Rentrée scolaire : battre en brèche le plan de destruction du service public d’éducation

 

Avec 50 000 postes de personnels de l’éducation nationale supprimés depuis 2007, N. Sarkozy, et ses différents ministres de l’éducation nationale, peuvent postuler au titre de massacreurs en chef de l’éducation nationale. La rentrée 2010 ne déroge pas à la règle que Sarkozy s’est fixée.

La rentrée 2010, c’est 16 000 suppressions de postes, toujours moins d’enseignants titulaires, ouvrant ainsi la porte à la disparition des titulaires remplaçants, à une scolarisation dans de mauvaises conditions des enfants en situation de handicap, à l’inflation des heures supplémentaires, à l’emploi précaire pour boucher les trous, aux boites privées et autres officines qui prospèrent sur la destruction du service public d’éducation.

L’argument démographique, utilisé un temps pour justifier ces suppressions, ne tient plus puisque la courbe des jeunes scolarisés remontent, que ce soit dans le primaire ou le secondaire.

Prétendre que l’éducation ce n’est pas une question de moyens est un mensonge. La transmission de savoirs, qui est l’objet de l’acte éducatif, n’est rien sans la possibilité d’établir une relation positive avec une classe, sans la capacité de gérer et résoudre des conflits individuels ou collectifs.

C’est pourquoi, le massacre organisé de la formation des enseignants va faire courir des risques majeurs aux jeunes enseignants. En cette rentrée, des centaines de nouveaux enseignants vont se retrouver devant leurs élèves sans aucune préparation pédagogique en amont, comme c’était antérieurement le cas avec les IUFM. C’est mépriser aussi bien le métier d’enseignant que les élèves !

Toutes ces soi-disantes réformes n’ont pour but que de faire des économies, comme le montre la baisse constante, année après année, de la part du PIB consacrée à l’éducation.

Amputer de 25% la formation qui prépare au Bac professionnel est tout-à-fait significatif de cette politique.

Le NPA est totalement solidaire des mobilisations annoncées en cette rentrée scolaire. Dès maintenant, il faut construire le rapport de force pour faire reculer le gouvernement.

Une éducation, une formation de qualité pour toutes et tous c’est possible avec un autre partage des richesses.

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