Les Panavi-Mondeville en lutte pour l’emploi

 

Les travailleurs de Panavi (fabrication industrielle de boulangerie surgelée) sont en lutte contre la fermeture de leur usine. 93 emplois sont menacés à Mondeville. Les salariés étaient dans la rue le 1er Mai. Nous avons demandé à Joël Chancerel, représentant CGT, de faire le point sur la lutte.

Le groupe Vandemoortele, qui a acquis Panavi il y a deux, voudrait fermer le site de Mondedeville. Quelles sont les raisons et quelle a été la réaction des salariés à l’annonce du projet de fermeture ?

Joêl : Le groupe Vandemoortele, leader du marché français, réalise un chiffre d’affaire de 307 millions d’ euros (chiffre 2007). Il a 22 usines en France, emploie environ 2000 personnes et possède 34 usines en Europe avec 3800 personnes. La cause évoquée par la Direction pour la fermeture de Panavi Mondeville, c’est l’installation frigorigène vétuste (fréon interdit en Europe en 2015). Le patron estime la transformation trop chère. De plus, le groupe fait la prévision d’une perte de marché dans les trois ans à venir.

Quelle a été la réaction des salariés à l’annonce du projet de fermeture ?

Joël : Les salaries ont d’abord eu une réaction fataliste, le conflit leur étant complètement étranger. Puis, petit à petit, ils ont eu une réaction de colère en s ‘organisant en prenant contact avec le syndicat CGT pour sauver leur emploi. A savoir qu’il est prévu trois fermetures de site : en plus de Mondeville, il y a aussi deux site de la SNP, avec 53 salariés à Coufouleux et 18 à Niort, ce qui fait un total de 164 personnes menacés de perdre leur emploi en France à cause du groupe Vandemoortele.

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