Retraites. Le « document d’orientation » du gouvernement : derrière l’opération de com’, la confirmation d’un projet de recul social

 

L’opération de com’, c’est l’annonce d’une contribution sur les hauts revenus et les revenus du capital. La confirmation, c’est l’allongement de la durée de vie au travail. La seule réponse possible : en grève et dans la rue le 27 mai.

Les projets du gouvernement sont connus depuis longtemps : reporter l’âge légal du départ à la retraite au-delà de 60 ans et augmenter le nombre d’années de cotisations pour bénéficier du taux plein. Mises en oeuvre ensemble, ces deux mesures auraient pour conséquence de réduire le niveau des pensions, car de moins en moins de travailleurs pourraient réunir les conditions nouvelles imposées. Ce serait en fait la poursuite des contre-réforme de Balladur et de Fillon qui ont abouti à la baisse de 20% des pensions entre 1993 et 2003.

Le « Document d’orientation sur la réforme des retraites » transmis par le gouvernement aux syndicats lundi 17 mai confirme son intention.
L’opinion restant hostile à ce projet, malgré la campagne d’affolement alimentée par les chiffres extravagants (horizon 2050 !) du Comité d’orientation des retraites, le gouvernement a jugé nécessaire de promettre une nouvelle contribution sur les hauts revenus et sur le capital, non protégée par le fameux « bouclier fiscal ». C’est la partie com’ du plan gouvernemental. Les medias ont largement relayée l’info.

Dans son document, le gouvernement accumule les mensonges. Ainsi, « la véritable cause du déséquilibre de nos régimes de retraites [serait] la démographie », alors que ce qui est en cause c’est l’insuffisance des recettes, générée par le chômage et le blocage des salaires, pour le seul bénéfices des revenus financiers. Le gouvernement reprend à son compte les arguments du MEDEF pour rejeter l’augmentation de la cotisation patronale. Il écarte l’idée des retraites par capitalisation, mais, en organisant la baisse des pensions, il ouvre la porte aux « compléments de retraite » versés par les assureurs privés…. pour celles et ceux qui pourraient se les payer.

Pour les autres, au premier rang desquels les jeunes entrés tardivement dans la vie active, les femmes et les précaires ayant des carrières incomplètes, le projet de loi annoncée promet des retraites de misère.

Mais Sarkozy n’a pas encore gagné. Le sort de son projet de loi déjà ficelé dépend de notre mobilisation.

Le 27 mai est une étape importante : il faut réussir la grève et les manifestations ce jour. Non pas qu’une journée d’action suffira. Mais leur réussite encouragera les travailleurs à poursuivre, combattra l’esprit de résignation.

Le 27 au soir, les organisations qui se retrouvent dans le collectif de défense des retraites organisent un meeting à Caen. Faisons-en un meeting de lutte, pour continuer la mobilisation jusqu’à gagner contre Sarkozy.

Le 27 mai : en grève, dans la rue, et le soir, au meeting de lutte, Centre de congrès à Caen !

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