La machine infernale de la réforme des retraites

 

La réforme des retraites entraînerait des dépenses supplémentaires côté indemnisation du chômage. C’est ce qu’a calculé l’Unedic. La raison : des chômeurs âgés à indemniser plus longtemps, en raison du recul des âges de départ en retraite. Selon l’Unedic, ces dépenses supplémentaires seraient supérieures aux rentrées de cotisations attendues de l’allongement de la vie au travail. La réforme Sarkozy-Woerth, censée boucher le « trou » financier des caisses de retraite à les entendre, creuse celui de l’Unedic. Une raison de plus pour rejeter la réforme.

Le manque-à-gagner que subirait l’Unedic, même en prenant en compte les rentrées de cotisations supplémentaires, culminerait à 530 millions, voire 650 millions d’euros par an à partir de 2017 ou 2018 selon les scénarios. Les nouvelles rentrées de cotisations seraient donc bien inférieures aux indemnisations chômage supplémentaires à financer. On peut imaginer ce que le gouvernement d’alors pourrait suggérer : l’augmentation des cotisations pour boucher ce nouveau trou, ou alors la baisse des prestations chômage !

Les savants calculs de l’Unedic ont le grand mérite de montrer qu’avec la réforme de Woerth-Sarkozy, on marche sur la tête. Quand le gouvernement jure qu’il veut sauver les retraites par répartition, il ment. En réalité, cette réforme promet une aggravation des conditions de vie des retraités et notamment des femmes (des retraites en baisse), des difficultés d’insertion supplémentaires pour les jeunes, déjà touchés massivement par le chômage et la précarité et même, on le sait maintenant, des déséquilibres supplémentaires pour l’Unedic. Seuls les banques et les assurances qui vendent des contrats d’épargne retraite y trouveront leur compte.

L’écrasante majorité de la population a intérêt à voir le gouvernement échouer. Seule une petite partie de la population tremble encore devant les « arguments » catastrophiques énoncés par Woerth, c’est-à-dire la faillite des caisses de retraite. Ce gouvernement compte sur la peur – la peur de la faillite des caisses de retraite, la peur des Roms, la part des « étrangers délinquants », la peur de la « jeunesse dangereuse »… – pour continuer sa sale besogne. Mais cela marche de moins en moins.

Une grand mouvement social est en train de se construire.

De plus en plus nombreux sont celles et ceux qui ont compris que le « problème » des retraites se résume à la question de la répartition des richesses. Moins pour les actionnaires, plus pour les salaires et l’emploi : voilà comment résoudre le « problème ».

Continuons les efforts pour élargir la mobilisation, mettre dans la rue tous ceux et toutes celles qui rejettent le gouvernement de la peur et du mensonge.

Toutes et tous dans la rue samedi prochain !

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