le long des voies ferrées. L’enfouissement, c’est le risque de pollutions extrêmement graves autour des sites choisis.

Pour le NPA, la seule solution, c’est d’arrêter la production d’énergie nucléaire.

Sortir du nucléaire, c’est nécessaire, et c’est tout à fait possible.

Nous savons produire de l’énergie renouvelable non polluante. Il faut développer cette production. Il faut investir dans la recherche les moyens énormes gaspillés pour la construction de nouveaux réacteurs comme l’EPR, dans la Manche.

Nous savons aussi que la production d’énergie renouvelable est facteur de créations d’emplois durables. Sortir du nucléaire, ce n’est pas s’imposer des difficultés sociales supplémentaires : c’est trouver les bonnes solutions alliant préservation de l’environnement et créations d’emplois socialement utiles.

Mais ce passage aux énergies renouvelables n’est pas suffisant. Au NPA, nous pensons qu’il faut en même temps réduire la consommation, en mettant en œuvre un plan d’économie d’énergie, ce qui impose de repenser l’habitat et les transports. Des logements qui consomment moins d’énergie, plus de transports publics et moins polluants, moins de distance entre domicile et lieu de travail : on saurait faire, mais c’est une réorganisation complète de la société, incompatible avec le respect de la logique du capitalisme et de sa seule loi : la loi du profit. Nous prônons également une refonte de la tarification. Nous défendons la gratuité pour la consommation d’électricité de base et une taxation dissuasive contre les consommations excessives pour lutter contre le gaspillage.

Pour mettre en œuvre ces changements, il faut d’urgence créer un service public de l’énergie incluant, outre EDF et GDF et leurs filiales, les compagnies pétrolières, les firmes qui prospèrent aujourd’hui dans la filière nucléaire, les producteurs privés d’énergie renouvelable. Il faut réquisitionner les profits faramineux des Total et autres, stopper la construction de nouveaux réacteurs nucléaires, à commencer par l’EPR de Flamanville dans la Manche.

Il faudra que le mouvement populaire impose ces choix, qui sont des choix politiques.

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