Fermeture des blocs opératoires des hôpitaux de proximité : recul du gouvernement

Le gouvernement a décidé de reporter sine die la parution du décret imposant la fermeture des blocs opératoires de petits hôpitaux. Cette reculade est le résultat des mobilisations locales contre la fermeture d’hôpitaux ou de maternité de proximité, comme à Vire, mi-juillet.

Le ministère a fixé la barre à 1500 opérations dans l’année. En deçà, fermeture ! Soi-disant au nom de la sécurité des patients, alors que l’objectif réel est de supprimer des emplois publics et de favoriser le secteur privé.

La fermeture des unités de proximité, chirurgie ou maternité, aurait des conséquences néfastes pour les populations. Les conditions de suivi et d’accouchement se dégraderaient, de nombreuses femmes devant effectuer des kilomètres en plus. Pour les services de chirurgie, ce seraient les cliniques privées qui se retrouveraient en situation de monopoles… pour les malades qu’elles acceptent de prendre. Car les cliniques trient leurs «clients» et réorientent vers les hôpitaux publics les interventions trop lourdes ou les malades ayant des pathologies chroniques. Des hôpitaux publics qui se trouveraient éloignés des lieux d’habitation de ces patients.

Les luttes locales contre les fermetures se sont multipliées. Comme à Vire, où un rassemblement a été organisé en plein mois de juillet et où le collectif local « Touche pas à mon hosto, touche pas à ma santé » s’est étoffé. A Valréas (Vaucluse), le comité de défense de l’hôpital a gagné contre Roselyne Bachelot devant le tribunal administratif l’annulation de la fermeture de la maternité. Le gouvernement a été forcé de tenir compte de cette fronde qui a gagné les élus au travers de l’Association des petites villes de France. Pour autant, il s’est empressé d’affirmer que l’objectif de fermer les petits bocs opératoires n’était pas abandonné. Mercredi 28 juillet, le porte-parole du gouvernement a indiqué que Roselyne Bachelot souhaitait « prendre le temps de l’explication ». Comme si personnels et usagers n’avaient pas compris !

Il faut donc rester vigilants et, comme à Vire, continuer à regrouper toutes les forces politiques, syndicales et associatives, avec les usagers, pour la sauvegarde des maternités et des hôpitaux de proximité.

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