Mobilisations en série en Europe

 

Tous les gouvernements de l’Union européenne se sont lancés dans des politiques d’austérité remettant en cause le droits des travailleurs. Après plusieurs grèves générales en Grèce, les mobilisations sociales se développent au Portugal, en Espagne, en Italie et en Allemagne. En France, les syndicats appellent à la grève le 24 juin.

100 000 manifestants à Lisbonne, grève des fonctionnaires en Espagne et, samedi dernier, 100 000 manifestants à Rome, 20 000 à Berlin 20 000 à Stuttgart : partout en Europe les gouvernements se heurtent à la résistance sociale.

En Espagne, c’est le gouvernement « socialiste » de Zapatero qui manie la cravache : baisse de 5% des salaires des fonctionnaires, gel des retraites et préparation d’une loi mettant en cause les droits des salariés dans le privé. Il s’agit de faciliter les licenciements, en rapprochant la situation des travailleurs en CDI de celle des travailleurs précaires. Les indemnités de licenciement à la charge des employeurs seraient diminuées. Les deux grands syndicats CCOO et UGT ont menacé d’une grève générale.

En Italie, Berlusconi a annoncé un gel de trois ans des salaires des fonctionnaires, une réduction de 10 % des budgets des ministères et une contribution que devront supporter les collectivités locales. La CGIL appelle à une grève générale le 25 juin. La manifestation de samedi à Rome, qui a paralysé le centre historique de la ville epndant plusieurs heures, était une répétition générale. Plusieurs corporations particulièrement touchées sont en ébullition, comme le monde la culture, les médecins du secteur public et les magistrats.

En Allemagne, les manifestations étaient appelées par le collectif « Nous ne paierons pas pour votre crise ». Les syndicats critiquent fermement le « plan d’économie » d’Angela Merkel : « Ce ne sont pas les responsables de la crise, mais les victimes, qui sont priées de payer », explique Berthold Huber, dirigeant du grand syndicat de la métallurgie IG Metall dans un interview à l’hebdomadaire Der Spiegel. Le correspondant de l’AFP indique qu’on pouvait lire sur les banderoles dans les manifestations : « D’Athènes à Berlin – Les entreprises et les banques doivent payer pour la crise », ou bien : « la crise a pour nom capitalisme ».

En France, les syndicats ont confirmé le mot d’ordre de grève pour le 24 juin. Au lendemain de l’annonce par François Fillon d’un plan d’austérité portant sur 45 milliards d’euros, à la veille de la présentation du projet de loi sur les retraites, la seule réponse est la préparation d’un mouvement social de grande ampleur.

Partout en Europe, faisons croître la résistance !

Refusons de payer pour les capitalistes !

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