Solidaires, CGT, CFDT, FSU : ils ont dit aujourd’hui…

Union syndicale Solidaires

(…) L’Union syndicale Solidaires considère que le succès de la manifestation d’aujourd’hui s’inscrit dans le processus de construction de l’affrontement central nécessaire avec ce gouvernement pour le faire céder. En ce sens, elle soutient les mouvements de grève reconductibles et les actions de blocage en cours et appelle à étendre celles-ci. Forts des grèves et manifestations précédentes, de la mobilisation de catégories nouvelles de la population, nous ne doutons pas un seul instant que l’intersyndicale du 4 octobre relèvera le défi, en s’appuyant sur les grèves prolongées pour les étendre et en appelant dans l’unité à une grève reconductible, avant le 12 octobre.
C’est maintenant qu’il faut frapper fort pour stopper la régression sociale et pour inscrire une nouvelle page de conquêtes sociales.

CGT

Une nouvelle étape est franchie !
(…) Des milliers de salariés ont participé à leur première manifestation. Cette mobilisation résolue et grandissante ne peut rester sans réponse. Le gouvernement doit maintenant prendre la mesure de la colère des salariés et citoyens de ce pays.
La CGT, aux côtés des salariés, appelle les sénateurs à mesurer l’enjeu social et démocratique du mouvement : il ne peut pas y avoir d’abîme entre la volonté profonde des citoyens de ce pays et la représentation nationale.
Le mépris ne peut pas être une nouvelle fois la réponse aux millions de manifestants.
L’ouverture de négociations doit intervenir dans les plus brefs délais. La CGT y défendra des propositions permettant de garantir la pérennité de notre système de retraite par répartition, pour le maintien du droit au départ à 60 ans, avec un niveau de pension permettant de vivre dignement, la reconnaissance de la pénibilité.
Pour poursuivre l’élargissement de la mobilisation unitaire la CGT appelle l’ensemble des salariés à débattre dans les territoires et dans les entreprises et décider de nouvelles actions unitaires. La CGT appelle à faire du mardi 12 octobre, par la grève et les manifestations, un moment déterminant pour la suite de la mobilisation.

CFDT

« On est à peu près dans les mêmes chiffres que ce qui s’est fait lors des deux dernières journées d’action en septembre », soit « autour de 2,9 millions » de personnes dans les rues partout en France, a assuré François Chérèque en tête du cortège parisien. Ce qui confirme l’analyse de la CFDT : « Manifester un samedi c’est un bon choix parce que ça permet aux personnes qui ne viennent pas d’habitude aux manifestations de venir ».
« On est calme et déterminé. On nous prédit à chaque fois un échec mais l’échec ne vient pas. C’est le gouvernement qui est en échec aujourd’hui », insiste le leader de la CFDT. En effet, « Nous sommes soutenus par un mouvement très populaire. Plus de 70% des Français (selon les derniers sondages) nous soutiennent : c’est un chiffre exceptionnel pour un mouvement social. » Pour François Chérèque, la raison en est simple : « L’élément central de cette réforme des retraites, c’est les inégalités qui se creusent et c’est ça qui fait le cœur du soutien populaire ». C’est bien là la preuve que « le gouvernement fait des erreurs d’analyse sur ce qui se passe dans notre pays. Avec ces 70% de soutien, on a la démonstration que le mouvement dépasse le mouvement des retraites ».
Alors que le débat sur le projet de loi gouvernemental doit débuter le 5 octobre au Sénat, François Chérèque rappelle que« la CFDT se bat contre le décalage de deux ans de toutes les bornes 60 ans et 65 ans » et que « tout ce qui serait obtenu pendant ce mouvement de mobilisation serait bon à prendre ».

FSU

(…) Même si le gouvernement a tout mis en oeuvre pour empêcher la contestation et cherche maintenant à l’affaiblir : calendrier resserré, aucune négociation avec les organisations syndicales, pas de débat public, querelle sur les chiffres…rien n’y fait !
(…) [Le gouvernement] porte une lourde responsabilité dans l’affrontement social qu’il organise. Face à ce mépris et à cette intransigeance, l’intersyndicale a répondu immédiatement par deux nouveaux rendez-vous de mobilisation : le 2 et le 12 octobre !
(…) Mardi 12 octobre : une nouvelle journée de grève et de manifestations pour amplifier encore le mouvement. Le gouvernement a perdu la bataille de conviction. Il doit entendre ce refus massif, retirer son projet et prendre le temps d’un nécessaire débat sur cette question de société. En voulant passer en force, en refusant toute négociation sérieuse autour des propositions des organisations syndicales, le gouvernement crée une situation de crise sociale sans précédent. Une amplification du mouvement s’impose pour faire reculer le gouvernement. La FSU considère nécessaire et indispensable de travailler à étendre et généraliser les grèves et manifestations dans tout le pays avant la fin du débat parlementaire. Elle appelle d’ores et déjà, tous les personnels à s’engager massivement dans les mobilisations unitaires prévues afin de faire reculer le gouvernement.

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